Caroline Fourest
Caroline Fourest
Pourquoi, après quinze années d'absence, Albert Theysse revient-il vivre à Péchegut, son petit village natal du Périgord noir ? Les habitants s'interrogent, d'autant plus qu'Albert, devenu gendarme, s'apprête à prendre le commandement de la petite brigade locale. Mais Theysse veut garder le secret : en juin 1944, alors qu'il était jeune maquisard, la Falourde, une innocente dont la seule faute fut d'avoir trop aimé l'amour, avait été assassinée. Albert n'a jamais pu l'oublier et s'est juré de découvrir le meurtrier. Dans le village, personne ne veut revenir sur un passé peu glorieux, en particulier Léa, la fossoyeuse, qui avait enterré la Falourde et qui, pourtant, semble en savoir long. Pourquoi refuse-t-elle si hargneusement de parler ? Même Lucienne Chaminade, la fiancée d'Albert, paraît vouloir protéger l'assassin. Mais, bientôt, divers forfaits commis par un vagabond inconnu, vont précipiter le dénouement. Le maréchal des logis Theysse pourra enfin tenir sa promesse, mais pas de la façon qu'il avait imaginée... Avec La Falourde, Henry Noullet nous fait aimer ce Périgord rude et attachant qui est son pays, et où il situe l'intrigue d'un polar rural au suspense ciselé.
Hôtesse à bord d'un autocar de luxe en partance pour l'Espagne, Viviane Vermont, qui a connu une grave déception sentimentale, s'efforce de l'oublier en se consacrant au bien-être de ses passagers, parmi lesquels se trouve Ramon de Villa-Fuentès. Reçue à l'hacienda que ce dernier habite près de Grenade, Viviane y fait la connaissance de Diego Morena, le célèbre matador, et c'est le début d'une étonnante aventure... Pourquoi Dolorès del Solar, la danseuse de flamenco qu'elle a applaudie à Madrid, lui voue-t-elle soudain une telle haine ? La jeune Espagnole semble dépositaire d'un lourd secret. Qui prendra-t-elle pour complice de ses machinations ? Par quel étrange enchaînement des faits, Ramon et Diego y seront-ils mêlés ? La présence de celui que Viviane aima jadis, le premier qui l'ait fait souffrir, supplantera-t-elle à ses yeux l'attrait que ces deux hommes exercent sur elle ? Avec ce beau récit, Ginette Briant renoue avec la grande tradition romanesque. Grâce à sa plume enchantée, le lecteur ira de Saragosse à Madrid, de Madrid à Tolède... Mais c'est à Grenade, dans les jardins de l'Alhambra, puis au pied des neiges éternelles de la Sierra Nevada, qu'il découvrira les mille et un sortilèges de l'Espagne, ses nuits chaudes et parfumées, et toutes les passions que cette terre de contrastes sait susciter, quand la mort et l'amour sont en jeu...
La grande maîtresse à penser de la Révolution et de l'Empire. Germaine de Staël (1766-1817) est une femme libre. Non seulement parce qu'elle a 23 ans au début de la Révolution et que les fonctions de son père Jacques Necker lui permettent de vivre au plus près la chute de l'Ancien Régime ; mais parce que son entrée dans la vie adulte coïncide avec la naissance de la nation. Une femme se lance sur la scène du monde et publie son premier essai en même temps qu'une partie du pays brise ses chaînes et revendique l'autonomie politique. Quoi de plus enthousiasmant ? S'affranchir, malheureusement, ne se fait pas sans heurts. La jeune nation française comme Germaine de Staël déclenchent des passions. Contre elles, les obstacles s'accumulent, les haines fermentent et l'horizon du bonheur s'éloigne, quand il ne dégénère pas en violence. Comme si une femme qui pense, aime en dépit des conventions et met son talent au service du bien commun et de la culture était aussi scandaleuse que le partage des richesses et du pouvoir. Faut-il alors se résigner ? Ou préférer à la tradition rassurante la complexité du monde moderne ? Germaine de Staël, sans hésiter, choisit l'audace. À moins qu'elle ne suive son être : l'attachement à l'indépendance, personnelle et politique, le désir de dépayser les esprits et d'élargir les frontières font partie de son existence. Face à l'opinion, à Napoléon, à la peur et aux égoïsmes frileux, elle oppose une vie de courage et d'enthousiasme ; un savoir porteur d'espoir qui nous rappelle le prix de la liberté, et ce qu'il en coûte de la défendre.
