Alain Bouvier
Alain Bouvier
Après cette longue période de crise sanitaire, le moment est venu d'envisager l'école du futur proche. La première partie de cet essai fait un point sur l'absence totale de retours d'expériences, sur les deux mantras de l'ancien ministre Jean-Michel Blanquer, sur un intéressant « effet parents », sur la désorganisation de l'école française et sur le désamour croissant pour le métier d'enseignant. En partant des contraintes que fait encore peser la situation sanitaire, dans la seconde partie, l'auteur propose des changements pour l'école. Il envisage l'avenir du numérique, les types d'école hybride, l'inévitable évolution de la forme scolaire, une autre organisation du système éducatif, pour qu'il soit moins bureaucratique, et la nécessité d'un nouveau métier d'enseignant. Un épilogue offre une prise de recul sur une série d'idées reçues proches de fake news. Un livre d'un grand spécialiste de l'éducation, pour construire l'avenir de l'école, notre avenir.
L'actualité du système éducatif français est en ébullition depuis plusieurs années. Cette constante effervescence a inspiré à l'auteur une série de remarques.Une partie d'entre elles concernent le pilotage du système (réforme du Brevet, Parcoursup, laïcité, enseignement professionnel, Baccalauréat, maternelle, privatisation de l'école), les autres relèvent de la réalité du terrain (décrochage scolaire, aide aux devoirs, abaya...) et de la variété des situations. Ces observations sont accompagnées d'une réflexion sur le métier d'enseignant, en France et plus largement dans le monde, ses enjeux et ses nécessaires évolutions. Une école française, apprenante et humaniste, rêve de l'auteur, est-elle si utopique ? Alain Bouvier, ancien recteur, a été membre du Haut conseil de l'éducation, du Comité parlementaire de suivi de la Loi Peillon et rédacteur en chef de la Revue internationale d'éducation de Sèvres. Il est président d'honneur de l'Association française des acteurs de l'éducation (AFAE), membre de plusieurs comités scientifiques internationaux, professeur émérite en sciences de gestion de l'université de Poitiers et, actuellement, professeur associé à l'université de Sherbrooke et co-directeur de la collection « Profession cadre Service public » qu'il a créée.
Les systèmes éducatifs contemporains sont sous l'influence des évolutions internationales, des réformes politiques et administratives des pays, des enquêtes et des palmarès, des logiques de résultats et de performances, des pressions sociales, économiques et culturelles, des groupes organisés... Se pose aussi, à chaque système éducatif, la question de sa gouvernance, des régulations et de l'utilisation d'outils plus ou moins nouveaux du management public. À partir d'exemples concrets, cet ouvrage montre les sources de la gouvernance, il s'interroge sur le rôle de l'État en Europe et sur les types de régulations pratiquées dans les fonctions publiques en France, en particulier dans l'Éducation nationale.
La crise provoquée par la Covid-19 a affecté tous les systèmes éducatifs qui ont chacun répondu à leur façon. Celle-ci tient à l'histoire du pays, sa culture et ses traditions. Pendant 20 mois, le système éducatif français a connu de multiples changements brutaux. Ce livre observe le système éducatif français. Il n'est à charge ni contre le ministre, ni contre les groupes organisés. Sur la base de données factuelles publiques, il n'épargne personne. Le texte s'emploie à traquer sans concession les bureaucraties ministérielle et syndicale, souvent complices. Il est indéniable que la crise sanitaire nous a légué une école hybride. Pratiquant l'ironie, l'auteur, qui se dépeint comme un mocking bird, s'adresse à un large public qui trouvera dans ce livre ce qu'il vit au quotidien dans ses rapports à l'école française
Comment concevoir et accompagner les changements dans une organisation pour la rendre plus performante ? Depuis une vingtaine d'années, le management s'enrichit d'approches qui s'intéressent aux modes de fonctionnement des systèmes, à la manière de résoudre les problèmes, à l'intelligence collective..., autant d'idées au coeur d'une pratique nouvelle de la gouvernance.Cet ouvrage analyse l'apport des problématiques des sciences cognitives au renouvellement du management et expose concrètement les méthodes pour organiser un système afin qu'il devienne « apprenant ». Ou comment manager par l'intelligence.
L'art est la chair de la vie. Il incarne la vie intérieure comme renonciation. L'art est en effet la réalité même de l'affect en tant que ce dernier s'annonce comme étant, dans son essence universelle, à la fois aspiration et renoncement à l'absolu.C'est cette thèse que le philosophe Patrice Guillamaud avait déjà défendue à propos du cinéma et qu'il développe ici à propos de l'ensemble des différents arts. Il s'agit ainsi d'un nouveau système des Beaux-Arts.Celui-ci met en évidence les différentes essences de l'art à partir des différentes manières dont celui-ci fait participer la vie aux différentes sphères de la réalité que sont notamment la pensée, la nature et l'histoire.De la littérature à la musique, en passant par la peinture et l'architecture, l'art est la vie comme renonciation. De Proust à Schnberg, de Botticelli au Corbusier et de Dostoïevski à Beckmann, c'est la même essence universellede la vie qui se livre dans chacune des grandes oeuvres de l'art.Agrégé de philosophie et docteur, Patrice Guillamaud enseigne en khâgne.Ses principaux ouvrages sont L'Essence de la renonciation (2014), Le Cinéma et la renonciation (2015), La Femme, l'esclave et le génie (2016).