Françoise Seuzaret-Barry
Françoise Seuzaret-Barry
Le village est paisible, blotti au fond de la vallée du Lignon. Et pourtant, il fallait voir les foires d'antan ! Les « gens de là-haut » quittaient leurs hameaux accrochés aux pentes ou au sommet d'une colline. Celui de La Haute-Rochette est l'un des plus éloignés et des plus hauts. En 1930, quelques familles y vivent d'élevage et de cultures. Dès que la nuit tombe, le silence pourrait presque se couper au couteau. Qu'importe ! L'amour du pays est chevillé à leur corps. Si vous y montez, vous trouverez toujours du feu les jours de froid, du pain et l'eau fraîche de la source par beau temps. Le châtaignier et la pierre sont là, en amies. La vie s'écoule rythmée par le travail. Justin Dumont tombe amoureux de Léa sa voisine, sur laquelle les hommes se retournent. Mais un jour, elle quitte le hameau, sans avertir Justin...
Découvrez la tendre histoire de Jeannou, qui malgré les épreuves de la vie, va tout faire pour trouver l'amour. Depuis des générations, la famille Viale élève des vaches et exploite une terre dans la beauté sauvage des hauts plateaux balayés par les vents. Qui prendra la relève à la tête de la propriété puisque, à quarante-deux ans, le fils de Léonce et de Louise n'est toujours pas marié ? Jeannou voudrait pourtant bien fonder une famille. Mais quelle fille accepterait de s'engager dans une vie difficile à bien des égards et de vivre dans ce paradis perdu ? Le tour des demoiselles de la région est vite fait. Alors il tente sa chance au bal des célibataires de la vallée et finit même par s'inscrire dans une agence matrimoniale... Au mas, tout bascule avec l'arrivée surprenante d'Assia, une ravissante Sénégalaise, courageuse, intelligente, ne rechignant pas à la peine, habile couturière de surcroît. Malgré des cultures, des moeurs, des mentalités radicalement opposées, tout le monde est conquis par sa gentillesse et son charme. Très vite, une liaison s'installe avec Jeannou. Hélas, cet amour naissant et fragile est mis à l'épreuve de manière bien inattendue... Cette histoire, juste et vraie, infiniment touchante, permet de dévoiler les failles et la beauté de l'âme humaine. Cette romance, inspirée par le vécu de l'auteur et portée par la grâce des émotions, a reçu le prix Vallée Livres du manuscrit régional. EXTRAIT Ce soir de juin, après le repas, Léonce tenta à nouveau de secouer Jeannou. - Le travail que tu fais est pénible, il faut que tu te détendes de temps à autre. Tu vas bientôt atteindre quarante-trois ans. Tu dois penser à toi. - Oui, père, mais tu sais que je n'aime pas les bals, je ne me sens bien qu'ici. - Tu es un garçon convenable, tu ne peux pas vieillir seul, on se fait vieux, je veux partir en te voyant en ménage. - Papa, regarde Toine, Paul Pagès, Louis Tardieu, ils ont quarante-cinq ans et Loulou vient même de fêter ses cinquante ans, ils n'ont pas réussi à trouver une fille. Aucune ne veut travailler dans une ferme. Elles recherchent des ouvriers ou mieux, des fonctionnaires. À PROPOS DE L'AUTEUR Ardéchoise de naissance, cévenole de coeur, Françoise Seuzaret-Barry s'inspire de son vécu pour construire des histoires fortes et captivantes. Institutrice, elle a exercé en Afrique. Elle connaît particulièrement bien le Sénégal où elle rejoignait souvent ses élèves engagés dans des actions humanitaires. Elle s'inspire de son parcours de vie dans son roman L'Étrangère des hautes terres (2015), un texte d'une humanité rare et d'une empathie émouvante.
Gabrielle, jeune institutrice, a dû laisser son père seul à Saint Jean du Gard pour effectuer un remplacement. En cette année 1941, elle s'installe à Grandval, village protestant des Cévennes lozériennes, pays de schiste et de châtaigniers.Entourée par la famille du maire, du postier, de Pierre Laurent le pasteur et de Victor, son collègue de Rousses, elle est vite adoptée par les enfants et leurs parents, conquis par son sérieux et sa discrétion. Cependant, elle a toujours l'esprit occupé par la décision de Jean, son frère aîné, prêt à s'engager dans le maquis et par Pauline, la benjamine, indépendante, passionnée de tissage et de couture, travaillant de ferme en ferme en Margeride et sur le causse d'Auge, près de Mende.À l'écoute de la radio et des nouvelles transmises par les uns et les autres, l'inquiétude puis l'angoisse gagnent Gabrielle. Les réfugiés affluent dans ces Cévennes de vallées et de crêtes. En classe, Gabrielle prendra sous sa protection des enfants étrangers. Plus tard, elle osera aller beaucoup plus loin au risque de sa vie et de l'amour, en bravant des interdits. Aussi, son quotidien va s'en trouver bouleversé. Se sentant épiée, elle deviendra méfiante envers la population et redoublera de vigilance devant les troupes allemandes circulant dans la région...L'institutrice sera confrontée au danger à plusieurs reprises, mais sa générosité et son sens du devoir l'élèveront du statut de « personne sans histoires » à celui d'héroïne.
Deux jeunes retraités parisiens partent pour trois semaines dans un petit mas en Cévennes. Marc, le rêveur, pêcheur et écrivain et Paul, le photographe, sûr de son charme, attendent ces vacances impatiemment. Ils sont accueillis par Raphaël, le cousin de la propriétaire du mas. Les trois hommes se lient rapidement d'amitié. La beauté sauvage de cette terre répond parfaitement à leurs souhaits. La personnalité de Marie-Anne, la propriétaire, pousse à la curiosité, tout parle d'elle dans ce lieu. Paul, troublé par le destin de cette femme, verra sa vie bouleversée.