Alain Bonnet
Alain Bonnet
Telle une invitation à explorer des horizons inconnus, "La rivière invisible" débute dans un quartier populaire, puis plonge dans l'Algérie des années tumultueuses précédant son indépendance. De là, il vous transporte sur les pentes chargées d'histoire de la Croix-Rousse, avant de vous entraîner à travers différents pays. Chaque destination devient la vôtre, et les destinées des personnages vous appartiennent. Ce périple se métamorphose en une odyssée intérieure, une découverte de vos propres territoires intimes, prêts à être dévoilés. À PROPOS DE L'AUTEUR Alain Bonnet a traversé plusieurs vies en une seule existence, depuis ses premiers pas hésitants jusqu'aux horizons qui s'ouvrent vers l'inconnu. Grâce à ses multiples expériences, il partage dans son livre un chemin vers la découverte de soi.
Qui suis-je ? Qui suis-je vraiment ? Comme chacun-e, Absalom se pose la question. L'Inde où il se rend lui apportera-t-elle la réponse ? Il aura à affronter des évènements d'une noirceur extrême auxquels il sera mêlé à son corps défendant ; c'est dans ce contexte qu'il fera plusieurs rencontres déterminantes, celles de Clara et de Mirabaï. "L'Autre Chose" qui l'avait conduit dans ce pays fascinant se révèlera-t-elle à lui, ses amis pénétreront-ils le mystère qu'il incarne ?
Où apprenait-on à peindre à Paris au XIXe siècle ? Cette question pourtant cruciale n'a jusqu'a maintenant guère été approfondie par les historiens de l'art dont l'attention était surtout tournée vers le fonctionnement de l'École des beaux-arts. Or les classes de peinture n'y furent introduites qu'en 1863. De la fin du XVIIIe siècle à 1863, c'est dans l'espace hybride des ateliers privés d'enseignement, entre ancienne cellule artisanale et structure académique, que s'inventent et se développent de nouvelles approches du métier de peintre. Au-delà des aspects techniques et esthétiques, c'est le statut même des artistes qui se redéfinit à l'aune d'une autonomie inédite. Le caractère professionnel des formations se précise, tandis que la relation entre le maître et l'élève gagne en complexité. Si la nostalgie du lien intime entre patron et apprenti de l'Ancien Régime apparaît comme un leitmotiv de la réflexion artistique, la situation nouvelle des ateliers privés favorise l'émancipation des jeunes peintres par rapport à l'autorité du maître. La liberté nouvelle face aux modèles, à la fois source d'angoisse et d'enthousiasme, transforme ainsi les ateliers privés en laboratoires expérimentaux de la modernité.
Faire des recherches fondamentales sur la radioactivité et étudier ses effets sur les organismes vivants : le but conjoint de l'Université de Paris et de l'Institut Pasteur permit au début du XXe siècle le croisement de deux itinéraires d'exception, celui de Marie Curie, la physicienne deux fois nobélisée, et de Claudius Regaud, l'histologiste devenu un spécialiste de l'action des radiations ionisantes sur les tissus. Ces deux chercheurs exceptionnels favoriseront l'émergence d'un modèle institutionnel associant la physico-chimie et le biomédical, qui suscitera plus tard un intérêt international. Habile expérimentateur, Regaud identifia clairement la radiosensibilité des cellules souches, mère de toutes les autres, et la latence des lésions cellulaires transmissibles aux descendants. Visionnaire, il eut la remarquable intuition du rôle du noyau cellulaire comme cible élective des radiations et a souligné l'importance du facteur temps dans les effets de l'irradiation. Son travail d'observation et son implication amenèrent le chercheur à devenir thérapeute ; il devint par là-même le héraut d'une radiothérapie anti-cancéreuse scientifique. Co-directeur, avec Marie Curie, de l'Institut du radium (qui deviendra l'Institut Curie), Claudius Regaud a manifesté toute sa vie un intérêt militant pour les aspects sociaux, tant pour la transmission des savoirs que pour l'organisation sanitaire dans la France de l'entre-deux-guerres.