Alejandro Cesarco poursuit dans ce catalogue sa recherche autour des structures narratives et de la traduction, se concentrant cette fois-ci sur les allers-retours et transpositions possibles : de la musique au film et du film à la musique, et ainsi de suite. Le film produit pour la programmation Satellite 11 s’inscrit dans la continuité de la série des portraits sur papier ou vidéo de l’artiste, construits autour de personnages littéraires et de figures tutélaires.
Date de parution
13 octobre 2018
Éditeur
Jeu de Paume
Collection
Satellite 11
Caractéristiques techniques
Langue
Français
Pages
68 Pages
Taille du fichier
2.1 MB
ISBN 13
9782915704815
Format
Epub
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Alejandro Cesarco. Apprendre la langue (présent continu I)
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À travers le portrait de la pianiste Margarita Fernández, Alejandro Cesarco. Apprendre la langue (présent continu I) explore les liens entre musique, film et récit.
Né à Montevideo (Uruguay), Alejandro Cesarco vit et travaille à New York. Son travail se déploie sous la forme d'une série de prélèvements qui indiquent souvent un ailleurs et un hors-champ, rendant compte de l'expérience d'un réel dans sa discontinuité.
Un autre trait caractéristique de sa démarche réside en un appel récurrent d'autres artistes ou penseurs en particulier issus de la littérature. Ainsi de James Joyce à Roland Barthes, en passant par Maurice Blanchot, Italo Calvino, Marguerite Duras ou Jean-Luc Godard, nombreux sont ceux qui apparaissent dans le travail d'Alejandro Cesarco. Ces intrusions participent du sens de l'oeuvre en l'intégrant de manière syntaxique. Alejandro Cesarco nous livre la matière de récits évocateurs, teintés de mélancolie.
Parmi ses dernières expositions monographiques, «A Portrait, a Story, and an Ending», Kunsthalle Zurich (2013), «Alejandro Cesarco», MuMOK, Vienne (2012), «Words Applied to Wounds», Murray Guy, New York (2012), «A Common Ground», Pavillon Uruguayen, 54e Biennale de Venise.
Satellite 11 Novlangue
« Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde. » Ludwig Wittgenstein
La 11e édition de la programmation Satellite présente les propositions de Damir Oko, Daphné Le Sergent et Alejandro Cesarco, engageant la parole comme outil d'individuation.
À l'aube du XXIe siècle se construit un nouveau « théâtre de la parole-spectacle » (selon l'expression de Christophe P. Lagier) sur une mutation de la langue : réduction du nombre de mots (Twitter), néologismes (Brexit, Frexit, démocrature), rapport non distancié aux faits, concept de post-vérité ce qui n'est pas sans évoquer un paysage langagier imaginé par la littérature.
Le novlangue est la langue officielle d'Océania, région fictive inventée par George Orwell dans son roman dystopique 1984. Reprenant librement la définition qu'en donne le récit, Wikipédia présente le novlangue comme « un principe simple : plus on diminue le nombre de mots d'une langue, plus on diminue le nombre de concepts avec lesquels réfléchir [], moins les gens sont capables de réfléchir et plus ils raisonnent à l'affect. La mauvaise maîtrise de la langue rend ainsi les [] sujets aisément manipulables par les médias de masse tels que la télévision. ». Le paradigme du novlangue, réduit à son minimum, fonctionne tel un langage-écran construit sur la systématisation des règles et la simplification syntaxique. La langue est le point d'achoppement entre vérité et falsification. Elle favorise une distance toujours plus courte entre l'information donnée et sa réception. Cet appauvrissement de la langue rend impossible le développement de tout appareil critique. Elle conduit également à de nouvelles associations possibles entre les mots et les signes.
Les trois expositions répondent aux classes A, B et C du vocabulaire du novlangue d'Orwell : la langue domestique, la parole publique et le langage technique. Venant irriguer l'analyse d'un monde en contraction de pensée, le cycle « NOVLANGUE_ » tente d'ouvrir une cosmogonie du langage, une forme de résistance par le champ de la langue et de l'exposition.
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Un autre trait caractéristique de sa démarche réside en un appel récurrent d'autres artistes ou penseurs en particulier issus de la littérature. Ainsi de James Joyce à Roland Barthes, en passant par Maurice Blanchot, Italo Calvino, Marguerite Duras ou Jean-Luc Godard, nombreux sont ceux qui apparaissent dans le travail d'Alejandro Cesarco. Ces intrusions participent du sens de l'oeuvre en l'intégrant de manière syntaxique. Alejandro Cesarco nous livre la matière de récits évocateurs, teintés de mélancolie.