« Nous vivons une nouvelle révolution sexuelle. Après la libération, voici venu le temps du respect. Sept ans après MeToo, pas jour sans que l'arène publique ne soit secouée par des révélations qui rencontrent enfin l'écoute. Revers de la médaille, des hommes et quelques femmes sont mis dans le même sac MeToo pour des accusations très différentes, allant de graves agressions sexuelles à des malentendus sexistes. Il y a ceux qu'on soupçonne d'avoir employé la force ou exercé leur emprise, et parfois de simples éconduits, à qui l'on reproche une maladresse isolée. Il y a les prédateurs que plusieurs dénoncent, et ceux qu'une seule femme accuse. Il y a les relaxés faute de preuves, et les blanchis qui vivent toujours à l'ombre du doute... Dans cette liste, beaucoup de coupables, enfin exposés, et quelques innocents, brûlés vifs sur le bûcher médiatique. La honte a changé de camp, mais la meute aussi. Et sa guillotine est à géométrie variable, selon qui accuse et la notoriété de l'accusé. Comment reconnaître le faux MeToo du vrai ? Faut-il se fier uniquement à la presse ou attendre la justice ? Croire l'accusation sur parole ou respecter la présomption d'innocence ? Bannir à vie ou préférer une riposte graduée ? Ce livre a pour but de retrouver un équilibre, féministe et juste, après le vertige. » C. F. Du Mouvement de libération des femmes à l'après MeToo, de l'affaire Weinstein aux mille autres secouant le cinéma et les médias, jusqu'à son intime expérience, Caroline Fourest dissèque les ombres et lumières d'un séisme qui a changé nos vies. Un éclairage indispensable pour ne pas transformer une révolution en terreur, et garder le cap : celui de la lutte contre les abus de pouvoir. Cinquante nuances en zone grise. Pour sauver MeToo de ses excès
Comment et pourquoi les systèmes politiques chutent-ils ? L'analyse à la fois historique et contemporaine du plus passionnant des chercheurs américains. Un livre essentiel pour comprendre l'instabilité du monde actuel.Les sociétés démocratiques sont aujourd'hui mises à mal, contestées et parfois réprouvées par des citoyens qui ont toujours eu le droit de vote. Elles sont jugées de plus en plus inégalitaires et génèrent toujours plus de frustrations, de colère, de ressentiment. Alors, à quel moment un système qui nous paraissait indestructible touche-t-il à sa fin ? Comment les turbulences politiques à même de conduire à une guerre civile s'expliquent-elles ? Pourquoi les dirigeants d'une société peuvent-ils subitement perdre pied ? Qu'est-ce qui, en un mot, mène à l'effondrement ?À ces questions de plus en plus saillantes et urgentes, Peter Turchin offre des analyses et des réponses proprement révolutionnaires : les données à partir desquelles il travaille retracent pas moins de 10 000 ans d'histoire et rassemblent plus de 700 sociétés, de l'Égypte ancienne à l'Amérique contemporaine, en passant par la Chine impériale et la France médiévale. Sa méthode combine le court terme de l'actualité à la profondeur de l'histoire humaine avec, quelles que soient les époques, la rigueur d'un scientifique de la complexité.Les leçons qu'il invite à tirer sont claires. Lorsque la balance du pouvoir entre peuple et élites penche trop sévèrement en faveur de ces dernières, la chute s'avère imminente. Les riches s'enrichissent aux dépens de pauvres qui s'appauvrissent, et à un sommet surpeuplé répondent des masses toujours plus fiévreuses. Ainsi va la mécanique de la surproduction d'élites, premier rouage de l'effondrement social.Ouvrage essentiel pour comprendre en profondeur les temps troublés que nous vivons, Le Chaos qui vient indique également la voie vers un avenir plus stable. Par l'autopsie des crises du passé, Turchin avance un possible remède à nos maux futurs." Le meilleur essai de l'année. " The Times" Turchin analyse avec lucidité l'instabilité des systèmes, même les plus solides. " New York Times" Le grand récit collectif des échecs et des réussites de l'Humanité. " The ObserverTraduit de l'anglais (États-Unis) par Peggy Sastre.
