Laurence Duchaine-guillon
Laurence Duchaine-guillon
Mars 2004, Dimitri est un jeune homme qui a fui la Yougoslavie dans sa jeunesse et qui doit retourner au Kosovo pour participer à l'enterrement de son père avec qui il était resté en mauvais termes. A travers un périple dans l'ex-Yougoslavie Dimitri est rapidement plongé dans l'enfer balkanique d'après-guerre. Lors de son voyage il rencontre Milan, un vieux serbe truculent à la langue acérée, qui lui raconte sa version des guerres yougoslaves. A chaque récit Dimitri se replonge dans son enfance et se souvient des moments passés avec son meilleur ami, Kledi, un jeune Albanais. Dimitri se souvient également de la montée des tensions entre communautés au Kosovo et de la relation compliquée avec son père. Après plusieurs embûches Dimitri se rapproche enfin de son but mais se retrouve piégé en plein milieu des émeutes de 2004 dans un Kosovo à feu et à sang. Timide et romantique Dimitri doit prendre son courage en mains pour traverser une zone de guerre et atteindre son but. Soldats, tirs, révolte, espoir, haine, amour... Bienvenue au Kosovo.
Le 6 mai 1945, un rabbin polonais arrivé avec l'Armée rouge prie avec les Juifs de Berlin ; deux ans plus tard, on célèbre le premier mariage entre deux rescapés de Ravensbrück : dès la fin de la guerre, la vie reprend ses droits au sein de la communauté juive de l'ancienne capitale du IIIe Reich... Où les survivants de l'Holocauste ont-ils trouvé la force de se remettre à vivre dans le pays même qui a mis en oeuvre la Shoah ? Ce livre relate ce combat douloureux et fier. À la croisée de l'histoire allemande des cinquante dernières années, il raconte comment la communauté juive de Berlin est parvenue à se reconstruire malgré le Rideau de fer, la vague d'antisémitisme de 1953 en RDA et, plus tard, la construction du Mur. Sans gommer la différence de régime entre les deux Allemagne, Laurence Duchaine-Guillon rappelle que les Juifs de Berlin, trop longtemps séparés par le Mur, partageaient les mêmes valeurs et le même désir de renaissance. Dépassant lesrécupérations idéologiques, mais aussi les clichés d'un judaïsme " triste et délabré " à l'Est opposéà celui, " pimpant et astiqué ",de l'Ouest, elle retrace l'étonnante vitalité de la communauté juive d'Allemagne qui finit, elle aussi, par se réunifier.