Ma-Ananda Moyi
Ma-Ananda Moyi
Tous ceux qui ont rencontré Mâ Ananda Moyî l'une des plus grandes figures spirituelles de l'Inde contemporaine ont vu en cette femme inspirée une incarnation de la Joie. Leur vie en fut souvent bouleversée. Car, par-delà les plaisirs et les douleurs, les espoirs et les échecs, la gaieté et la tristesse, la Joie de Mâ s'apparentait à la Félicité ineffable qu'ont évoquée les grands mystiques, et qui plonge ses racines dans l'intuition de la non-dualité. Dans ce recueil de paroles, véritable bréviaire de la Joie, Mâ nous indique la voie d'une sagesse inébranlable, parce que fondée sur l'Amour au-delà de tout.
La femme que toute l'Inde a connue sous le nom de Mâ Ananda Moyi, ou plus simplement de " Mâ ", est née le 30 avril 1896 à Tripura, petit village du Bangla Desh. Ses parents, parmi une population à majorité musulmane, sont de grands adorateurs de Shiva. Très tôt, " Mâ ", fait preuve d'une extraordinaire volonté d'ascèse. Les gens commencent à venir, de plus en plus nombreux, voir et vénérer cette femme qui se considère à la fois comme chrétienne, musulmane, hindoue, " tout ce que vous voudrez ". À partir de 1925, elle paraît en public au cours de cérémonies religieuses. Depuis lors, sa réputation ne cesse de grandir. Chefs d'État, hommes de science, sanskritistes, artistes, moines, hommes et femmes de toutes religions viennent des quatre coins du monde lui demander conseil et recueillir son enseignement. Lorsque l'on voyait le visage rayonnant de Mâ Ananda Moyi, on devinait qu'elle était l'incarnation de la Joie. Lorsque l'on recevait la caresse de son regard, on savait que son coeur débordait d'Amour. Lorsque l'on écoutait son enseignement simple et clair, on comprenait qu'elle possédait toute Sagesse. Mais on ne pouvait dire si son enseignement reposait sur la Joie, sur l'Amour ou sur la Sagesse, car chez elle les trois étaient inextricablement, indissolublement mêlés, et n'existaient pas l'un sans l'autre.
Lambros Couloubaritsis est né en 1941. Professeur à l'Université Libre de Bruxelles, il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles. Il est également l'éditeur de la Revue de philosophie ancienne. Dans la meilleure tradition des manuels d'histoire de la philosophie, ce livre souhaite offrir à l'étudiant autant qu'à l'homme cultivé un certain profil des penseurs illustres qui tracèrent les multiples itinéraires philosophiques grâce auxquels s'est édifiée la modernité. De la pratique généalogique du mythe jusqu'à Pléthon, dernier pendu Moyen Age, qui associe encore mythe généalogique et métaphysique, c'est le foisonnement varié de la pensée qui y est décrit, en fonction de l'idée d'une promotion de certaines pensées qui se sont imposées au détriment de la profusion des expériences philosophiques des hommes, dont la plupart sont perdues à jamais alors que d'autres demeurent encore dans l'ombre. Plus qu'un panorama de philosophes juxtaposés, cette histoire de la philosophie amorce une nouvelle méthode de lecture du passé, en alliant approche pédagogique et rigueur philosophique.