Didier Lapeyronnie
Didier Lapeyronnie
Bordeaux, 1947-1980 : découvrez l’histoire méconnue de la CGT, quand le syndicat devenait l’outil politique du Parti communiste.
En comparant la France et la Grande-Bretagne, obligées de redéfinir les rapports qu'elles entretiennent avec les étrangers, les immigrés et les minorités, cet ouvrage montre l'épuisement des modèles d'intégration traditionnels. Il nous faut combiner la diversité et l'unité, les minorités et l'individu. « Copyright Electre »
On dit souvent que ce qui s'est passé dans notre petite enfance est essentiel. Lise Bartoli dit que à la venue au monde, certains événements ou ressentis influencent inconsciemment notre développement psychique et notre vie d'adulte. Elle demande à ses patients de lui raconter leur naissance.
Pendant deux ans, de 1983 à 1985, Orson Welles et Henry Jaglom ont déjeuné ensemble chaque semaine au restaurant Ma Maison, à Hollywood. Welles avait l'intention d'écrire son autobiographie à partir de ces entretiens mais il est mort avant d'avoir achevé ce travail, et les enregistrements de ces déjeuners sont restés au fond d'une boîte à chaussures pendant plus de vingt-cinq ans... Devant l'opiniâtreté de Peter Biskind, l'auteur du Nouvel Hollywood, Henry Jaglom a fini par accepter de lui confier ces cassettes, et de publier leur contenu. Ces conversations à bâtons rompus, fréquemment perturbées par des personnalités venant saluer les deux hommes ou par des considérations sur le menu, brossent une peinture très réaliste de l'homme excessif qu'était Orson Welles : un provocateur pouvant tenir les pires propos sur les femmes, sur les Irlandais et les Hongrois, sur la politique et la France, sur les acteurs..., mais également un homme d'esprit, séducteur, lucide sur son génie et son sale caractère, désabusé par l'industrie du cinéma. " Ces conversations étincellent d'intelligence, de souvenirs, d'espièglerie, et sont par-dessus tout une prouesse d'interprétation, avec Orson Welles dans le rôle d'Orson Welles. " Michael Wood " Addictif et réjouissant. " Vanity Fair
" La société nous repousse. C'est comme dans les ghettos américains. En France, on a parqué tout le monde d'origine dans les quartiers. " (Adil, 26 ans, employé) Ni assimilé ni étranger, l'habitant du ghetto vit dans un entre-deux, un espace particulier qui n'est pas totalement hors de la société mais qui n'en fait pas partie non plus. Il a le sentiment que la société dont il partage les valeurs l'empêche d'avancer comme de revenir en arrière. Le ghetto urbain est à la fois une cage et un cocon. Les habitants qui y sont relégués ont élaboré en ses murs un mode de vie particulier, un contre-monde qui les protège collectivement de la société extérieure mais qui constitue un handicap pour chacun. Ensemble, ils travaillent à la fabrication d'un univers auquel individuellement ils tentent d'échapper. Renforcement de la ségrégation urbaine et de la discrimination raciale, accroissement considérable du chômage et de la pauvreté, organisation sociale spécifique aux quartiers ségrégés, rupture de la communication entre les sexes et usage endémique de la violence: le ghetto est bel et bien devenu une réalité française. Didier Lapeyronnie en fait l'indiscutable démonstration.