ON A DIT que le sujet des Tricheurs était non seulement psychologique, mais aussi métaphysique et même religieux. Ce film, ce livre, posent la question du refus de soi-même, du refus des autres, du refus de l’amour, et dessinent un aspect essentiel de notre temps, dans la Babylone occidentale.
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Les tricheurs
Saint-Germain-des-Prés, fin des années 1950. Une jeunesse en rupture, entre désillusion et quête de liberté absolue, défie les conventions et joue avec le feu.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Françoise d’Eaubonne (1920–2005) fut une figure majeure de la littérature et du militantisme au XXe siècle. Résistante, féministe, anticolonialiste et pionnière de l’écoféminisme, elle a marqué son époque par ses engagements et une œuvre prolifique (plus de 50 ouvrages). Proche de Simone de Beauvoir, elle a cofondé le MLF et le Front homosexuel d’action révolutionnaire, tout en explorant dans ses écrits des thèmes comme la liberté, la révolte et la condition féminine.
newsmode Revue de presse
Ni querelle esthétique ni querelle de clans, il semble que la violence des prises de position provoquées par Les Tricheurs dépasse son objet. Le film, comme le roman, pose comme postulat qu’une certaine jeunesse, par opposition à un système social qu’elle refuse, a érigé un autre système, une sorte de contre-morale.
Les tricheurs, c’est le portrait le plus pénétrant de cette portion des vingt ans qui ont l’obscur sentiment de côtoyer un gouffre et qui, ne se trouvant pas de raisons de vivre, cherchent, agglutinés en bandes, à étouffer leur conscience, à tricher avec eux-mêmes, les autres, la vie.
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