Extrait de Marcel, premier dialogue de la cité harmonieuse
Date de parution
4 septembre 2013
Éditeur
Manucius
Collection
LIEUX D'UTOPIES
Caractéristiques techniques
Langue
Français
Pages
98 Pages
Taille du fichier
1.2 MB
ISBN 13
9782845783010
Format
Epub
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Marcel, premier dialogue de la cité harmonieuse
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À l'issue d'un long entretien avec son ami Marcel Baudouin, "à Orléans, le dimanche 7 juin 1896", Péguy jette les bases de la construction utopique qui deviendra un an plus tard, après la mort brutale de son ami - dont il épousera bientôt la soeur - l'ouvrage intitulé Marcel, premier dialogue de la cité harmonieuse. C'est une des oeuvres les plus étonnantes de toute la littérature utopique, et l'une des plus insolites de Péguy. Ce n'est pas un "dialogue" - mais une succession de courts paragraphes, séparés par des blancs qui semblent être mis là pour marquer l'absence du grand ami disparu ; et ce "premier" sera le dernier, puisque Péguy ne donnera aucune suite.
Dans cette oeuvre d'une extrême simplicité - presque toutes les phrases sont construites avec les seuls verbes "être" et "avoir" - Péguy procède par négations, inhabituelles en Utopie : si l'on comprend qu'il faille éliminer rivalités, haines, jalousies, mensonges et guerres, il est surprenant de voir que la Cité de Péguy ne se veut ni charitable ni juste, et qu'elle rejette égalité, mérite, émulation, renommée, gloire. Le principe de base est l'harmonie, mais toute relative : la Cité du Marcel ne sera pas "toute harmonieuse", mais seulement "la mieux harmonieuse" possible. Après avoir assuré la vie corporelle des citoyens, en recourant à un travail minimum à la charge des seuls hommes adultes et valides (trois à quatre heures par jour suffiront, précise Péguy dans son article "De la cité socialiste" - la semaine de vingt heures !), la Cité se préoccupera avant tout de la vie intérieure et du travail désintéressé, et mettra au premier plan l'art, la science et la philosophie. Surtout, elle sera ouverte à tous, sans aucune distinction possible, comme l'affirme le principe premier du livre : "La cité harmonieuse a pour citoyens tous les vivants qui sont des âmes."
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Dans cette oeuvre d'une extrême simplicité - presque toutes les phrases sont construites avec les seuls verbes "être" et "avoir" - Péguy procède par négations, inhabituelles en Utopie : si l'on comprend qu'il faille éliminer rivalités, haines, jalousies, mensonges et guerres, il est surprenant de voir que la Cité de Péguy ne se veut ni charitable ni juste, et qu'elle rejette égalité, mérite, émulation, renommée, gloire. Le principe de base est l'harmonie, mais toute relative : la Cité du Marcel ne sera pas "toute harmonieuse", mais seulement "la mieux harmonieuse" possible. Après avoir assuré la vie corporelle des citoyens, en recourant à un travail minimum à la charge des seuls hommes adultes et valides (trois à quatre heures par jour suffiront, précise Péguy dans son article "De la cité socialiste" - la semaine de vingt heures !), la Cité se préoccupera avant tout de la vie intérieure et du travail désintéressé, et mettra au premier plan l'art, la science et la philosophie. Surtout, elle sera ouverte à tous, sans aucune distinction possible, comme l'affirme le principe premier du livre : "La cité harmonieuse a pour citoyens tous les vivants qui sont des âmes."
Charles Péguy
Charles Péguy, né le 7 janvier 1873 à Orléans (Loiret), mort pour la France le 5 septembre 1914 à Villeroy (Seine-et-Marne) durant la Première Guerre mondiale lors de la bataille de l'Ourcq, est un écrivain, poète, essayiste et officier de réserve français. Il est également connu sous les noms de plume de Pierre Baudouin, Jacques Daube, Pierre Deloire et Jacques Lantier.
Intellectuel engagé, Péguy est un militant socialiste libertaire, anticlérical, puis dreyfusard. Il se rapproche à partir de 1908 du catholicisme et compose des mystères et des poèmes d'inspiration religieuse comme La Tapisserie de Notre-Dame (1913).
Disciple des « hussards noirs de la république » (expression dont il est l'auteur), défenseur de la « mystique républicaine », il est l'auteur d'essais comme Notre Jeunesse (1910) ou L'Argent (1913) où il exprime ses préoccupations sociales et son rejet de l'âge moderne et de ses conventions.
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Code produit : 9782845783010
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4 septembre 2013
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Manucius
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