Eric Frecon
Eric Frecon
Anachronisme ou résurgence d'une pratique que l'on croyait oubliée ? En Asie du Sud-Est, la piraterie maritime est en tout cas qualifiée de « nouvelle menace ». Mais d'où viennent ces hommes qui font trembler les marins des détroits par lesquels circule l'essentiel du commerce maritime mondial ? Et comment l'Indonésie, la Malaysia, Singapour, la Thaïlande, les Philippines ou le Vietnam s'emploient-ils à lutter contre ces avatars contemporains des pavillons noirs de jadis ? Les États sont-ils prêts à renoncer pour partie à leur souveraineté afin de s'ouvrir à des solutions collectives pour assurer la sécurité de leurs eaux ? Quel rôle jouent les grandes puissances comme le Japon, la Chine, l'Inde ou encore les États-Unis et la France qui, à plus d'un titre, sont concernées par le problème ? Ce livre s'efforce de répondre à toutes ces questions en s'interrogeant sur les limites de l'ordre juridique international.
En Asie du Sud-Est, après la guerre froide, la piraterie maritime a connu un retour en force spectaculaire.
Avec plus de trente attaques en mer de Chine méridionale en 2010 contre zéro en 2008, les pirates signent leur retour ! Eric Frécon est parti sur la trace des nouveaux pirates de Sumatra. La chose ne fut pas simple. Au gré des nombreuses rencontres dans l'archipel indonésien des Riau, au sud de Singapour, il a fallu plonger au coeur d'un univers toujours étrange : légendes et fantômes dans les Anambas, gangs mafieux à Batam, trafic et immigrés clandestins à Karimun, bordels pouilleux à Bintan... L'auteur livre ici un document inédit jamais réalisé, ni par un journaliste, ni par un universitaire. Cinquante ans plus tard, à la manière d'un Levi-Strauss chez les Boroo, Eric Frécon s'est adapté à la vie quotidienne des pirates, il décortique leur réseau entre Sumatra et Singapour, visite leurs camps de base cachés dans les mangroves et leurs points de ralliements sur quelques-unes des dix-sept mille îles de l'archipel nusantarien.
La science, à la solde de l'armée, n'a-t-elle pas vendu son âme ? Les explosions atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki n'illustrent-elles pas cette thèse d'une science diabolisée ? À l'heure où les Occidentaux, stupéfaits, découvrent l'invraisemblable mélange de sophistication et de bricolage qui a constitué la réalité de la technoscience soviétique, Jean-Pierre Petit nous invite à regarder en face ce qui se trame dans les laboratoires du Texas, du Nouveau-Mexique et de Californie, sous couvert de recherches sur les lasers et l'antimatière. De ses visites dans les laboratoires américains qui travaillent sur les énergies de demain, il a rapporté des informations hallucinantes. Devant lui, certains de ses collègues d'outre-Atlantique ont évoqué des machines dignes du docteur Mabuse, légères, compactes, crachant des ampères et des gauss comme s'il en pleuvait, avec lesquelles, en opérant à partir de l'espace, on pourrait faire n'importe quoi : une guerre des étoiles, par exemple !