"La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux" (1795) est un ouvrage du célèbre Marquis de Sade, sous-titré "Dialogues destinés à l’éducation des jeunes demoiselles". L’histoire racontée concerne un exemplaire de l’édition originale, objet aussi fascinant que troublant, qui pousse à interroger les rapports entre liberté, transgression et création littéraire.
La philosophie dans le boudoir
1795, Paris. Dans un boudoir clos, trois libertins entreprennent l’éducation sulfureuse d’une jeune fille sortie du couvent.
L'ouvrage se présente comme une série de dialogues retraçant l'éducation érotique et sexuelle d'une jeune fille de 15 ans. Une libertine, Mme de Saint-Ange, veut initier Eugénie « dans les plus secrets mystères de Vénus ». Elle est aidée en cela par son frère (le chevalier de Mirvel), un ami de son frère (Dolmancé) et par son jardinier (Augustin).
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Donatien-Alphonse-François de Sade (1740–1814), dit le marquis de Sade, est une figure majeure et controversée des Lumières. Aristocrate libertin, il passa plus de trente ans en prison pour ses mœurs et ses écrits. Son œuvre, à la fois philosophique et pornographique, explore les limites de la liberté, de la morale et du pouvoir. La Philosophie dans le boudoir, publiée en 1795, incarne son génie provocateur et son ambition de repousser toutes les frontières.
newsmode Revue de presse
La Philosophie dans le boudoir, présentée comme un « ouvrage posthume de l’auteur de Justine », est un dialogue philosophique où la pédagogie optimiste des Lumières cède la place au cynisme et à l’immoralisme. Sade y détourne les codes du genre pour en faire une œuvre radicale, mêlant vocabulaire cru et réflexion politique.
Publié en 1795, au moment de la chute de Robespierre, La Philosophie dans le boudoir éclaire les liens entre Sade et la Révolution. Le livre raconte l’instruction libertine d’Eugénie par trois personnages, mêlant satire sociale et provocation. Sade y joue de tous les discours pour mieux révéler l’essence de son œuvre : la volonté de quelques-uns d’abuser d’autrui.