Derrière l’aphorisme « céder n’est pas consentir », la frontière est plus floue qu’il n’y paraît. Car quand consent-on vraiment ? C’est la question soulevée par un certain nombre d’affaires rendues publiques depuis #MeToo, et par notre invitée : Clotilde Leguil, psychanalyste et philosophe.
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Céder n'est pas consentir : Une approche clinique et politique du consentement
Entre psychanalyse, philosophie et littérature, Céder n’est pas consentir explore la frontière ténue entre céder et consentir.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Clotilde Leguil est philosophe et psychanalyste, professeure au département de psychanalyse de l’université Paris 8 et membre de l’École de la Cause freudienne. Spécialiste des questions de consentement, de désir et de subjectivité, elle a notamment publié La Déprise (Seuil, 2021) et L’Être et le Genre (PUF, 2015). Son travail, à la croisée de la psychanalyse, de la philosophie et de la littérature, interroge les enjeux éthiques et politiques de l’intime.
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Avec Céder n’est pas consentir, Clotilde Leguil propose d’interroger la frontière entre le consentement et la cession, ces « affaires de corps et de paroles, d’inconscient et de pulsion ». L’autrice montre que l’action de céder peut venir d’une « sur-obéissance », et que le consentement, lui, reste un « pari » que l’on fait sans savoir où il nous mènera.
Examinant les différents degrés du « se laisser faire », depuis l’expérience de la passion amoureuse jusqu’à celle d’un « se forcer soi-même à faire ce qu’on ne désire pas », Clotilde Leguil montre comment la frontière peut devenir trouble. Cet essai, clinique et politique, fait valoir la nécessité de retrouver une langue à soi, pour pouvoir dire « je » à nouveau.
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