Jean-Marie Martin
Jean-Marie Martin
Au début des années soixante, la situation énergétique du Brésil s'est profondément modifiée. Tous les handicaps n'ont certes pas disparu, mais depuis la fin du second conflit mondial la structure de la consommation se transforme rapidement et entraîne, au cours de la décennie 1950, l'émergence d'un véritable secteur énergétique progressivement intégré au reste de l'économie nationale. Il trouve évidemment son origine dans le démarrage de l'industrialisation que connaît le Brésil depuis la veille du second conflit mondial, mais on aurait tort de voir dans cette croissance induite le résultat d'une simple pression de la demande insatisfaite. La plasticité des structures dans une économie dominée par les planteurs et par l'industrie étrangère s'oppose à ce type « d'automatisme » : la création d'une industrie charbonnière, pétrolière et électrique passe par la constitution de sociétés publiques et l'intervention de l'Etat. En retour, cette « nationalisation » - dans les deux sens du terme - conduit le secteur énergétique à jouer un rôle de premier plan dans la restructuration amorcée de l'économie brésilienne.
Tankred est un jeune et impétueux sergent SS, violent, fanatique adepte de la race Aryenne, en garnison au camp d'Auschwitz-Birkenau en 1944. Il découvre fortuitement que du sang juif coule peut-être dans ses veines. Horreur ! Cette situation cauchemardesque est insupportable, elle va ébranler sa vie, et celle des autres autour de lui. Un combat acharné se livre en son coeur, entre croix gammée et étoile juive. De quel côté se trouve sa vérité, où placer sa fidélité, comment obtenir la liberté ? Écartelé entre folie et rédemption, que va-t-il choisir ? Ce récit est une fiction, mais sur un fond historique exigeant très documenté. Il nous saisit, nous empoigne sans ménagement, nous plonge dans l'enfer d'Auschwitz, et nous entraîne, avec suspens et émotion, au sein des affres d'un coeur torturé. Le parcours de Tankred nous emmène au sommet aride du combat de la conscience humaine, où le jeune SS sera tiraillé entre la rage de tuer des Juifs par idéologie et fidélité farouche à Hitler, et la tentation de mourir lui-même en Juif comme son Peuple. Son parcours nous montre combien l'homme le plus abîmé dans le mal, et possédé par lui, peut laisser surgir de lui la Lumière qui l'habite, malgré tout, et opter pour le Bien.