Parmi ses dernières expositions monographiques, «A Portrait, a Story, and an Ending», Kunsthalle Zurich (2013), «Alejandro Cesarco», MuMOK, Vienne (2012), «Words Applied to Wounds», Murray Guy, New York (2012), «A Common Ground», Pavillon Uruguayen, 54e Biennale de Venise.
Satellite 11 Novlangue
« Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde. » Ludwig Wittgenstein
La 11e édition de la programmation Satellite présente les propositions de Damir Oko, Daphné Le Sergent et Alejandro Cesarco, engageant la parole comme outil d'individuation.
À l'aube du XXIe siècle se construit un nouveau « théâtre de la parole-spectacle » (selon l'expression de Christophe P. Lagier) sur une mutation de la langue : réduction du nombre de mots (Twitter), néologismes (Brexit, Frexit, démocrature), rapport non distancié aux faits, concept de post-vérité ce qui n'est pas sans évoquer un paysage langagier imaginé par la littérature.
Le novlangue est la langue officielle d'Océania, région fictive inventée par George Orwell dans son roman dystopique 1984. Reprenant librement la définition qu'en donne le récit, Wikipédia présente le novlangue comme « un principe simple : plus on diminue le nombre de mots d'une langue, plus on diminue le nombre de concepts avec lesquels réfléchir [], moins les gens sont capables de réfléchir et plus ils raisonnent à l'affect. La mauvaise maîtrise de la langue rend ainsi les [] sujets aisément manipulables par les médias de masse tels que la télévision. ». Le paradigme du novlangue, réduit à son minimum, fonctionne tel un langage-écran construit sur la systématisation des règles et la simplification syntaxique. La langue est le point d'achoppement entre vérité et falsification. Elle favorise une distance toujours plus courte entre l'information donnée et sa réception. Cet appauvrissement de la langue rend impossible le développement de tout appareil critique. Elle conduit également à de nouvelles associations possibles entre les mots et les signes.
Les trois expositions répondent aux classes A, B et C du vocabulaire du novlangue d'Orwell : la langue domestique, la parole publique et le langage technique. Venant irriguer l'analyse d'un monde en contraction de pensée, le cycle « NOVLANGUE_ » tente d'ouvrir une cosmogonie du langage, une forme de résistance par le champ de la langue et de l'exposition.
Smartbook
Qu’est-ce qu’un Smartbook ?
shield_question Foire aux questions
Ce livre offre une immersion dans l’univers artistique d’Alejandro Cesarco, où se croisent vidéo, texte et musique. À travers le portrait de la pianiste Margarita Fernández, l’artiste interroge les mécanismes de la narration, de la traduction et de la mémoire, en s’appuyant sur des références littéraires et cinématographiques majeures. C’est une œuvre hybride, idéale pour ceux qui s’intéressent à l’art contemporain et aux enjeux du langage.
L’ouvrage aborde des thèmes comme la traduction, la répétition, la construction du récit et les limites du langage. Il s’inspire notamment du concept de novlangue de George Orwell, explorant comment le langage peut façonner ou restreindre notre perception du monde. La musique, le cinéma et la littérature y jouent un rôle central.
Ce livre s’adresse aux amateurs d’art contemporain, de littérature expérimentale et de réflexions sur le langage. Il intéressera aussi les étudiants en arts visuels, en philosophie ou en études culturelles, ainsi que toute personne sensible aux croisements entre image, texte et son.
Vous pourrez interroger le smartbook sur les références littéraires et cinématographiques de Cesarco, les techniques de narration et de traduction utilisées, le lien entre musique et récit, ou encore l’influence de George Orwell sur son travail. Posez aussi des questions sur Margarita Fernández et son rôle dans l’œuvre.
newsmode Revue de presse
Dans le cadre de la programmation Satellite 11, Alejandro Cesarco présente Apprendre la langue (présent continu I), troisième mouvement du cycle NOVLANGUE_, qui met en correspondance le langage du monde digital et la langue officielle créée par George Orwell dans son roman dystopique 1984.
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Date de parution
13 octobre 2018
Éditeur
Jeu de Paume
Collection
Satellite 11
Caractéristiques techniques
Langue
Français
Pages
68 Pages
Taille du fichier
2.1 MB
ISBN 13
9782915704815
Format
Epub
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