Jean-Baptiste Serier
Jean-Baptiste Serier
- Tu sais, Bastien, on est contents de t'avoir trouvé... Amoché et ligoté dans une chambre d'hôtel, Bastien Tournier est une fois de plus en mauvaise posture. Et si quatre brutes américaines s'intéressent particulièrement à cet ex-coopérant désillusionné, reconverti en vendeur de babioles pour touristes à Djibouti, ce n'est pas pour ses souvenirs de pacotille. Il faut avouer qu'entre son travail d'enquêteur indépendant et ses « contrats » pour la DGSE, il se trouve pas mal de monde qui souhaite lui mettre la main au collet. Et le fait qu'il se baladait avec les diamants sierra-léonais du dictateur Ali Séré la dernière fois qu'on l'a aperçu n'est sûrement pas étranger à tout ça. Mais alors qu'on fouille son passé, Bastien n'est déjà plus dans cette pièce suffocante. Certes, son corps y est mais son esprit, sous l'effet des psychotropes qu'on lui a injectés, est loin, très loin... égaré dans les rues sanglantes de Grozny, coincé dans un hôtel d'Addis-Abeba, ou en traque dans un camp de réfugiés surpeuplé... tant de lieux où, chaque fois, de nombreux fantômes l'attendent. « Et Dieu perd son temps » : la troublante vision de la souplesse des États démocratiques vis-à-vis des lois et de la vie humaine quand argent et pouvoir sont en jeu...
- Tu sais, Bastien, on est contents de t'avoir trouvé... Amoché et ligoté dans une chambre d'hôtel, Bastien Tournier est une fois de plus en mauvaise posture. Et si quatre brutes américaines s'intéressent particulièrement à cet ex-coopérant désillusionné, reconverti en vendeur de babioles pour touristes à Djibouti, ce n'est pas pour ses souvenirs de pacotille. Il faut avouer qu'entre son travail d'enquêteur indépendant et ses « contrats » pour la DGSE, il se trouve pas mal de monde qui souhaite lui mettre la main au collet. Et le fait qu'il se baladait avec les diamants sierra-léonais du dictateur Ali Séré la dernière fois qu'on l'a aperçu n'est sûrement pas étranger à tout ça. Mais alors qu'on fouille son passé, Bastien n'est déjà plus dans cette pièce suffocante. Certes, son corps y est mais son esprit, sous l'effet des psychotropes qu'on lui a injectés, est loin, très loin... égaré dans les rues sanglantes de Grozny, coincé dans un hôtel d'Addis-Abeba, ou en traque dans un camp de réfugiés surpeuplé... tant de lieux où, chaque fois, de nombreux fantômes l'attendent. Et Dieu perd son temps : la troublante vision de la souplesse des États démocratiques vis-à-vis des lois et de la vie humaine quand argent et pouvoir sont en jeu...
LES FICTIONS : « Éducation à la napolitaine », de Jean Charbonneau ; « Et tout s'éteint », de François Leblanc ; « Pourquoi se battent les chiens », de Camille Bouchard. LES ARTICLES : « Le Cas Richard III », de Norbert Spehner ; « Conversation avec Maxime Houde », de Pascale Raud. LES CHRONIQUES : « Camera oscura » ; « Le crime en vitrine » ; « Dans la mire ».
Au XVIIIe siècle, La Condamine et Fresnau font connaître le caoutchouc. Son utilisation croissante au XIXe lui donnera une énorme valeur marchande. La course au profit pousse alors des explorateurs, puis des aventuriers, vers la haute Amazonie pour découvrir les zones à caoutchouc et leurs voies d'accès. Quelques hommes, les Barons du caoutchouc, font fortune. Mais des milliers d'Indiens payent de leur liberté, de leurs souffrances et de leur vie la récolte de la borracha. Pourtant, en exportant des graines du Brésil vers l'Angleterre, Wickham sera à l'origine des plantations d'hévéas d'Extrême-Orient où se développera une agro-industrie du caoutchouc beaucoup plus efficace, rentable et humaine. Les empires des Barons du caoutchouc disparaîtront alors.
96 planches et 600 dessins pour présenter l'aventure du caoutchouc naturel sous ses aspects historique, géographique, botanique, agronomique, physico-chimique, industriel, économique et humain. Des aztèques aux seringueiros, des premiers tissus imperméables aux caoutchoucs synthétiques, les premières courses de vélos, le développement des plantations d'hévéas, autant d'épisodes fameux décrits avec humour et précision.
Les origines du caoutchouc sont sacrées. Il y a plus de 2000 ans les Mayas, les Olmèques puis les Aztèques reconnaissaient en lui le sang du monde.Fascinés par cette matière mystérieuse, les conquistadors ne surent cependant qu'en faire. Ce n'est qu'au XVIIe siècle que les Français La Condamine et Fresneau révélèrent le caoutchouc aux savants européens qui n'eurent de cesse de percer à jour ses secrets. Gomme à effacer, chaussures et tissus imperméables firent alors leur apparition. Pour approvisionner l'Europe et les Etats-Unis, les « barons du caoutchouc » saignèrent la forêt amazonienne.Au milieu du XIXe siècle de géniaux inventeurs perfectionnent les pneumatiques : Dunlop pour le vélo, les frères Michelin pour l'automobile. L'explosion de l'utilisation du caoutchouc, permettant notamment l'essor des transports automobiles, bouleverse la civilisation. L'Amazonie ne suffit plus. Elle est progressivement remplacée par les plantations d'hévéas d'Asie du Sud-Est et d'Afrique.Révélant son importance stratégique, les deux conflits mondiaux font naître une prodigieuse industrie du caoutchouc synthétique qui assure aujourd'hui les 2/3 de la production mondiale.Réservé jadis aux dieux, le caoutchouc est devenu en l'espace de deux siècles un produit essentiel à l'humanité moderne.