Jean-Luc Dallemagne
Jean-Luc Dallemagne
Comment construire le socialisme à l’épreuve des révolutions réelles ? Construction du socialisme et révolution revisite les expériences des États ouvriers, de Marx à Lénine, pour en tirer une théorie vivante de la transition.
The Daughter of Time is a 1951 detective novel by Josephine Tey, concerning a modern police officer's investigation into the alleged crimes of King Richard III of England. Marta Hallard, an actress friend of inspector Grant, brings him some pictures of historical characters, aware of Grant's interest in human faces. He becomes intrigued by a portrait of King Richard III.
La progressive émancipation du Japon par rapport aux États-Unis, depuis 1945, est un des phénomènes les plus remarquables et, paradoxalement, les moins étudiés de la politique internationale contemporaine. Dans cette étude, qui envisage le processus dans une optique relationnelle, Pierre Fistié fait apparaître comment cette émancipation s'est développée initialement dans un contexte bilatéral : séquelles de l'antagonisme nippo-américain dans l'immédiat après-guerre, bientôt remplacées par la guerre froide entre les États-Unis et l'U.R.S.S., puis la Chine. Le Japon a mis ces nouvelles circonstances à profit pour réaliser un développement industriel sans précédent mais en réarmant tout d'abord moins que les États-Unis ne l'espéraient, et en laissant à ces derniers le soin de le garantir contre d'hypothétiques menaces extérieures. Dans une seconde phase, aujourd'hui bien amorcée, les relations nippo-américaines ne sont plus qu'un aspect d'un système de relations multipolaires. Pierre Fistié montre comment le Japon, en fait, s'est préparé de longue date à ce nouvel état de choses, en renouant avec la Chine des relations commerciales aussi fructueuses que politiquement malaisées et, avec l'U.R.S.S., des relations diplomatiques et économiques qui, jusqu'à présent, ont laissé en suspens le problème territorial des Kouriles du Sud. Compte tenu du passé qui est le sien, le dynamisme industriel du Japon ne manque pas d'inquiéter. Pierre Fistié montre cependant que le Japon d'aujourd'hui est trop vulnérable pour pouvoir être assimilé à celui d'hier.
Sous prétexte d'on ne sait quels « échangements », nombreux sont ceux qui renoncent à la dictature du prolétariat. Le projet autogestionnaire n'est que l'aboutissement de cette stratégie de « la main tendue ». Mais les dernières expériences révolutionnaires (Chili, Portugal) confirment que la bourgeoisie n'a pas, elle, renoncé à sa propre dictature. Et ce n'est pas en baissant le poing que le prolétariat l'en convaincra. C'est à le montrer, à partir de l'expérience du mouvement ouvrier, que s'attache l'auteur du présent ouvrage.
À nouveau le marxisme est combattu au nom du socialisme, tel que Staline l'a caricaturé dans le Goulag. Pour avoir cru qu'elle était la patrie du socialisme, les anciens adulateurs et les ennemis de toujours de l'URSS se rejoignent dans une même critique de Marx, à qui ils imputent la responsabilité des crimes commis au nom de la révolution. Comme si Marx avait écrit un quelconque évangile, un recueil de préceptes, dont la mise en oeuvre établirait la moralité. Mais le socialisme n'est pas, pour Marx, un rêve à réaliser, ni une utopie à construire, il est le concept désignant le prochain stade du développement de l'humanité, découvert à partir de l'analyse scientifique du capitalisme. C'est dire l'importance, face aux idéologies bourgeoises et petites-bourgeoises du « meilleur des mondes possible », de rejeter l'humanisme de droite ou de gauche, et de restaurer la démarche de Marx dans sa scientificité. Une telle tentative pose de nombreuses difficultés que cet ouvrage ne prétend ni résoudre ni masquer par des formules et clichés pseudo-dialectiques. Il vise seulement à montrer comment fonctionne la dialectique dans Le Capital : quelles questions elle pose et quelles réponses elle apporte. Ce livre ne veut être qu'un auxiliaire à la lecture du Capital, texte malmené que chacun invoque, mais que peu lisent, comme il le mérite, attentivement.