Dans Nos mères meurent, l’autrice, compositrice et interprète Isabelle Rivest donne voix à une douleur complexe, voire sinueuse, à nommer : celle de perdre quelqu’un qui est encore en vie. Le récit se construit comme un collage fragile, entre souvenirs, lettres et dialogues. Loin de chercher la cohérence, le texte épouse l’éclatement du réel, celui du deuil blanc et des repères qui se dérobent.
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Nos mères meurent
Quand Francine, 63 ans, s’efface dans la démence, sa fille Isabelle Rivest tente de la retenir par les mots.
Francine, 63 ans, disparait de façon fulgurante dans la démence. Isabelle, sa fille, traverse le deuil blanc. Les écrits laissés par Francine au cours de sa vie sont pour Isabelle autant de petits cailloux à suivre pour emprunter le chemin de leur récit, entre les Îles-de-la-Madeleine et l'Abitibi-Témiscamingue. Si disparaitre pèse beaucoup plus lourd que de mourir, ce texte nous ramène à l'inéluctable et au vivant, à l'impermanence et la pérennité des choses. Embrassant l'hybridité des genres et des émotions, alternant entre la narration, la correspondance, le dialogue, les chansons reprises en choeur, les autrices livrent un récit à quatre mains qui ose défier la mort.
Isabelle Rivest
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Isabelle Rivest est une autrice, compositrice et interprète originaire de l’Abitibi-Témiscamingue. Détentrice d’un baccalauréat en enseignement du français et d’une maîtrise en éducation, elle œuvre aussi dans le domaine de la pédagogie universitaire. Son œuvre Nos mères meurent, saluée par la critique, mêle littérature, théâtre et musique pour explorer des thèmes universels comme la mémoire, la perte et la résilience. En 2026, elle reçoit le Prix du CALQ – Artiste de l’année en Abitibi-Témiscamingue pour ce livre, qui marque un tournant dans sa carrière pluridisciplinaire.
newsmode Revue de presse
Nos mères meurent ne se veut pas un livre de deuil. C’est une ode à la délinquance et un hommage à l’expression qui fait partie de l’ADN familial. Francine Turbide, la mère d’Isabelle, était une écrivaine publique, dont le talent d’écriture était mis au service des autres. Isabelle, confrontée à cette perte, a voulu lui offrir un baume, une sorte de guérison par les mots.
« Rares sont les artistes capables de s’exprimer avec autant de conviction dans un registre artistique aussi vaste que celui d’Isabelle Rivest. Sa plus récente œuvre, Nos mères meurent (et nous n’y pouvons rien), a d’ailleurs reçu un accueil critique exceptionnel. »
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