Galode P.
Galode P.
Après La Relique et L'os de frère Jean, cette troisième et dernière époque de ce qu'il faut bien appeler une trilogie nous lance, en compagnie des frères Abdon, Jérôme et Bernard, sur de fort hypothétiques chemins de Compostelle. Expédiés par leur abbé, et pour de toujours aussi mauvaises raisons, à la poursuite d'un supposé miracle, les trois voyageurs malgré eux sont cette fois affublés d'un quatrième compagnon : l'âne Morel, têtu, ombrageux, maître ès ruades, refusant tout ce qui pourrait s'apparenter à un travail, mais ô combien attachant, au point de transformer le trio « historique » en un inséparable quatuor. Toujours avec humour, avec la même proximité humaine pour ses personnages et le même souci de l'exactitude historique, l'auteur nous conduit de situations inattendues en rencontres savoureuses, de dialogues absurdes en gags visuels, et exprime à chaque page sa foi en ce que l'humanité peut posséder de meilleur : il prouve ainsi qu'à force de courir derrière l'improbable, il arrive parfois, tout simplement, que l'on découvre l'indispensable...
Le vide sanitaire est l'espace entre un cercueil et la terre qui le recouvre. Il sert à proscrire toute sorte de pourrissement. Michel, guichetier ou fossoyeur occasionnel, héros ordinaire de ce roman, tente de combler ce trou primitif en un itinéraire fait de lieux communs et de figures singulières. Roman du désenchantement quotidien, de l'extase banlieusarde, roman d'un corps à la recherche de son propre cadavre...