Marc Chaux
Marc Chaux
La politique étrangère de Jimmy Carter a suscité beaucoup d'espoir. S'appuyant sur une vision humaniste et sur le respect des droits de l'Homme, elle a déployé une diplomatie des valeurs en rupture avec la Realpolitik de ses prédécesseurs. Cette Moralpolitik était aux yeux de Carter le moyen d'offrir au monde une voie nouvelle et de redorer l'image des États-Unis. Entouré d'une équipe en rivalité permanente, et confronté aux réalités du moment, le 39e président des États-Unis a laissé le souvenir d'une politique étrangère chaotique et désordonnée, d'une insuffisance de leadership, et d'une absence de ligne claire. Il n'en a pas moins laissé une trace aujourd'hui injustement oubliée qui pourrait être une perspective d'avenir pour un monde apaisé.
A côté du président des Etats-Unis, le vice-président est souvent méconnu et dépendant de la volonté du locataire de la Maison Blanche. Même si son rôle s'est renforcé depuis le milieu du XXème siècle, sa place est peu mise en valeur. Néanmoins, elle peut constituer un tremplin pour la présidence, sinon un accès à une fin de carrière honorable. Parfois remise en cause, la vice-présidence des Etats-Unis a pourtant démontré à plusieurs reprises son utilité et son caractère indispensable au cours de l'histoire américaine.