« C'est l'histoire de petits lynchages ordinaires, qui finissent par envahir notre intimité, assigner nos identités, et censurer nos échanges démocratiques. Une peste de la sensibilité. Chaque jour, un groupe, une minorité, un individu érigé en représentant d'une cause, exige, menace, et fait plier. Au Canada, des étudiants exigent la suppression d'un cours de yoga pour ne pas risquer de « s'approprier » la culture indienne. Aux États-Unis, la chasse aux sorcière traque les menus asiatiques dans les cantines et l'enseignement des grandes oeuvres classiques, jugées choquantes et normatives, de Flaubert à Dostoïevski. Des étudiants s'offusquent à la moindre contradiction, qu'ils considèrent comme des « micros-agression », au point d'exiger des « safe space ». Où l'on apprend en réalité à fuir l'altérité et le débat. Selon l'origine géographique ou sociale, selon le genre et la couleur de peau, selon son histoire personnelle, la parole est confisquée. Une intimidation qui va jusqu'à la suppression d'aides à la création et au renvoi de professeurs. La France croyait résister à cette injonction, mais là aussi, des groupes tentent d'interdire des expositions ou des pièces de théâtre... souvent antiracistes ! La police de la culture tourne à la police de la pensée. Le procès en « offense » s'est ainsi répandu de façon fulgurante. « L'appropriation culturelle » est le nouveau blasphème qui ne connaît qu'une religion : celle des « origines ». »C. F.Sans jamais vouloir revenir à l'ancien temps, Caroline Fourest trace ici une voie authentiquement féministe et antiraciste, universaliste, qui permet de distinguer le pillage de l'hommage culturel.
Ce petit ouvrage propose un tour d'horizon, non exhaustif, des différents interdits prononcés au nom du religieux, tout particulièrement au nom des trois religions monothéistes (islam, christianisme et judaïsme).
Caroline Fourest s'est fait une spécialité de clarifier et de mettre en lumière les grands débats comme les aime notre époque, mouvante et inquiète. Avec un talent unique, elle créée des concepts, les clarifie, et fournit ainsi une « boîte à outils » intellectuelle pour ceux qui se sentent malmenés ou perdus dans les violentes ruelles de la pensée. Ainsi, dans La tentation obscurantiste, Caroline Fourest ouvrait une voie d'analyse historique sur la gauche française : elle distinguait deux gauches, l'une fondée sur la résistance au nazisme ; l'autre fondée sur la lutte contre le colonialisme. Cette clé d'apparence simple n'a cessé de montrer sa force, et d'être reprise par tous. Depuis bientôt quatre ans, Caroline Fourest travaille sur une question majeure : l'agonie de l'universalisme - notre dernière utopie. Cette belle ambition, gravée dans le marbre de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, est battue en brèche. Pourtant, il n'existe pas de meilleur remède à la crise que connaît le multiculturalisme depuis le 11 septembre 2001, à force de tout tolérer au nom de la culture et du religieux. Cet enjeu dépasse largement l'aspect rhétorique. Il est au coeur de débats qui agitent quotidiennement le monde. Les Nations-Unies, le Canada, les Etats-Unis, l'Afrique du Sud, l'Australie, l'Inde, la Belgique, les Pays-Bas, la France... Dans tous les pays où le respect des minorités et le culte de la diversité progresse, on se déchire pour savoir comment concilier droit à la différence et respect des valeurs communes. Peut-on tout tolérer - l'excision ou l'infanticide - au nom des coutumes ? Faire passer le respect du voile avant l'égalité hommes-femmes ? Accepter des menus séparés dans les cantines ? Des créneaux non-mixtes dans les piscines ? Faut-il retirer les sapins de Noël des places publiques ? Reconnaître des arbitrages basés sur la charia ? Dans ce livre puissant, Caroline Fourest explique le « modèle français », admiré et controversé, le malentendu avec le monde « anglo-saxon ». Elle revient sur la Révolution française, la Constitution américaine, raconte le débat canadien sur les « accommodements raisonnables ». Elle rend clair, enfin, les termes qui nous font perdre la tête : communautaire, communautarisme, multiculturalisme, essentialisme, racisme, islamophobie, musulmanophobie... Et nous livre, à trente ans, le bréviaire courageux sur lequel rebâtir l'envie de faire société.
