Emmanuel-Joseph Sieyès
Emmanuel-Joseph Sieyès
On connaît le plan, resté fameux, de la première partie de la brochure de Sieyès : 1. Qu'est-ce que le tiers état? - Tout. 2. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique? - Rien. 3. Que demande-t-il? - À être quelque chose. Grand brûlot politique, écrit avec une vigueur et une brutalité rares, Qu'est-ce que le tiers état?, publié en janvier 1789, rend immédiatement son auteur célèbre et connaît un succès retentissant. Sieyès y attaque la noblesse «étrangère à la Nation», dresse le bilan négatif de la politique passée et montre la tâche à venir. Que faire pour rendre le peuple heureux? Avoir recours à la Nation et non aux privilégiés, car la Nation est tout, elle est l'origine de tout. La Nation doit donc se donner librement sa Constitution et les lois qui protègent les citoyens et décident de l'intérêt commun. Ainsi seront posés les fondements de la société nouvelle. OEuvre de circonstance, Qu'est-ce que le tiers état? allait devenir l'un des textes fondateurs de la société moderne.
On connaît le plan, resté fameux, de la première partie de la brochure de Sieyès : 1. Qu'est-ce que le tiers état? - Tout. 2. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique? - Rien. 3. Que demande-t-il? - À être quelque chose. Grand brûlot politique, écrit avec une vigueur et une brutalité rares, Qu'est-ce que le tiers état?, publié en janvier 1789, rend immédiatement son auteur célèbre et connaît un succès retentissant. Sieyès y attaque la noblesse «étrangère à la Nation», dresse le bilan négatif de la politique passée et montre la tâche à venir. Que faire pour rendre le peuple heureux? Avoir recours à la Nation et non aux privilégiés, car la Nation est tout, elle est l'origine de tout. La Nation doit donc se donner librement sa Constitution et les lois qui protègent les citoyens et décident de l'intérêt commun. Ainsi seront posés les fondements de la société nouvelle. OEuvre de circonstance, Qu'est-ce que le tiers état? allait devenir l'un des textes fondateurs de la société moderne.
«Ne dérangez rien à ce sublime commerce entre les services rendus aux Peuples par les Grands Hommes, et le tribut de considération offert aux Grands Hommes par les Peuples. Il est pur, il est vrai, il est fécond en bonheur et en vertus, tant qu'il naît de ces rapports naturels et libres. Mais, si la Cour s'en empare, elle le corrompt, elle le perd. L'estime publique va s'égarer dans les canaux empoisonnés de l'intrigue, de la faveur, ou d'une criminelle complicité. La vertu et le génie manquent de récompense, et à côté, une foule de signes et de décorations diversement bigarrées, commandent impérieusement le respect et les égards envers la médiocrité, la bassesse et le vice; enfin, les honneurs étouffent l'honneur, et les âmes sont dégradées. [...] Pénétrez un moment dans les nouveaux sentiments d'un privilégié. Il se considère avec ses collègues, comme faisant un ordre à part, une nation choisie dans la nation. Oui, les privilégiés en viennent réellement à se regarder comme une autre espèce d'hommes».
« Le plan de cet écrit est assez simple. Nous avons trois questions à nous faire. 1°. Qu'est-ce que le Tiers-État ? - TOUT. 2°. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique ? - RIEN. 3°. Que demande-t-il ? - À ÊTRE QUELQUE CHOSE. » Emmanuel Joseph Sieyès