Jean-luc Mano
Jean-luc Mano
Comment avez-vous trouvé votre enterrement ? Plutôt réussi. Pluriel comme vous dites aujourd'hui. La concomitance des cérémonies de Paris et de Jarnac avait quelque chose d'inédit, d'original. Ce n'est pas donné à tout le monde de surprendre en cette dernière circonstance. J'aurai fait parler jusqu'au bout. Être accueilli deux fois par l'Église, et en présence d'une trinité si détonante, cela confinait à l'exploit, vous ne trouvez pas ? Vos dernières volontés sont-elles respectées ? À la lettre. André Rousselet s'y est employé avec sa rigueur habituelle. J'avais sollicité de la sobriété dans l'hommage de l'État, et il y en eut. J'avais souhaité que l'on évitât les discours, et l'on s'y tint. En fait, il n'y eut aucune fausse note. Et si François Mitterrand revenait ? Que dirait-il des événements qui se sont déroulés depuis sa mort ? L'ancien Président juge le théâtre politique dont il a si longtemps orchestré les représentations. Il regarde ce que le monde est devenu sans lui. Quels sont les nouveaux protagonistes de la pièce qui se joue en 1998 ?
Entre mammouths et jeunes lions, la droite française se déchire. Les Mammouths et les jeunes lions plonge au cœur des luttes de pouvoir et des crises idéologiques qui ont marqué l’histoire politique récente.