Solo tu, le dernier roman de Philippe Fusaro, est un parfait condensé de son talent. Libraire et écrivain, il y écrit des livres délicats ayant tous pour décor l’Italie, et ce nouveau titre ne déçoit pas : une plongée dans les années 1980, entre Rome et les Pouilles, où la mélancolie le dispute à la lumière.
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Solo tu
Plongez dans Solo tu, le roman envoûtant de Philippe Fusaro, où la mélancolie romaine des années 1980 rencontre la lumière éclatante des Pouilles. Une histoire de renaissance, d'amitié et de tendresse, entre un dandy usé et une famille improbable.
Mais, quand la jeune femme lui propose de les retrouver pour boire un café le lendemain, avant leur départ dans les Pouilles, il ne dit pas non. Et ne décline pas non plus son invitation d'aller les voir en septembre : « il fera bon et la mer sera encore chaude, lui dit-elle. Cela te fera du bien. Avec Giacomo, nous allons te remettre sur pied. » Et se remettre sur pied, il en a bien besoin : ses réveils, dans les brumes de l'alcool, sont de plus en plus difficiles, de même que ses regrets sont lancinants, d'avoir raté un nouveau départ avec Nico, une fille solaire, qu'il n'a pas su aimer.
Le voilà à Polignano a Mare, balcon sur l'Adriatique, dans la lumière éclatante d'un été qui semble ne jamais vouloir finir. Giacomo l'a accueilli en se jetant à son cou, Carmela ¿ qui à Rome avait spontanément accordé sa confiance au fêtard invétéré dont la réputation le précédait ¿ lui ouvre grand les portes de sa maison suspendue sur la mer. Le père du petit garçon a fait ses valises, et les nouveaux colocataires vont bien vite trouver leur place dans le trio indéfectible qu'ils vont former, tissé de complicité, de tendresse et d'une grande pudeur. Ils sont bientôt rejoints par Corrado, le libraire de la petite ville, un merveilleux autodidacte avec qui l'entente est immédiate. Les rires, les cafés du matin, les dîners tardifs, les plongeons dans la grande bleue rythment les journées, le temps s'étire. Et si Gianni finit par rentrer à Rome, pour « régler des affaires », il promet de revenir.
Quand, trois saisons plus tard, il retrouve ses comparses, un vent mauvais s'est levé, et il faudra bien la force de leurs liens pour l'affronter. Avec une remarquable intelligence de ses personnages et une extrême délicatesse, Philippe Fusaro nous entraîne alors vers un dénouement aussi poignant qu'inattendu, qui nous laisse sur la crète de l'émotion, au diapason de ce lieu âpre et lumineux qu'on rêve de ne jamais quitter.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Philippe Fusaro, né en 1971, est un écrivain et libraire français d’origine italienne. Son œuvre, souvent inspirée par l’Italie et ses paysages, explore avec sensibilité les thèmes de l’exil, de la mélancolie et de la renaissance. Après avoir dirigé la librairie L’Oiseau Siffleur à Valence, il publie Solo tu en 2026, un roman qui confirme son talent pour mêler littérature contemporaine et évocation poétique des lieux et des émotions. Ses livres, salués pour leur délicatesse et leur profondeur, s’inscrivent dans la tradition des récits à la fois intimes et universels.
newsmode Revue de presse
Cette mélancolie, c’est celle que promène de livre en livre et avec une grâce infinie Philippe Fusaro. Solo tu est comme le condensé de son art. Tout ce qui chez d’autres serait complaisant et artificiel trouve ici des accents de profonde vérité.
Au tournant des années 1980, Rome pulse encore au rythme des boîtes, des cigarettes fines et des lendemains pâteux. Solo tu s’installe dans ce décor avec une précision de reporter et une mélancolie de cinéaste. Le Piper Club, via Tagliamento 9, demeure inchangé depuis ses débuts en 1965… le Piper reste le Piper.
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