A vingt-trois ans, Inna Shevchenko est célèbre. Qui ne connaît ses yeux verts, ses cheveux blonds couronnés de fleurs, ses seins nus, peints de slogans noirs dénonçant les religions, les dictatures et la prostitution ? Pourtant, l'icône politique reste une énigme. Qui est vraiment cette élève brillante, éduquée par un père colonel dans l'Ukraine post-soviétique ? Comment a-t-elle découvert l'engagement politique au lycée, au moment de la Révolution orange, avant de se jeter à corps perdu dans le mouvement Femen ? Qui est cette femme battue et arrêtée cent fois, torturée en Biélorussie, fuyant son pays après avoir tronçonné une croix en soutien aux Pussy Riots ? Caroline Fourest a accompagné Inna dès le premier jour de son exil à Paris. Elle s'est engagée avec elle, parfois contre elle... Lors des combats de rue face à Civitas, pour sauver Amina en Tunisie. Paris serait-elle redevenue la capitale de la révolution ? Bien plus que le portrait d'une héroïne fascinante, ce livre raconte l'odyssée d'une frondeuse tourmentée, tentée par le nihilisme, qui exige en tout la liberté mais s'impose une vie de soldate. Dans ce récit haletant, tout est vrai : la solitude, la force d'âme, le goût un peu âcre de la vérité. Tour à tour enquêtrice, conseillère, amie, amoureuse et femme libre, Caroline Fourest raconte à la fois ses doutes, leurs combats et leur romance. Et pour la première fois, se livre.
Marine Le Pen, une candidate comme une autre ?À l'aube d'une élection présidentielle capitale, le cas Marine Le Pen divise : peut-on la considérer comme une candidate comme une autre ? N'est-elle qu'un visage plus jeune des idées de son père ou l'incarnation d'un nouveau nationalisme ? Qui est réellement cette femme qui fascine autant qu'elle révulse ? C'est à ces questions que Caroline Fourest a tenté de répondre en enquêtant sur sa vie : sa famille si singulière, sa jeunesse dans le sérail du FN, sa vie de château, les problèmes qu'ont pu lui causer son nom de famille, ses études d'avocate, son goût pour la fête, ses amitiés étonnantes, les coulisses de la conquête du parti jusqu'au passage de flambeau...Marine Le Pen, trop souvent perçue à travers l'image figée de commandeur taillée par son parti, n'aura plus aucun secret pour vous après la lecture de cette BD-enquête écrite par la journaliste Caroline Fourest (qui lui a consacré une récente biographie très complète publiée chez Grasset) et impitoyablement croquée par Jean-Christophe Chauzy.
Nous l'avons vue grandir à l'ombre d'un père qui a hanté notre vie politique pendant quarante ans. Elle a pris sa place mais refuse celle du diable. Avec sa blondeur, son sourire parfois dérangeant, la dureté de ses formules, sa voix incomparable, Marine Le Pen, a tout compris à son époque, se joue des médias et prend la lumière. Mais elle demeure une inconnue. Au sein de l'extrême droite, beaucoup lui reprochent un vocabulaire "politiquement correct", pensé pour faire "du chiffre électroral". A l'extérieur, il a suffi de peu d'efforts - se tenir à l'écart du pire - pour nous apparaître comme fréquentable. L'est-elle vraiment ? Pour répondre à cette question, il faut entrer dans la vie de Marine Le Pen, percer à jour ses motivations et savoir qui l'entoure vraiment. Décrypter son opération "dédiabolisation". Dévoiler son OPA sur la laïcité. Décortiquer son revirement sur l'économie. Pendant des mois, Caroline Fourest et Fiammetta Venner ont enquêté, disséqué, écouté. Témoins, anciens du FN, compagnons de route, stratèges de passage ou doctrinaires endurcis. Elles ont interrogé sans fard Marine et Jean-Marie Le Pen. Exhumé des documents, croisé les programmes, surfé sur les sites de toutes tendances et ont rassemblé les images de l'album de famille frontiste. Elles nous racontent les dessous d'un clan unique par son système de cour, ses rêves de grandeur et ses petits arrangements. Le Front National - que d'anciens militants accusent d'être surtout un "Front familial" - peut-il vraiment donner des leçons ? Son nouveau programme est-il si différent de l'ancien ? Marine Le Pen veut-elle "tuer le père" ? Ou le réhabiliter ? Changer le FN ou le faire gagner ? Désormais, nous savons.
