Jacques Truchet
Jacques Truchet
La tragédie classique française - au sens large : de Jodelle à Marie-Joseph Chénier - présente une impressionnante unité. Elle la doit, en grande partie, aux règles, mais celles-ci ne suffisent pas à rendre compte de sa physionomie. Théâtre d'intrigue, d'acteurs, d'amour, théâtre politique, tel est son vrai visage. Sur le plan diachronique, on note moins une évolution linéaire qu'une série de compromissions du genre avec d'autres réalités littéraires, poésie, roman, opéra, philosophie des Lumières. Existe-t-il, dans ces conditions, une époque où la tragédie, réalisant une sorte de pureté, ait mérité d'être appelée plus particulièrement « classique » ?, c'est un point à débattre. À débattre aussi le problème des causes - et du moment - de sa disparition. Et de nos jours ? L'exégèse du théâtre tragique reste marquée par deux faits : sa prise en charge par la métaphysique, vers les années quarante, et les luttes autour de la « nouvelle critique », dans la décennie 1955-1965. À la scène, la tragédie, tenue parfois pour injouable, a donné lieu à des expériences qui conduisent l'observateur à se poser trois questions : chant ou discours ? texte ou spectacle ? représentation ou démonstration ?
Depuis trente ans, Maître Thréard défend les faibles contre les puissants, les concessionnaires contre les constructeurs, les gérants libres contre les grandes compagnies, les franchisés contre les franchiseurs. Pour la première fois dans « En toute franchise et sans concession », Maître Thréard lève le voile sur la politique des grandes marques : Face à ces appétits, Maître Thréard s'insurge contre des rapports de force inégaux qui mettent les distributeurs pieds et poings liés à leur merci. Dans un style incisif, il raconte avec passion les drames humains qu'il vit à travers son expérience d'avocat voué à la défense des gens désespérés, ruinés, et dont il épouse la cause. « En toute franchise et sans concession » est un appel à une prise de conscience pour que soient préservées les valeurs fondamentales de notre société. Maître Thréard demande à l'institution judiciaire, trop éloignée de la vie des affaires, de jouer son rôle pleinement et en toute indépendance : c'est aux juges en effet d'adapter le droit à des situations de fait que le législateur n'a pas prévues. À la veille du Grand Marché Européen, cet ouvrage est une avancée décisive par les solutions qu'il apporte.