Françoise Kreissler
Françoise Kreissler
Nr ad-Dn a joué un rôle central dans l'histoire de l'Orient musulman médiéval et même dans l'histoire mondiale. Ce prince, dont son contemporain Guillaume de Tyr disait qu'il était « vir providus et discretus, dux timens Deum », homme avisé et remarquable, chef craignant Dieu, et que Michelet considérait dans son Histoire des Croisades comme « un des saints de l'islamisme », Ernst Herzfeld le définissait ainsi : « Nr ad-Dn Mamd b. Zeng b. Aq Sunqur, d'origine turque, prédécesseur de al ad-Dn Ysuf b. Ayyb, l'Ayyoubide d'origine kurde, est une figure moins spectaculaire et aussi moins connue en Occident, mais c'est une personnalité plus remarquable et d'importance historique plus grande même que Saladin ». Afin de retracer au mieux les traits de cet homme illustre et les contours de la période historique au cours de laquelle il s'est distingué, Nikita Elisséeff a choisi de faire débuter cette monographie par un recensement et une classification des sources qu'elle a utilisées. Elle dessine ensuite la topographie historique de l'empire zenguide, c'est-à-dire de la Djéziré et de l'ensemble de la Syrie, ce après quoi elle détaille l'organisation intérieure du royaume de Nr ad-Dn, et notamment sa vie sociale et économique. Le système administratif et fiscale et le diptyque vie urbaine/ vie rurale sont quant à eux abordés dans les derniers chapitres de cet ouvrage.
Le 27 janvier 1964, un bref communiqué publié simultanément à Paris et à Pékin annonçait l'établissement des relations diplomatiques entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République populaire de Chine. En ces temps de guerre froide, alors que la RPC se situait depuis sa fondation en marge de la communauté internationale, les contextes et les répercussions de la décision prise par le général de Gaulle furent de nature multiple. Cet ouvrage se propose de revenir sur ces contextes et répercussions de la normalisation des relations entre la France et la RPC.
Dernière des grandes puissances occidentales a pénétrer en Chine a la fin du XIXe siècle, l'Allemagne parvient, en un laps de temps relativement court, a s'y attribuer un rôle culturel non négligeable. Consciente de la limite de ses possibilités matérielles, financières et politiques, face a un impérialisme anglo-saxon omniprésent, l'Allemagne mise sur les établissements d'enseignement secondaire et supérieur avec l'espoir d'exercer ultérieurement une influence sur une partie de l'élite de la socié