Trois femmes extraordinaires séparées par quatre siècles. Un roman captivant sur la puissance des femmes et le pouvoir de la nature.2019. Kate fuit Londres pour se réfugier dans une maison délabrée dont elle a hérité. Avec son lierre dégringolant et son jardin envahi par les mauvaises herbes, ce havre de paix la protège de son compagnon violent. Kate sent toutefois qu'un secret s'y tapit... 1942. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, Violet est cloîtrée dans le grand domaine familial, étouffée par les conventions sociales. Elle vit avec le souvenir de sa mère, dont il ne lui reste qu'un mystérieux médaillon et une inscription étrange sur le mur de sa chambre. 1619. Altha connaît les secrets des plantes, savoir ancestral transmis de mère en fille. Nombreux sont les villageois à venir lui demander de l'aide. Pourtant, quand un fermier meurt piétiné par son troupeau, tous la pointent du doigt et l'accusent de sorcellerie.
Harcelée par les intégristes et leurs provocations, caricaturée et moquée dans les médias anglo-saxons, la laïcité est devenue un enjeu mondial et passionnel. On raconte n'importe quoi à son sujet. On lui fait dire aussi n'importe quoi. Il y a ceux qui voudraient la « toiletter », l'adapter à l'Islam, l'accommoder, l'ouvrir ou tout céder. Et ceux qui, au contraire, voudraient interdire le voile a la plage ou a l'universite . « Ni capitulation, ni persécution », disait Ferdinand Buisson, un des pères de l'école laïque. C'est la ligne de ce livre. Il répond aux faux-procès, dévoile la guerre culturelle menée par les partisans du modèle américain, retrace l'histoire de la loi de 1905 et de l'école laïque jusqu'à nos jours, éclaire les lignes de fractures, et propose un manifeste pour une politique réellement laïque, fidèle à l'esprit de la Séparation. Lucide, limpide et indispensable, cet ouvrage défend une vision combattive et équilibrée du modèle français de laïcité, qui n'est pas un glaive, mais un bouclier.
"Threatened by fanatics, censored by cowards, freethinkers on all continents continue to fight on all fronts to ensure the survival of an enlightened world. And the right to commit blasphemy plays a central role in their struggle." Caroline Fourest In the overwhelming emotional aftermath of the terrorist attack against Charlie Hebdo in Paris, Caroline Fourest reaches those who refused to "be Charlie" in the name of "responsibility", or concerns about "offending" or being seen as "islamophobic". In this ruthless and pedagogical analysis, Caroline Fourest looks into debates on freedom of speech. She also warns us about the risks associated with the globalization of bullying. She puts into perspective the breaking point between French secularism and Anglo-Saxon relativism, between the right to commit blasphemy and the calls for hatred, between Charlie and Dieudonné, and between laughing about terrorism and laughing with terrorists.
« Menacés par les fanatiques, censurés par les lâches, les esprits libres de tous les continents n'en finissent plus de se battre, sur tous les fronts, pour maintenir un monde éclairé. La lumière qui les guide s'appelle le droit au blasphème. » Caroline Fourest Après l'immense émotion qui a suivi l'attentat contre Charlie Hebdo, Caroline Fourest revient sur ces voix qui, au nom de la « responsabilité », de la peur d' « offenser » ou du soupçon d' « islamophobie », n'ont pas voulu « être Charlie ». Dans cet essai pédagogique sans concessions, elle recadre les débats sur la liberté d'expression et alerte sur les dangers d'une mondialisation de l'intimidation. Elle clarifie la ligne de fracture entre laïcité à la française et relativisme anglo-saxon. Entre droit au blasphème et incitation à la haine. Entre Charlie et Dieudonné. Entre rire du terrorisme, et rire avec les terroristes.
Parmi les collègues, la famille, les amis, les voisins, on a tous autour de nous des gens difficiles à gérer, mais souvent, un seul aspect de leur personnalité pose vraiment problème. Les comprendre, dans ce qu'ils font est essentiel pour les gérer au quotidien.
