Gilles Jeanguenin
Gilles Jeanguenin
Un saint triste est un triste saint ! Personne autant que saint François de Sales (1567-1622), grande figure de la Contre-Réforme catholique, prince et évêque de Genève, n'a combattu aussi énergiquement l'esprit triste et chagrin de son temps, grâce à son humour et à sa joie tout évangélique. Rendu célèbre par son Introduction à la vie dévote, véritable best-seller de spiritualité, l'évêque savoyard brille par son humanisme chrétien et par sa douceur. Il est aussi le saint patron des journalistes et des écrivains. Avec une simplicité chaleureuse, le père Gilles Jeanguenin nous fait découvrir les clins d'oeil humoristiques et le sourire de François de Sales, omniprésents dans son message spirituel. Par ses bons mots, ses anecdotes et ses conseils spirituels, François de Sales nous montre le chemin d'une spiritualité exigeante, certes, mais faite de bon sens, de simplicité et de bonne humeur. Cette voie spirituelle, qui peut étonner par sa bonhomie et qui invite à ne pas nous prendre trop au sérieux, conduit à une vraie conversion du coeur. Préface du père Michel Tournade Né en Suisse en 1960, le père Gilles Jeanguenin a été ordonné prêtre à Aoste en Italie, après des études théologiques à l'université de Fribourg. Oblat séculier dans l'ordre des Bénédictins et membre affilié à l'ordre de la Visitation, il est spécialisé en psychopathologie clinique et s'occupe d'accompagnement spirituel et psychologique. Exorciste diocésain, il est l'auteur de nombreux livres dont récemment, chez Salvator, Au diable les superstitions (2018), Histoires de diables, comment s'en débarrasser (2019) et Humour au Vatican (2021).
Un an après Le Destin (1997), film à grand spectacle du cinéaste égyptien Youssef Chahine, mettant en lumière l'esprit large d'Averroès, la France commémore en 1998, le 800e anniversaire de la mort, à Marrakech, du philosophe-phare de l'Espagne musulmane, héritier brillant d'Aristote, dont il développa l'apport rationaliste. L'une des caractéristiques d'Averroès est que, pour lui, croire à la fois en Allah et en la raison, va de soi. Beaucoup de musulmans, aujourd'hui comme hier, préfèrent surtout voir, en celui qu'ils nomment Ibn Rochd, le Grand-Cadi de Séville et Cordoue, le voyageur curieux au Maghreb, le bon médecin cordouan. Roger Arnaldez fait ressortir la forme très particulière de pensée musulmane incarnée par Averroès, notamment sa tolérance philosophique pour les autres croyances et son aristotélisme harmonieusement conjugué avec la religion de Mahomet. Les fondamentalistes passés ou contemporains ont obscurci ce qui fait la profonde originalité de leur coreligionnaire. En Occident, Averroès fut enseigné durant trois siècles à l'université de Paris - malgré les critiques de saint Thomas d'Aquin - jusqu'au rejet de ses théories par le pape Léon X. Renan, au XIXe siècle, réhabilita ce grand penseur produit par la civilisation arabe et dont l'actualité est criante à l'aube du IIIe millénaire, où tout indique que l'Islam continuera d'occuper le devant de la scène. Mais s'agira-t-il de l'Islam de Khomeiny ou de celui d'Averroès ?
« Étrange défaite. Finalement, l'islamo-wokisme a vaincu sans combattre. À ce stade inaugural de mon récit, je dois d'ores et déjà faire une confidence qui ne me coûte pas cher. Je me moque à présent de tout. Je m'en tape. Je m'en cogne. La Transe insoumise a pris le pouvoir. Ce nouveau journal n'a pas été rédigé par un diariste insouciant mais par un captif angoissé. Il doit être regardé comme un témoignage imparfait pour exorciser notre présent. » Un récit sérieusement documenté sur fond de fiction drolatique. Un ovni littéraire absolument unique.
Et si rire était une affaire sérieuse parce que 100 % spirituelle ? Dans un monde rongé par l'anxiété, la morosité et les tensions, le rire semble s'être fait discret. Pourtant, il est une arme douce, un souffle vital, un acte de résistance face au poids du quotidien. À travers cette apologie joyeuse et inattendue, Gilles Jeanguenin nous invite à redécouvrir le rire comme une vertu essentiellement humaine... et profondément chrétienne. C'en est fini de penser que le sacré et l'humour ne sont pas compatibles. Longtemps soupçonné, voire banni des sphères religieuses, le rire a pourtant traversé les siècles, y compris dans l'Église, parfois en sourdine, parfois éclatant. À rebours des clichés sur la gravité ecclésiale, ce livre retrace avec finesse la place de l'humour dans la tradition chrétienne : du rire moqueur au rire libérateur, du bon mot de prédicateur à la joie profonde de l'Évangile. Avec légèreté et profondeur, Gilles Jeanguenin signe ici un ouvrage vivifiant, nourri d'anecdotes savoureuses et de réflexions théologiques accessibles. Il ne s'agit pas d'un traité, mais d'une ode : une ode à la joie, à la liberté intérieure. Un livre salutaire, pour réapprendre à rire et à espérer.