Avec La grande beuverie, René Daumal signe un récit à la fois drôle et profond, où l’ivresse devient le prétexte d’une descente aux enfers de la pensée. Entre Jarry et Dante, ce livre inclassable interroge notre rapport au réel et au langage, avec une ironie mordante et une inventivité verbale qui n’ont pas vieilli.
La Grande Beuverie
Une nuit d'ivresse bascule dans une quête métaphysique : après une beuverie endiablée, le narrateur de La grande beuverie se réveille dans un monde onirique où l'alcool n'existe plus.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Poète, écrivain et philosophe français né en 1908 et mort en 1944, René Daumal est une figure majeure de la littérature d’avant-garde et du surréalisme. Proche du groupe Le Grand Jeu, il explore dans son œuvre les frontières entre raison et déraison, langage et silence, matérialisme et spiritualité. La grande beuverie (1938) illustre son talent pour mêler satire, poésie et réflexion métaphysique, tout en jouant avec les codes du récit initiatique. Autodidacte en sanskrit, il a aussi traduit des textes bouddhistes, marquant son intérêt pour les traditions spirituelles orientales.
newsmode Revue de presse
La grande beuverie se rattache à la tradition des épopées satiriques qui, sous leurs loufoqueries, cachent une quête de sens. Daumal y déploie une écriture aussi lyrique qu’exaspérante, à l’image d’un moine bouddhiste en quête d’un éveil qui se dérobe sans cesse. Une œuvre qui, par son absurde, révèle les failles de notre rationalité.