Imre Kertész
Imre Kertész
Au pays d'Arbonne le soleil mûrit les vignes et fait éclore les chansons des troubadours qui célèbrent l'amour courtois. Au Gorhaut, terre austère du Nord où l'on adore le dieu mâle Corannos, règne le brutal Adémar, sous l'influence du primat fanatique du clergé. « Jusqu'à ce que meure le soleil et que tombent les lunes, l'Arbonne et le Gorhaut ne vivront pas en harmonie côte à côte. » Gouvernée par une femme, minée par la rivalité sanglante de ses deux seigneurs les plus puissants, l'Arbonne n'est-elle pas une proie tentante pour une guerre de conquête et de croisade du Gorhaut, d'autant - ignominie ! - qu'on y vénère une déesse ? Mais c'est en Arbonne que Blaise du Gorhaut s'est engagé comme mercenaire au service d'un baronnet, après avoir fui son pays et son père. Il découvre en chemin les guerres et les intrigues d'un monde où les marionnettistes politiques parlent de l'avenir au présent, mais où l'amour, toujours, pèse plus fort que tout autre sentiment. Qui est-il vraiment, ce Blaise du Nord, et quel destin l'attend qu'il ignore lui-même ? Seule le sait peut-être Béatrice, la grande prêtresse aveugle de Rian au hibou sur l'épaule.
Quatre incidents, de gravités différentes mais présentant de troublantes similarités, hantent les autorités françaises responsables. Accidents techniques ? Actions criminelles ? Philippe Chagrot est chargé de l'enquête. Deux éléments viennent troubler ses investigations : le parachutage d'un brillant et déroutant polytechnicien, Jean Lambert-Dumoulin chargé d'éclaircir les aspects techniques d'un dossier incompréhensible impliquant des ordinateurs quantiques. Pour assaisonner le tout, l'ombre discrète de la DGSE soupçonnant un complot international et des activités occultes d'un Docteur à chéchia terré au milieu du Kazakhstan. En conclusion, une expérimentation ordonnée par le Procureur André Martens, magistralement conduite par le Professeur Albert Petitpas. Simple, voire banale, mais le résultat ouvrant une lucarne extraordinaire dans la Recherche Fondamentale. Une enquête policière atypique dont la conclusion mêle la fiction à la métaphysique : une relation entre l'Esprit et la Matière !!?
De l'ombre... à la lumière. Comme une dualité, une complémentarité pour une constante recherche d'équilibre. Le funambule sur le fil. Ce carnet est le fruit de mes expériences de vie, de rencontres, de lectures qui ont agrémenté mon jardin intérieur d'un terreau riche et fertile. Écriture à l'ombre de l'écritoire. Face à certains sujets difficiles, j'ai tout naturellement choisi d'apporter de la légèreté, de la douceur, pour contrebalancer ; les deux parties ombre et lumière se sont imposées d'elles-mêmes. Collaboration en duo. En effet, Annabelle que je remercie chaleureusement, m'a proposée ses photos. Son oeil expert de photographe a permis la mise en exergue de certains textes, pour en souligner la beauté ou la fragilité, par le jeu du noir et blanc ou de la couleur. Je vous souhaite un beau voyage exploratoire au pays des sens et des mots.
Peu après la chute du mur de Berlin, au moment où il rencontre pour la première fois une véritable reconnaissance publique pour son oeuvre littéraire, Imre Kertész a commencé à s'exprimer aussi sous forme de discours et d'essais sur la signification éthique et culturelle de l'Holocauste. Ces textes, entièrement imprégnés par son expérience de survivant et témoin de l'univers concentrationnaire mais qui regardent alors plus largement vers une nouvelle Europe en construction, sont terribles de pertinence. L'écrivain y dévoile déjà une inquiétude face à la certitude partagée par le plus grand nombre, dangereuse et erronée selon lui, que l'Histoire ne se répétera pas. Ses analyses et avertissements sont toujours d'actualité : ils doivent nous alerter, aujourd'hui, sur les dérives de nos démocraties.
1991, le Mur de Berlin vient juste de tomber, la Hongrie devient une démocratie parlementaire et l'Occident est désormais à portée de main. Kertész, qui avait vécu des années en exil intérieur, peut désormais voyager, donner des conférences et travailler à Berlin. Pour cet observateur obstiné de l'existence, le journal intime est un compagnon permanent, dans lequel il note et commente non seulement les événements liés à la transformation politique, mais aussi ses doutes et interrogations concernant son oeuvre et sa vie privée.
Bien avant la consécration de son travail par le prix Nobel de littérature en 2002, Imre Kertész a noté - sur une période de trente ans (1961 à 1991) - ses observations, ses pensées philosophiques et les aphorismes qui l'accompagnaient lors de l'écriture de ses premières oeuvres. A travers un dialogue avec Nietzsche, Freud, Camus, Adorno, Musil, Beckett, Kafka, et bien d'autres encore, Imre Kertész tente, de façon brillante, de penser l'holocauste, la modernité, la liberté et le totalitarisme.
Après la publication de son remarquable Journal de galère (1961-1991), Sauvegarde couvre les années 2001 à 2003 et revient sur un moment crucial, un des plus grands bouleversements de la vie d'Imre Kertész : sa distinction par le prix Nobel de littérature en 2002. Il y aborde la genèse de son roman Liquidation, le travail littéraire quotidien, l'importance de la musique dans son existence, sa difficulté à concilier vie conjugale et vie d'écrivain, sa maladie de Parkinson, son rapport à la Hongrie nouvelle et à Israël et son départ pour Berlin. Mais avant tout, il ne cesse de se pencher sur ce qui le préoccupe et lui importe le plus : la littérature. Un témoignage d'une sincérité radicale et d'une sombre lumière.
Après le prix Nobel, quantité de rumeurs ont été mises en circulation au sujet d'Imre Kertész. Dossier K. livre ce que l'oeuvre de l'écrivain occulte : la vraie vie d'Imre Kertész ou, du moins, ce qu'il en révèle lors d'un dialogue avec un ami. Ce dernier ne se contente pas des questions maintes fois posées...
Dans ce kaddish poignant, le prix Nobel de littérature Imre Kertész pleure l'enfant qu'il ne concevra jamais. Son refus de la paternité a pour origine un événement qui a définitivement modifié le monde et les hommes : l'extermination concentrationnaire.
OEuvre inclassable, L'Ultime Auberge est une exploration des tréfonds de l'âme et de l'esprit d'un écrivain malade, aux prises avec les revers de l'existence autant qu'avec un pays d'origine abhorré. Entre confessions et réflexions, joies et souffrances, vie personnelle et vie publique, Kertész saisit le monde autant que lui-même, offrant un autoportrait de l'artiste au travail - un artiste réfractaire et toujours insoumis. L'Ultime Auberge, oeuvre superbe et vertigineuse, prouve une fois de plus le talent d'un immense écrivain de renommée internationale.
Un adolescent de quinze ans raconte une année passée dans un camp de concentration puis dans un camp de travail. Douloureux constat de l'auteur : l'individu soumis au totalitarisme perd son identité et ne peut survivre qu'en accomplissant mécaniquement un destin qui n'est pas le sien.