La scène obsède Olivia Elkaim. Elle l’écrit, la désécrit, l’augmente, la réinvente tout au long des pages. Elle ne sait pas si Cécile a retenu ses larmes en disant adieu à son fils, si même elle se doutait qu’elle ne le reverrait plus. « J’imagine. » Cécile pressent-elle l’Histoire ?
La disparition des choses
Plongez dans l'histoire poignante de Cécile, mère de Georges Perec, dont le sacrifice en 1941 a marqué à jamais l'œuvre de l'écrivain.
Ce petit garçon s'appelle Georges Perec. Sa mère, juive polonaise, prend cette décision pour le sauver. Mais en le privant de sa présence, elle le condamne, sans le savoir, au vide et à l'absence de souvenirs. En 1943, elle est déportée à Auschwitz. Son fils ne la retrouvera jamais.
Olivia Elkaim fait revivre Georges Perec, l'auteur culte des Choses et de La Vie mode d'emploi, membre éminent de l'Ouvroir de littérature potentielle (l'Oulipo), mort précocement en 1982. Elle redonne également vie à Cécile, sa mère, dont il reste pourtant peu de traces.
Nourrie par ses obsessions et ses propres fantômes, Olivia Elkaim livre un roman sensible et vibrant d'émotion, comme elle l'avait fait dans Je suis Jeanne Hébuterne.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Née en 1976, Olivia Elkaim est romancière, dramaturge et journaliste. Son œuvre, marquée par l’exploration de l’intime et de l’Histoire, interroge souvent la mémoire familiale, l’exil et les trajectoires féminines. La Disparition des choses (Stock, 2026) s’inscrit dans cette veine, mêlant enquête historique et récit personnel pour redonner vie à Cécile Perec, mère de Georges Perec. Auteure de plusieurs romans salués, elle a notamment publié Je suis Jeanne Hébuterne et Fille de Tunis.
newsmode Revue de presse
Olivia Elkaim signe ici un récit-enquête d’une grande habileté. Elle y mêle sa propre expérience — elle est mère d’un enfant du même âge que Georges à l’époque des faits — à une plongée dans l’œuvre de Perec pour interroger la place qu’y occupe la figure maternelle.
Olivia Elkaim explore le destin tragique de la famille Perec dans un ouvrage saisissant. Quand elle lâche la main de son fils de 6 ans pour l’envoyer en zone libre, elle ne sait pas si elle le reverra. À travers cette séparation, Olivia Elkaim raconte toute l’horreur de la Seconde Guerre mondiale mieux que les historiens, car elle fait ressentir.
Dans La Disparition des choses, Olivia Elkaim redonne vie à Cécile Perec, la mère de l’écrivain Georges Perec, morte à Auschwitz en 1943, et dont l’accès principal est constitué des livres de son fils qui avait 5 ans et avait été mis à l’abri. C’est en tant que femme, mère et auteure qu’Olivia Elkaim s’identifie à Cécile et se glisse dans ses attentes, ses peurs, ses instincts pour donner un peu de chair au fantôme qu’elle est devenue.