« Les hormones, la DHEA, le RU486, FKBP52 contre la maladie d'Alzheimer... Pour moi, faire de la recherche c'est trouver de nouvelles façons de soigner. Je m'accroche à un sujet quand j'ai le sentiment de pouvoir y apporter une solution. Et même si la grossesse ou le vieillissement ne sont pas des maladies, il me paraît important de donner à chacun les moyens de déterminer sa vie et sa santé. Je suis un médecin qui fait de la science. » Création Studio Flammarion
« Les hormones, la DHEA, le RU486, FKBP52 contre la maladie d'Alzheimer... Pour moi, faire de la recherche c'est trouver de nouvelles façons de soigner. Je m'accroche à un sujet quand j'ai le sentiment de pouvoir y apporter une solution. Et même si la grossesse ou le vieillissement ne sont pas des maladies, il me paraît important de donner à chacun les moyens de déterminer sa vie et sa santé. Je suis un médecin qui fait de la science. » Création Studio Flammarion
Peut-on être de gauche, progressiste et même utopiste, sans avoir à choisir entre la lucidité et l'ambition, face aux crises que nous traversons ? Dans notre monde en ébullition, tous les choix ne se valent pas. Intégrismes, racismes, blasphème, laïcité, crise du multiculturalisme, crise financière, écologie, régulation de la finance, Europe politique, nucléaire, conflit israélo-palestinien, printemps démocratique, hivers islamistes, justice sociale et fiscale... Ce sont ces enjeux que Caroline Fourest a su aborder de front et disséquer dans ses chroniques, qui témoignent d'un regard à la fois progressiste, lucide et courageux. Sur les grandes décisions à prendre, et peut-être plus encore sur les routes hasardeuses qu'il faut absolument éviter...
T'as déjà pris l'Orient-Express, toi ? Jamais ? Alors t'as tout raté ! Tu sais qu'il s'en passe des choses dans ce train de rêve ? Et pas seulement celles que tu crois. Des choses que t' en reviendras pas. Je connais des tas de mecs qui n'en sont pas revenus. Qui n'en reviendront jamais ! Cela dit, la baronne Van Trickhül ne le prend pas à chacun de ses trajets. En voilà une, je te la recommande ! La Matrone des Sleepinges, je l'appelle. Au retour, j'ai essayé de compter les macchabées jalonnant sa route ; comme j'avais pas de calculette, j'y ai renoncé. Mais lorsque t'auras terminé la lecture de cette épopée ferroviaire, tu pourras t'y coller, si ça t'amuse. Si on te filait dix balles par tête de pipe, t'aurais de quoi prendre l'Orient-Express à ton tour. Auquel cas tu devrais faire poinçonner ton bifton plutôt que ta tronche !
Le catholicisme donne parfois le sentiment d'avoir réussi son aggiornamento. Pourtant, les années Jean-Paul II et Benoît XVI sonnent comme une revanche : celle des intransigeants. En l'espace de deux pontificats, les voilà devenus les nouveaux soldats du Vatican au détriment des ordres anciens et plus encore des catholiques modernistes. Jusqu'où ira ce virage ? Jusqu'à faire du concile de Vatican II une parenthèse ? Jusqu'à Vatican moins II ? C'est ce qu'ont voulu savoir Caroline Fourest et Fiammetta Venner en enquêtant sur les relations complexes qu'entretient Rome avec trois courants sulfureux du catholicisme contemporain : l'Opus Dei, la Légion du Christ et les traditionalistes.
Elles défendent les droits des femmes, la liberté d'expression, et critiquent sans ménagement l'intégrisme. Taslima Nasreen vit en exil, menacée de mort par les fous de Dieu. Caroline Fourest a subi l'insulte et l'intimidation mais se sent protégée par la laïcité. Elles ne sont pas d'accord sur tout, mais elles s'accordent pour le dire haut et fort : face au fanatisme, la meilleure arme reste de parler librement, sans peur ni tabous. Les religions sont-elles les ennemies des femmes ? L'islam est-il fondamentalement intégriste ? Peut-on se battre sans être trahie par la gauche ni instrumentalisée par la droite ? Le multiculturalisme est-il l'allié objectif de l'intolérance ? Faut-il démocratiser ou séculariser en premier ? L'humanisme a-t-il un avenir ? Avec la liberté de ton qu'on leur connaît et une lucidité tranchante, Taslima Nasreen et Caroline Fourest confrontent leurs vécus et leurs analyses. Des conversations inédites, profondes et passionnantes.
