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Ouidah, 1892 : de comptoir florissant de la traite transatlantique à ville fantôme sous domination française. Trajectoire d’une ville coloniale retrace le destin brisé d’une cité africaine, entre commerce, pouvoir et déclin irréversible.
Avec le recul des Européens dans la traite, Ouidah accueille de nombreux Afro-Brésiliens qui participent à la reconversion de l'économie locale vers le commerce de l'huile de palme. Ce commerce attire l'intérêt des puissances européennes, qui voient en Ouidah un enjeu stratégique. La ville est annexée par la France en 1892.
Sous administration coloniale, Ouidah perd son dynamisme au profit de Porto-Novo et Cotonou. Les priorités coloniales et les crises économiques de l'entre-deux-guerres entraînent son déclin, devenu irréversible dans les années 1950.
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person_edit À propos de l'auteur
Valère Sogbossi est un historien spécialiste de l’Afrique subsaharienne et des dynamiques coloniales. Ses travaux portent notamment sur les transformations économiques et sociales des sociétés africaines sous l’effet de la colonisation. Publié aux Éditions L’Harmattan, Trajectoire d’une ville coloniale s’inscrit dans une démarche rigoureuse d’analyse des héritages et des ruptures induits par la domination européenne. Son approche, à la fois documentaire et critique, en fait une référence pour comprendre les trajectoires urbaines en contexte colonial.
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