José carlos Llop
José carlos Llop
Le protagoniste, un professeur d'université et auteur, revient sur sa vie et celle de ses parents, des vies façonnées et bouleversées par leurs différentes relations amoureuses. Un roman éblouissant sur l'amour et le désir par une figure littéraire considérée comme le Modiano espagnol.
À 18 ans, Llop découvre la musique pop, les filles et la marijuana à Majorque. Étudiant à Barcelone, il continue dans cette voie, mais la politique s'en mêle, en même temps que les drogues deviennent dures et les amours dangereuses. Pour lui, ce fut cela, vivre dans la poésie pure et le bonheur. Son deuxième paradis perdu.
Quand arrive Stein, un nouvel élève, le jeune narrateur est vite fasciné par ce garçon exceptionnel derrière lequel semblent se cacher les fantômes des années de guerre et les secrets tout aussi troubles de sa famille.
Le narrateur revient dans sa ville natale pour recueillir l'héritage de son oncle, photographe célèbre, dandy décadent et collectionneur passionné. Mais son souvenir fait resurgir aussi le mystérieux passé du narrateur, pourquoi est-il parti et à présent qu'espère-t-il retrouver.
Chaque été, une Simca cerise conduit la famille du narrateur sur une côte sauvage de Majorque. Alors commence les liturgies quotidiennes des vacances : les bains, les promenades en montagne, la présence biblique des chèvres, les lectures, l'observation des étoiles. Du souvenir de ces étés surgit la figure du père et un territoire vital pour l'univers de l'écrivain Llop.
J. C. Llop fait resurgir une ville engloutie - la Palma des années 1960 et 1970 - en lui tendant le miroir déformant de la ville du XXIe siècle où le climat se tropicalise, où certains quartiers ressemblent à Fez ou à Shanghai et où la cathédrale est envahie par la faune aquatique de Miquel Barceló. Il trace la mémoire sentimentale de ce Palma où se promenaient Jean Seberg et Joan Miró, où patrouillaient les Marines et où l'on écoutait Lou Reed.