Dominique Lebel
Dominique Lebel
Et si chaque lecture était une scène de pouvoir ? Pouvoirs de la lecture explore les voix intérieures qui nous habitent dès que nous ouvrons un livre, de Platon à l’ère numérique.
Martin croisait dans la rue des gens qui semblaient le regarder d'une drôle de façon. Que voyaient-ils en lui qu'il ne percevait pas lui-même?
La littérature comme une dimension de vie à sauver. La littérature fait vivre plus. C'est une idée qui revient comme un refrain dans ma vie. Elle donne du relief, de la texture, de la profondeur. Elle est un étonnement. Un plaisir, surtout. Les livres dans une bibliothèque sont comme des appels de phares dans la nuit. La littérature est liberté. On se transporte à travers les époques, les lieux, les saisons. C'est une vitesse et une lenteur. Elle mène loin et tout près, au-dedans et au-dehors. Elle est ce qu'il y a de meilleur. C'est nous et ce n'est pas nous. Rien que ça, tout ça, autre chose encore. C'est insaisissable, fuyant. C'est quelque chose qui nous échappe. Voici ce que vous dirait Dominique Lebel, si d'aventure vous preniez un café ensemble. Voici un recueil des chroniques signées par Dominique Lebel dans le magazine L'actualité depuis le début du " Grand confinement " du printemps 2020. Il vous offre des " portraits amoureux " qui vous feront découvrir, ou redécouvrir, de grandes figures de la littérature. Une galerie de personnages hors du commun, que vous avez peut-être déjà fréquentés. Le livre s'ouvre sur une longue introduction, véritable plaidoyer pour la lecture. Dominique Lebel propose un plaidoyer généreux, inédit et décomplexé en faveur de la littérature, pour lui source de toutes les libertés. Pour lui, " lire fait vivre plus ".
Qu'arrive-t-il lorsqu'un homme d'affaires québécois qui parcourt le monde et qui a consacré de précieuses années de sa vie professionnelle à la politique accumule des carnets noircis de notes hétéroclites? Ces carnets pourraient rester lettre morte, mais sous la plume de Dominique Lebel, ils se transforment en un récit qui épouse les travers et les grandeurs de ses contemporains, un journal à la plume alerte et agile informé par un réel amour des livres. Ce rapport passionnel aux livres a ici toute son importance, puisqu'il donne aux observations et aux humeurs de l'auteur une couleur et un ton singuliers, une sensibilité assez rare parmi les acteurs économiques et politiques de l'époque. En regardant le monde et le Québec par l'intermédiaire de la littérature et des idées, il fait preuve d'un sens de la continuité et de la communauté. On peut réussir dans les affaires aux quatre coins de la planète sans sacrifier l'enracinement dans une culture, on peut embrasser l'innovation technologique tout en cultivant le goût des livres, on peut apprécier l'énergie bouillonnante des grandes villes pour ensuite se réfugier dans la quiétude contemplative de la campagne. De 2016 à 2018, on suit un esprit indépendant qui se méfie des chemins tout tracés, un portraitiste habile à cerner les personnages - connus ou inconnus - qui croisent sa route. L'auteur relate ses voyages en Europe et aux États-Unis, où l'appellent le travail ou le plaisir, ses errances entre Montréal et les Cantons-de-l'Est, sa vie familiale et amoureuse, ses amitiés, ses lectures. Ce sont des années où l'Amérique s'enfonce dans la division et le chauvinisme, où la France se rallie autour d'un nouveau venu, Emmanuel Macron, où le Québec est le théâtre d'un gouvernement libéral essoufflé, d'un Parti québécois ébranlé et de la montée en puissance de la Coalition avenir Québec.Tandis qu'on nous rebat sans cesse les oreilles avec l'idée que les États sont obsolètes, que le Québec se meurt, que les livres ne comptent plus, ce journal est une lecture étonnante, prenante et salutaire.
NE DIT-ON PAS TOUJOURS QUE LE MIEUX EST L'ENNEMI DU BIEN ? L'idéal, l'utopie d'une vie merveilleuse, dans des villes et des pays merveilleux, dirigés par des gens merveilleux pour des peuples merveilleux, c'est ce que chaque nouvelle de ce recueil raconte à sa manière. Mais l'idéal implique des renoncements, des compromis avec la vie, et alors les rêves peuvent se transformer en cauchemars, des cauchemars dont les personnages de ces histoires vont avoir bien du mal à se sortir. S'ils s'en sortent... Dominique Lebel est agrégée de lettres modernes et diplômée de l'École du Louvre. Elle a longtemps enseigné le français avant de se consacrer à l'écriture et d'être étudiée à son tour dans les lycées. Dans Le Monde en mieux, elle dépeint avec humour et ironie des situations terribles qui pourraient bien être issues de notre passé, de notre présent ou, pire, de notre avenir.