Jean-Baptiste Noé
Jean-Baptiste Noé
Avant d'être élu pape en 1878, juste après la fin des États pontificaux, et de prendre le nom de Léon XIII, Joachim Pecci se voit confier de nombreuses missions politiques et diplomatiques. Elles le mettent aux prises avec un monde en changement et le préparent à guider la barque de l'Église dans les courants adverses, décidés à en finir avec le christianisme. Homme de lettres italien épris de culture latine, il commence son pontificat à la charnière entre deux époques, l'une faite de structures rurales et séculaires, l'autre marquée par l'industrialisation et le nationalisme. Ouvert aux évolutions intellectuelles et soucieux de renouveau théologique, Léon XIII se révèle un fin stratège, défendant les intérêts politiques du Vatican dans une période riche en mutations décisives pour l'Église. La vie de ce pape si moderne nous permet de mieux connaître l'Église dont nous héritons et de comprendre la filiation dans laquelle Léon XIV souhaite se placer. Jean-Baptiste Noé est docteur en histoire et rédacteur en chef de la revue Conflits. Il a publié de nombreux livres sur l'histoire et l'actualité de l'Église, notamment François le diplomate (Salvator, 2019) et La culture du combat de l'Église catholique (VA Éditions, 2025).
L'Occident n'a plus le monopole de la puissance. Le rêve universaliste, en vigueur deux siècles durant, s'estompe, laissant place à un monde fragmenté. En ce premier quart du XXIème siècle, les affrontements et les rivalités sont multiples : militaires et politiques bien sûr, mais aussi économiques et civilisationnels. Luttes pour le contrôle des énergies, guerre des monnaies, militarisation de l'Asie, affrontement de la Chine et des Etats-Unis, de la Russie et de l'Occident par pays interposés ; partout, les épées sont sorties et l'Europe est déjà l'un des principaux champs de bataille. En convoquant la pensée des grands auteurs et stratèges, Jean-Baptiste Noé brosse le portrait d'un ancien monde en déclin qui annonce une nouvelle ère pour l'Occident. S'appuyant sur les recherches menées par la revue Conflits et sur 40 cartes qui illustrent ses démonstrations, il propose une analyse novatrice de la géopolitique pour mieux appréhender le nouveau monde qui émerge. Jean-Baptiste Noé est docteur en histoire économique, rédacteur en chef de Conflits, revue qui participe du renouveau de l'école française de géopolitique, et professeur à l'IRCOM. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages d'économie politique et d'histoire diplomatique
Rares sont les États qui ont une politique mondiale, c'est-à-dire des intérêts diplomatiques et géopolitiques sur l'ensemble des continents. Les États-Unis, l'Angleterre, la France, la Russie, de par leur histoire et leur capacité de déploiement militaire, peuvent y prétendre. Dans cette courte liste figure un État souvent oublié et pourtant omniprésent dans les relations internationales : le Vatican.Ce n'est pas sa géographie qui fonde sa puissance, ni son économie, et encore moins sa démographie et ses ressources naturelles. Le Vatican a une véritable volonté de puissance, qui repose sur une organisation mondiale et une intégration de plus en plus forte dans les réseaux internationaux. Sa présence géopolitique et sa puissance diplomatique résident dans la force spirituelle et culturelle d'un État qui, tout en représentant les catholiques du monde, parvient à parler au monde entier.
Du Moyen-Âge aux gilets jaunes, les révoltes fiscales jalonnent l'histoire de France. Au-delà de leur violence, ces mouvements portent une vraie réflexion sur la philosophie de l'impôt, la place de l'État et la liberté des personnes. Il y a les émotions populaires et spontanées, et il y a les révoltes structurées et organisées, qui refusent l'omnipotence de l'État. C'est que l'impôt dit beaucoup du rapport de l'homme à la société. Celui-ci doit-il uniquement servir au financement des activités régaliennes ou bien doit-il être l'instrument de la redistribution des richesses et de la construction des personnes par l'État ? La discussion est âpre et nombreux sont les penseurs à débattre d'une juste théorie de l'impôt. De l'Antiquité à Margaret Thatcher, de Richelieu à Emmanuel Macron, les auteurs content l'histoire de ces révoltes fiscales qui ont contribué à façonner le monde contemporain. En convoquant les grands auteurs et en réfléchissant à la finalité de l'impôt, ils proposent aussi une analyse de ce à quoi pourrait ressembler un impôt juste. Car avant de prélever, l'État doit au préalable définir son champ d'intervention et circonscrire ses dépenses. À l'heure où la France est embourbée dans le débat fiscal, cet ouvrage permet de prendre de la hauteur et offre une réflexion vivante sur l'impôt, à travers son histoire et ses théories. Victor Fouquet est doctorant en droit fiscal à Paris 1 Panthéon- Sorbonne et chargé de mission au Sénat. Il a publié La Pensée libérale de l'impôt : anthologie chez Libréchange en 2017. Jean-Baptiste Noé est docteur en histoire économique et chercheur associé à Sorbonne-Université. Il a notamment écrit La Parenthèse libérale. Dix-huit années qui ont changé la France chez Calmann-Lévy en 2018.
La doxa dominante décrète que le libéralisme, cette doctrine « anglo-saxonne », ne saurait prospérer dans l'Hexagone. Or, non seulement il y a un libéralisme français, mais il connut son heure de gloire sous la monarchie de Juillet, entre 1830 et 1848. Louis-Philippe est alors au pouvoir et s'entoure d'hommes de grande valeur, dont François Guizot, Casimir Perier, Jacques Laffitte ou encore le duc de Broglie. Ils sont imprégnés de la pensée d'intellectuels tels que Frédéric Bastiat, Alexis de Tocqueville et Jean-Baptiste Say. Sous leur houlette, en dix-huit ans, la France rattrape une partie du retard économique qu'elle avait accumulé sur l'Angleterre. Les grandes banques voient le jour, la sidérurgie, le textile, les activités minières se développent. Le pays se dote d'infrastructures telles que le chemin de fer, qui commence à relier les grandes villes, et les canaux. Ce que Louis-Philippe réalisa, dans une France épuisée par les guerres et les changements de régime, fut le dépassement des clivages politiques pour gouverner au centre et moderniser le pays en impulsant du mouvement tout en préservant sa stabilité. Toute ressemblance avecun personnage contemporain...