Hervé Asquin
Hervé Asquin
Journaliste à l'AFP, Hervé Asquin nous invite dans les coulisses d'une institution critiquée mais cruciale : la Cour européenne des droits de l'Homme, née en 1959 et dernier rempart contre les atteintes aux droits de l'Homme dans quelque 46 pays membres du Conseil de l'Europe – la Russie s'étant retirée en 2022. Dans l'esprit de ses pères fondateurs, la Cour européenne des droits de l'homme, créée en 1959, se voulait " une conscience qui sonne l'alarme ". Au fil des ans, elle est devenue pour plus de 800 millions de citoyens et de résidents, de l'Atlantique au détroit de Béring, le dernier rempart contre les dérives autoritaires et les atteintes aux droits fondamentaux. Aussi méconnue qu'indispensable, cette cour de justice paneuropéenne, qui étend son autorité sur quarante-six États – depuis le retrait de la Russie en 2022 –, forme l'esquisse judiciaire des États-Unis d'Europe dont rêvait Churchill au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Ses décisions s'imposent à tous, et donc à la France, dans d'innombrables domaines, qu'il s'agisse de la GPA, de la liberté d'expression, de la garde à vue et, demain peut-être, de l'urgence climatique. Foncièrement progressiste, la CEDH, qui siège à Strasbourg, est honnie par l'extrême droite et la cohorte des populistes, souverainistes et autres conservateurs en mal d'électeurs. Ses plus farouches adversaires n'hésitent pourtant pas à s'y précipiter quand leurs propres intérêts sont en jeu… Hervé Asquin rappelle la genèse épique de cette instance aux pouvoirs sans équivalent, dévoile ses coulisses et détaille ses décisions emblématiques, qui façonnent le droit européen et les libertés fondamentales sur le continent.
Permanencier de l'AFP à l'Élysée depuis août 2012, Hervé Asquin a consigne dans son journal intime tout ce qu'il ne met pas sur le fil de l'AFP.Sous sa plume se dessine le quotidien " off " de l'Élysée et de son locataire, président " normal " et monarque malgré lui. Un homme avec qui il échange souvent en tête-à-tête.Le livre rapporte les confidences du président sur l'affaire Cahuzac, le renvoi d'Aquilino Morelle, sa relation avec Poutine, les attentats de 2015. Un chapitre consacré à Ségolène Royal, Valérie Trierweiler et Julie Gayet révèlent la personnalité des deux premières et la figure fantomatique de la troisième.Ce recueil de " choses vues " révèle un président " Formica " sur lequel les critiques et une impopularité record glissent sans l'atteindre. L'auteur y raconte les coulisses du pouvoir et l'improvisation permanente dans la prise de décision…
Plus long que la Première et la Seconde Guerre mondiale, que la guerre d'Algérie ou que celle du Vietnam, l'interminable conflit afghan a broyé les espoirs de « nation building » que nourrissait l'Occident. Plus de dix ans d'une guerre « asymétrique » contre un ennemi aussi insaisissable qu'omniprésent n'ont pas suffi à endiguer les calamités qui ravageaient l'Afghanistan : guérilla, terrorisme, rivalités ethnico-tribales, économie à la dérive, corruption endémique, pauvreté. Certains fléaux, comme le trafic de drogue, se sont même aggravés. L'Occident a payé son obstination au prix fort : plus de 3 000 militaires de la coalition tués, des dizaines de milliers d'autres blessés, des milliers de victimes civiles « collatérales » et 2 000 milliards de dollars partis en fumée... À l'heure où les corps expéditionnaires des membres de la coalition lèvent le camp les uns après les autres, Hervé Asquin dresse le « post mortem » de cette guerre si longue et si coûteuse. Un bilan militaire et politique, bien sûr, mais également humain, car ce sont d'abord les soldats, les sous-officiers et les officiers américains, anglais ou français, et leurs protégés de l'Armée nationale afghane, qui ont payé le plus lourd tribut, celui du sang, à ce mirage. Correspondant de l'AFP de 2006 à 2010, il a interrogé les ministres successifs de la Défense, les hauts gradés, accompagné de la Kapisa à l'Helmand les militaires français dans leurs opérations de « contrôle de zone », partagé la tambouille des engagés afghans. Il révèle aussi les tensions extrêmes qui opposèrent Chirac et Jospin au lendemain du 11 septembre 2001, lorsqu'il fallut se montrer solidaire des Américains jusque dans l'erreur. Ce livre, qui alterne géopolitique et vécu à hauteur d'homme, explore au plus près du terrain les ressorts de la corruption et les errements stratégiques et diplomatiques qui ont entraîné le monde dans cette guerre, la plus longue, la plus chère et l'une des plus vaines qu'ait connu l'Occident depuis des siècles.