Peu de formes théâtrales donnent encore à voir Shakespeare comme un poète. [...] Les meurtres et les manigances ne sont chez le dramaturge que la face immergée d’une métaphysique foudroyante, métaphysique dont le Macbeth de Silvia Costa se saisit magnifiquement. L’impression rare d’avoir retraversé une œuvre connue par cœur dans un état d’inconnaissance ne nous a pas lâché.
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Écosse, XIe siècle. Macbeth, général victorieux, se voit prédire un destin royal par trois sorcières. Sous l’influence de Lady Macbeth, il bascule dans une spirale de sang et de folie pour s’emparer du trône.
Et voilà que du jour au lendemain, une ténèbre tombe. Comme si un télégramme du diable était arrivé. Un mot : Tue ! Une idée horrible vient frapper à la porte de sa pensée. Pensée ? Même pas. C'est comme si la peste avait frappé à la porte de son château. Une seconde d'hésitation. Une seconde ? Même pas. C'est comme s'il avait déjà ouvert la porte avant d'ouvrir. Comme si quelqu'un avait précédé son mouvement.
Le mal est juste derrière la porte. Vous l'entendez hurler. Macbeth n'aurait jamais dû penser à ouvrir la porte. Trop tard frappe comme la foudre. Attention ! Nous ne devrions jamais laisser les Macbeth ouvrir la porte, pensons-nous. Le mal est prêt. Il n'attend que cet instant. Attention ! Le mal est sans arrêt. Vous êtes prévenus ? »
Hélène Cixous
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
William Shakespeare (1564–1616) est considéré comme le plus grand dramaturge de la littérature anglaise et l’un des écrivains les plus influents de l’histoire. Né à Stratford-upon-Avon, il a écrit près de 40 pièces, dont Hamlet, Roméo et Juliette, Othello, et Le Roi Lear, ainsi que des sonnets célèbres. Macbeth, tragédie écrite vers 1606, illustre son génie pour mêler profondeur psychologique, tension dramatique et réflexion métaphysique. Son œuvre, traduite dans le monde entier, continue de marquer la culture et la langue, au point que l’anglais est souvent surnommé « la langue de Shakespeare ».
newsmode Revue de presse
Macbeth est l’une des plus complaisamment noires de Shakespeare, avec Titus Andronicus. [...] Un Macbeth qui n’aurait besoin de convoquer aucun spectre, puisque tous les personnages seraient déjà des fantômes. [...] Ce ne serait ainsi plus le seul Macbeth et sa femme qui basculeraient dans le délire, mais le monde sur scène qui serait engendré par l’irrationnel.
Ce spectacle donne l’impression d’un Macbeth délesté de son aspect fantastique. [...] On découvre un spectacle d’une étonnante modernité, où la force réside dans ce côté livre d’images, avec des scènes où l’image prend complètement le dessus.
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