Poèmes aristophanesques
Découvrez l’audace mordante de Poèmes aristophanesques, où Laurent Tailhade, maître de la satire et de l’invective, croque la bourgeoisie, le clergé et les travers de son époque.
- Seule réfection tolérée aux croyants -
Enjolivent de certains rots édifiants
La constipation des personnes pieuses.Dans l'omnibus aucunement blasphématoire
Montent force nonnains, coiffes et canezou,
Et c'est un air de deuil en les boutiques où
Sourit la poire du Bienheureux Peyreboire.Quelques petits enfants, - dirai-je masturbés -
Vers Saint-Sulpice, et leurs maîtres, larges abbés,
Du goguenot prochain éjouissent la vue :Et, près d'eux, obstruant le degré colossal,
Un homme-affiche avec cette annonce imprévue :
« Concert spirituel à Tivoli Vaux-Hall.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Poète, polémiste et figure majeure du mouvement anarchiste et symboliste, Laurent Tailhade (1854–1919) a marqué la littérature française par son esprit provocateur et son style satirique. Né dans une famille bourgeoise, il rompt avec son milieu pour embrasser la vie bohème et la cause libertaire, devenant l’un des pamphlétaires les plus redoutés de son époque. Proche de Verlaine et des cercles décadents, il publie des recueils comme Au pays du mufle ou Poèmes aristophanesques, où il dénonce avec verve la bourgeoisie, le clergé et les injustices sociales. Son œuvre, à la fois poétique et polémique, reste un témoignage vibrant de l’audace littéraire du début du XXe siècle.