Alain max Guenette
Alain max Guenette
Face à un réel et à un vécu labiles, la littérature donne accès à un sens trop souvent « perdu de vue » par celles et ceux qui en sont à l'origine, emporté.es, dans leur action, sans possibilité d'accéder à ce sens, de s'en imprégner et de s'en nourrir. La littérature substantialise les expériences singulières, individuelles et collectives, y compris celles qui se créent ou se cristallisent dans les organisations et/ou en lien avec le travail. Autrement dit, par une approche éminemment située, contextualisée et qui laisse, tour à tour, place à la subjectivité ou à une rigueur observationnelle factuelle, la littérature contribue, de façon unique, à la construction de sens, mais aussi à la mise en lumière des tensions entre la figure du manager et le contexte organisationnel dans lequel il évolue, des tensions entre intériorité, organisation(s) et action collective. L'association entre « littérature » et « management » est au coeur de cet opus.
Et si manager, c'était raconter de belles histoires avec style ? Et si la littérature nous disait plus de choses sur l'organisation du travail que les livres de gestion ? Cet ouvrage propose d'analyser le management, ses pratiques et ses praticiens, comme un objet de littérature pour essayer d'enrichir nos modèles gestionnaires d'une double perspective littéraire. D'une part, le manager y est un sujet de la littérature. D'autre part, le management peut être lu comme une littérature : un art d'écrire des règles et leur interprétation constante.
Cet ouvrage explore de nouvelles pratiques interculturelles dans le champ du travail et propose des retours d'expérience utiles. Le management interculturel est né de la critique d'un modèle universel de gestion qui serait partout efficace. Mais les ancrages culturels et identitaires trouvent de nouvelles ressources et formes d'expression qu'il s'agit partout de repérer pour agir.