La parution, en 1923, du Diable au corps de Raymond Radiguet a marqué l’un des plus grands scandales littéraires du Paris de l’entre-deux-guerres. Ce récit scandaleux de l’amour adultère entre une femme mariée à un soldat parti au front et un adolescent impressionne par sa grande maîtrise technique et ses indéniables qualités littéraires.
Le Diable au corps
1923 : un amour interdit défie la guerre et les conventions. Le Diable au corps reste un chef-d’œuvre audacieux.
Le Diable au corps raconte la passion d’un adolescent pour Marthe, une jeune femme mariée dont l’époux est mobilisé pendant la Première Guerre mondiale. Le narrateur, encore lycéen, vit cette relation comme une aventure exaltante, presque comme une victoire personnelle sur les règles sociales et familiales.
Peu à peu, l’amour devient plus complexe. Le jeune homme aime Marthe, mais il se montre aussi possessif, orgueilleux et parfois cruel. La guerre, qui devrait être une tragédie collective, apparaît pour lui comme une circonstance favorable à son bonheur égoïste.
Marthe est partagée entre son mariage, son désir, la pression sociale et son attachement au narrateur. Leur liaison provoque le scandale et révèle l’écart entre l’innocence supposée de la jeunesse et la violence réelle des passions.
La fin est tragique : Marthe meurt après avoir donné naissance à un enfant dont la paternité reste moralement troublante. Le roman interroge l’amour adolescent, la transgression, l’égoïsme, la guerre et la responsabilité affective.
Raymond Radiguet
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Raymond Radiguet (1903–1923) est un écrivain et poète français, figure prodige de la littérature du XXe siècle. Né à Saint-Maur-des-Fossés, il publie Le Diable au corps à 20 ans, roman qui provoque un scandale littéraire en 1923 pour son traitement audacieux de l’amour et de la guerre. Proche de Jean Cocteau, il incarne une génération marquée par la Première Guerre mondiale. Disparu prématurément, il laisse derrière lui une œuvre brève mais majeure, dont Le Bal du comte d’Orgel, et une légende tenace.
newsmode Revue de presse
Le Diable au corps est bel et bien un livre de premier ordre et qui m’a fait plus d’une fois penser à l’Adolphe de Benjamin Constant. Quelquefois, à Marcel Proust. Jamais, pourtant, on n’oublie l’âge du romancier.
Raymond Radiguet fait scandale en 1923 lors de la publication de son premier roman. La campagne de lancement orchestrée par l’éditeur Grasset s’appuie sur un plan inédit usant de la rumeur et de la réclame cinématographique.