De part et d'autre des périphériques et des rocades, deux france s'invectivent. La France qui a peur ne veut voir dans celle des cités que délinquants, islamistes et graines de terroristes insolubles dans la République. Cette France qui fait peur, trop souvent laissée pour compte, hurle à la discrimination, au racisme et à l'"islamophobie". Dans cette cacophonie de lieux communs, personne ne s'entend, car personne n'écoute, chacun se contentant de projeter sur l'autre ses fantasmes et ses préjugés, ses angoisses et ses frustations. Résultat : le contrat social qui a fait de la France un pays de mélanges et de rencontres bat sérieusement de l'aile. Pour éviter qu'il ne finisse en miettes, Caroline Fourest propose une remise à plat radicale des idées reçues qui prospèrent de part et d'autre. Systématiquement, avec rigueur et impartialité, elle les recense, les décortique et les analyse : - La France est-elle victime de l'islamisation ? - la polygamie est-elle responsable des émeutes de novembre 2005 ? - La presse est-elle "islamophobe" ? - La France est-elle raciste ? - La justice est-elle laxiste ? - Deux poids, deux mesures ? - Le modèle anglo-saxon fonctionne-t-il mieux ? Sans fantasmes ni angélisme, Caroline Fourest répond aux questions des Français. De tous les Français. Ceux qui risquent de céder aux amalgames. Et ceux qui risquent de répondre aux amalgames par d'autres amalgames.
Une gauche qui, au nom du passé colonial de la France, devient antisioniste. Parfois antisémite. Et finit même par soutenir sans réserve les islamistes. Des féministes qui défendent le voile au nom de la liberté des femmes, ou qui traitent d'autres féministes de « racistes » parce qu'elles refusent de militer pour un « féminisme avec l'islam ». Des altermondialistes qui, parce qu'ils haïssent Bush et l'Amérique, forment des collectifs avec les prêcheurs de haine. De la Conférence de Durban à la pétition des « indigènes de la République » en passant par le débat sur les signes religieux à l'école et les forums sociaux européens de Londres (où l'un des responsables d'ATTAC se fit huer pour avoir défendu la laïcité à la française), la gauche associative a perdu tous ses repères. Au nom des mêmes valeurs et des mêmes mots, au nom du féminisme, de la laïcité, de l'égalité, du progrès, au nom de l'anti-racisme, deux gauches s'opposent aujourd'hui. Jusqu'à ne plus se reconnaître. Jusqu'à ne plus participer aux mêmes manifestations. Jusqu'à se haïr. Jusqu'à reconsidérer une histoire qui traverse le vingtième siècle. Caroline Fourest, engagée depuis toujours contre les extrémismes (Front National, homophobie, racisme, antisémitisme), à travers ses livres, et sa revue ProChoix, est au c½ur de ce débat. Les associations avec qui elle militait hier pour le PaCS et contre les intégristes chrétiens... sont parfois aujourd'hui pour le voile et aux côtés des intégristes musulmans. Elle refuse ce piège. Elle pense qu'on peut être laïque et tolérant. Préférer une femme libre à une femme en burqa. Sans pour autant être « islamophobe » ou pro-Bush. Comme semble le penser une certaine gauche aveugle au point de rejouer la complainte des « idiots utiles ». Inlassablement et selon la méthode éprouvée de son Frère Tariq, Caroline Fourest se fait pédagogue et pamphlétaire. Elle cite, enquête, contredit, récuse : pour qu'une certaine gauche renonce à cette nouvelle tentation totalitaire.
