Victor Meunier
Victor Meunier
« Une taille de 10 mètres (je parle des plus grands), une force prodigieuse, une vitesse telle, qu'on a calculé qu'en marchant jour et nuit, il ferait le tour du globe en trente semaines ; une si complète insensibilité à la fatigue qu'on en a vu suivre des bâtiments d'Europe en Amérique, en faisant mille circuits autour des navires qu'ils escortaient ; une gueule d'une dimension effrayante, dont le contour, lorsqu'elle est ouverte, égale le tiers de la longueur de l'animal : 5 mètres de circonférence, 1 mètre de diamètre pour un requin de 10 mètres ! des dents triangulaires, aiguës, tranchantes, souvent barbelées sur leurs bords, mobiles et dont le nombre croit avec l'âge, si bien qu'on en compte six rangées chez l'adulte, tandis qu'il n'y en a qu'une chez le jeune ; une peau capable de repousser les balles ; une voracité insatiable, une audace que rien n'intimide, la férocité du tigre, la force du cachalot : tel est le requin, effroi de presque tous les animaux marins ; - son nom vient de requiem. Les navigateurs le rencontrent dans toutes les mers. Il se met à leur suite, il ne les quitte plus, attendant patiemment l'occasion d'un cadavre recevant la sépulture réservée aux marins, ou d'un matelot tombé à la mer ; il leur est particulièrement fidèle pendant les tempêtes, comptant sur un naufrage. Le tumulte même d'un combat naval ne l'effraye pas et l'attire ; il sait qu'en ces moments-là les hommes travaillent pour les requins. »
« ..... Tout enfin, m'engage, à vous soumettre mes idées sur ce que j'appelerai l'Éducation antérieure, car je ne sais quel nom lui donner. Veuillez lire cet écrit, dont je vous garantis la parfaite exactitude, et vous proclamerez l'immense portée de mes simples observations. » C'était la fin d'une lettre des plus flatteuses, signée d'un nom qui nous était inconnu. Un grand feuilleton tout entier de la Presse (de Girardin), dont nous rédigions la partie scientifique, fut notre réponse qui ne se fit pas attendre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Plongez dans Les grandes pêches, un classique captivant où Victor Meunier, Édouard Riou et A. Mesnel mêlent récits d’aventures maritimes et illustrations saisissantes.
Au XIXe siècle, les océans recèlent encore des mystères insondables. Les grandes pêches vous plonge dans l’univers fascinant des géants marins, entre récits d’aventures halieutiques et descriptions scientifiques précises.