Jean Lander
Jean Lander
Du coeur des Prairies canadiennes s'élèvent quatre chants, quatre histoires à première vue disparates et porteuses d'étrange : un étudiant qui parachève sa thèse depuis les îles Ryukyu retourne malgré lui vers le lieu où il repose ; une jeune fille observe, après sa mort violente, comment sa famille - et son meurtrier - changent en son absence ; à l'âge de cent trente ans, le plus vieil homme du monde se souvient de son Japon natal et se voit littéralement pousser des ailes ; une mère agoraphobe, dans un futur pas si lointain où la topographie du monde est à jamais transformée, retrouve l'étreinte qui lui manquait. Par une approche sensible du chagrin et de ses implications se déploient, dans une petite ville nommée Ezra, quatre destins fantastiques empreints de l'héritage japonais présent dans l'Ouest canadien.
- Voici l'heure, pensa Rose ; mes vaches la connaissent mieux que moi. - Allons, rentrons, ajouta-t-elle avec effort, le vieux attend à la maison ; sa soupe ne sera pas prête à l'heure.Plus on approche de l'éternité, pensa l'enfant, moins le temps pèse. Les jours lui semblent des heures, et les heures passent devant lui comme le vent ; moi, c'est le contraire, les heures me semblent des jours et les jours me semblent des années.Elle se leva, et ayant examiné le ciel, elle ajouta : - Demain la tempête ; peut-être cette nuit !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Non loin de G***, à deux kilomètres environ de la ville, s'élevaient, sur le bord de la route qui conduit à Châteauroux, deux fermes presque semblables.L'une, tournée au levant, s'appelait les Ormeaux, et était exploitée par Joseph Gudin, sa femme et ses deux enfants ; l'autre, tournée à l'ouest, s'appelait la Briche, et était exploitée par Célestin Bourneuf et sa famille. Ces deux fermes, qui se faisaient face, étaient rivales. Disons pourtant que chez Joseph Gudin les choses se faisaient pour l'amour du bien, tandis que chez Célestin Bourneuf les choses se faisaient en vue de rivaliser avec le voisin.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Au cœur de la Bretagne du XIXe siècle, Marguerites en fleur dépeint la vie d’un village pauvre et la beauté de ses paysages à travers le regard de Jean Lander, préfacé par Ernest Hello.