Tariq Ramadan reproche à ses contradicteurs de ne pas le lire, de ne pas l'écouter, et de l'accuser à tout propos de tenir un double langage. Or Caroline Fourest l'a lu, mais aussi décrypté. Elle raconte d'abord l'arrivée de Ramadan dans les banlieues françaises ; le soutien des réseaux « frères » ; la passion qu'il suscite très vite dans les médias ; l'alliance inespérée avec les partisans du dialogue entre les religions et les tenants de la laïcité dite « ouverte » ; les premières inquiétudes des fins connaisseurs de l'Islam ou des chrétiens amoureux du monde arabe. Héritier de la pensée des Frères musulmans, quoiqu'il s'en défende à l'occasion, Tariq Ramadan a toujours eu une mission claire : témoigner de son combat, de façon prosélyte et au nom de cet héritage, auprès des musulmans européens. Le débat sur la laïcité et la multiplication des face-à-face télévisuels, s'ils ont fait de Ramadan une star médiatique, n'ont pas permis de mettre au jour sa stratégie et le sens caché de ses discours. Caroline Fourest a donc acheté tous ses livres, toutes ses cassettes, s'est procuré sur internet l'ensemble de ses cours, et certaines conférences qui se vendent sous le manteau. Elle les a été étudiés, relus, et traduits en français. Le résultat laisse pantois, balayant toutes les questions de l'islam aujourd'hui (théologie, rôle de la femme, loi islamique, traditions coraniques, vêtements, etc). Car Ramadan est habile et multiple : finesse du positionnement, réécriture sémantique - fruit d'années d'entraînement pour rendre audible et passionnant ce qui est, sur le fond, est une entreprise de conquête politique vieille comme le monothéisme. On est loin de la démogagie efficace qui fait le succès des évangélistes américains. Le discours de Ramadan produit une illusion - celle d'un musulman réformateur, adepte d'un Islam pacifié et soluble dans la laïcité, alors qu'il s'agit d'un islamiste en guerre contre la modernité occidentale. Une ambiguïté qui permet à « Frère Tariq » de servir de passerelle entre les théologiens musulmans les plus radicaux et le mouvement altermondialiste. Tariq Ramadan a aussi un talent particulier : sa radicalité onctueuse annihile tout ce qui pourrait entraver la progression des réseaux islamistes. Il séduit une partie de la gauche anticolonialiste et de nombreux journalistes qui deviennent implicitement des alliés. Il transmet à la gauche laïque et antiraciste des termes comme "islamophobes", pensés par les islamistes, et destinés à faire passer toute critique de l'islamisme pour du racisme. Enfin, il parle au nom des musulmans européens à la place des musulmans libéraux... Très clairement, Ramadan vise la mise en place de l'Internationale islamiste rêvée par son grand père, Hassan Al Banna. Non pas tant pour renverser les gouvernements occidentaux que pour faire de l'Occident une plaque tournante de la résistance aux dictatures dans les pays arabes, notamment l'Égypte qui a martyrisé et persécuté sa famille. Quitte à transformer les musulmans occidentaux en instruments, et en éternels exilés. Quitte à provoquer dans la société française une fracture systémique.
Depuis le 11 septembre 2001, le monde vit dans la hantise du terrorisme musulman. Mais ce traumatisme n'a pas permis une réflexion en profondeur sur l'origine de ce terrorisme : l'intégrisme. Quand il l'a fait, le monde occidental a voulu se persuader que seul l'islam pouvait susciter la barbarie. Ce qui a le mérite de rassurer et d'accréditer la thèse du « choc des civilisations ». Caroline Fourest et Fiammetta Venner se sont plongées dans les documents, les témoignages, les interviews et les textes sacrés. Elles apportent un cinglant démenti à cette illusion en démontrant que, sur bien des points (comme les droits des femmes, la sexualité, l'intolérance culturelle ou la violence), le monde dont rêvent les intégristes musulmans ressemble à s'y méprendre à celui prôné par les intégristes juifs et chrétiens. Mieux, malgré les apparences d'un choc des religions, leurs actions convergent vers un monde toujours plus instable et de moins en moins sécularisé dont tous profitent. La véritable ligne de fracture, loin d'isoler l'Islam du « reste du monde », pourrait surtout séparer partout dans le monde les démocrates des théocrates - autrement dit, les partisans d'une cité ouverte, tolérante et protectrice des libertés individuelles -, des intégristes, fondamentalement d'accord pour prendre la laïcité sous les tirs croisés de leurs fanatismes. Ce livre analytique par son ton et sa méthode, mais explosif par les questions qu'il soulève et les réponses qu'il apporte, est un signal d'alarme pour tous les défenseurs des libertés et de la laïcité.