Dimitri Sesemann
Dimitri Sesemann
Ce recueil de textes, étagés de 1922 à 1936, années de l'émigration et de la prégnance du souvenir, nous fait (re)découvrir les voix majeures de la poésie russe du début du siècle. Lyrisme, rencontres remémorées, anecdotes, analyses de la façon d'écrire ou d'être des poètes qui la touchent. Ces textes permettent aussi de retrouver l'une des plus grandes poétesses russes, déchirée par l'exil et la solitude, soutenue par son amour des êtres et de la parole.
Ce recueil de textes, étagés de 1922 à 1936, années de l'émigration et de la prégnance du souvenir, nous fait (re)découvrir les voix majeures de la poésie russe du début du siècle. Lyrisme, rencontres remémorées, anecdotes, analyses de la façon d'écrire ou d'être des poètes qui la touchent. Ces textes permettent aussi de retrouver l'une des plus grandes poétesses russes, déchirée par l'exil et la solitude, soutenue par son amour des êtres et de la parole.
Politique-fiction, anticipation, hypothèse, ce récit est tout ce qu'on voudra, sauf une prédiction, moins encore une prophétie. Rien de moins prévisible, en effet, que la Russie, que l'avenir de ce pays auquel l'auteur, à l'instar de ses personnages, est profondément attaché, et qui n'est, à ses yeux comme à ceux de Dostoïevski, qu'un « jeu de la nature ». C'est dire que la partie que jouent ses héros des militaires qui ne croient guère en la vertu des armes, des hommes politiques qui ont oublié ce qu'est la politique, des intellectuels progressistes qui se méfient du progrès aurait pu se dérouler autrement qu'il ne l'a imaginée. On reprochera non sans raison à l'auteur de prendre les désirs de certains de ses personnages pour des réalités. Mais à quel autre mobile les hommes obéissent-ils lorsqu'ils tentent de se rendre maîtres de leur destin ?