Georges-Albert Dal
Georges-Albert Dal
Cet essai prend le pari de l'observation. Notre question première est parsemée d'énigmes : qu'est-ce qu'on voit quand on regarde ? Elle est posée tout au long de notre parcours effectué à travers Hochelaga. Elle met au défi la compréhension du passage du quartier ouvrier au quartier gentrifié. Le regard s'attache aux aspects visibles, observables et tangibles de la transformation du quartier. Ce sont des scènes s'étant déroulées en ces lieux et espaces, jouées par « des gens de toutes sortes » agissant en égaux dans un monde urbain terriblement inégal. Elles prennent l'aspect de jeux faits pour accéder à l'espace et au temps, en plus de les occuper, sous différentes manières d'y être présent et sensible. Ce sont aussi des mises en récits et en images diffusées pour construire la représentation du quartier. Tout au long du parcours sont sollicités concepts et méthodes empruntés à Claude Lévi-Strauss, Georges Perec, Colette Pétonnet, Jacques Rancière, Guy Debord, Paul Ricoeur, Robert H. MacArthur et Edward O. Wilson, Gilles Deleuze et Félix Guattari, afin de parvenir à répondre à notre seconde question : qu'est-ce qui advient avec le quartier gentrifié ?
Motoharu Maki est un brillant architecte ayant tout ce qu'il faut pour être heureux dans la vie, si ce n'était des goûts très pointus en matière de garçons ! Ce beau trentenaire se vante de placer la barre très haut et n'accepte que des partenaires d'un standing élevé. Mais un jour, alors qu'il supervise un chantier, il rencontre Kôta Ôki, jeune ouvrier au sang vif, qu'il déteste immédiatement. C'est alors qu'un coup du sort, incarné par le chat de Motoharu, va rapprocher les deux hommes...