Valérie Pécresse
Valérie Pécresse
Macron ou Le Pen ? Parce qu'elle ne supporte pas d'être confrontée à cette alternative qui peut se terminer en drame pour le pays, Valérie Pécresse, seule femme politique de droite considérée aujourd'hui comme présidentiable, passe à l'offensive. Sans renier ses convictions, elle s'est affranchie de son parti, Les Républicains, pour lancer une entreprise de refondation politique audacieuse. Dans ces entretiens avec Marion Van Renterghem, une des journalistes les plus primées d'aujourd'hui, Valérie Pécresse se livre en toute liberté. Elle raconte pour la première fois son histoire : son engagement auprès de Jacques Chirac, les turbulences de sa vie de ministre auprès de Nicolas Sarkozy, puis les divisions d'une droite qui n'a pas su se réinventer, qu'elle analyse de l'intérieur, avec lucidité. Désormais présidente de la région Île-de-France, laquelle concentre beaucoup des défis de la France de demain, cette mère de famille est animée par la passion d'agir et revendique d'être un aiguillon réformateur. Elle dévoile, avec le même franc-parler, pourquoi il n'est jamais acquis pour une femme de s'imposer en politique et relate ses combats, ses doutes et ses victoires. " Femme en colère " face aux blocages et aux lâchetés qui minent la société française, sécrètent les injustices, découragent les initiatives et mènent à l'autodénigrement et au déclinisme, Valérie Pécresse aborde de front les urgences - sociales, écologiques, migratoires, éducatives, situation explosive des banlieues - auxquelles elle est confrontée au quotidien, persuadée que les réponses à y apporter détermineront le destin de notre pays.
Après un quinquennat pour presque rien, où tant de paroles ont été prononcées et si peu de résultats obtenus, redresser notre pays est devenu une ardente obligation. La France est face à son destin. Jamais notre nation n'a été autant fracturée, en crise d'autorité. Nos grands services publics - école, santé, justice -, qui faisaient notre fi erté sont aff aiblis. Hausse des prix, salaires trop bas, retraites sacrifiées, dette financière et dette écologique... Il est temps de réparer la France, de remettre de l'ordre à nos frontières et dans nos rues, temps de libérer l'énergie des Français pour retrouver l'espoir et la cohésion nationale. Notre avenir ne s'écrira pas au passé. Dans cette Nouvelle France de l'après-Covid, nous devons nous réinventer. Notre rapport au travail, aux territoires, aux solidarités et à la famille a changé. Il faut avoir le courage de dire la vérité et de bousculer un système à bout de souffle. La France ne peut plus attendre. Après l'immobilisme, le temps est venu d'une présidence de l'action ! V. P.
Dans les années 1920, au coeur de la forêt indienne, une meute de loups terrorise les villageois. Parmi ces bêtes, deux têtes blondes - deux fillettes sauvages, bientôt recueillies par le pasteur Singh dans son orphelinat pour être « civilisées ». Quelques années plus tard, une hôtesse de l'air, enceinte, apprend que son enfant est atteint de trisomie, et prend alors une décision aussi étrange que fatidique. Le même jour, un fait divers atroce défraie la une de tous les journaux anglais : la mort d'un tout jeune enfant, martyrisé par une mère immature et un beau-père sadique. À travers ces trois destins entremêlés, Laura Gustafsson dresse avec audace et humour le portrait glaçant du monde que nous partageons, gouverné par la cruauté, la bêtise et l'indifférence. Un monde où, plus que jamais, l'homme est un loup pour l'homme.
D’où viennent les peurs du politique ? Comment ses nouent les processus de décision au sommet de l’Etat ? Pourquoi le dialogue social est-il trop souvent un jeu de rôle ? Comment se déroulent les tractations au Parlement ? A travers la violence à laquelle elle a été quotidiennement confrontée, Valérie Pécresse, qui a reformé l’Université et dirigé Bercy, décrit les blocages d’une société française qui, malgré ses atouts, dit – presque – toujours non. Elle revient sur les importantes réformes des cinq dernières années et porte un regard lucide sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Sur tout ce qui a été fait. Sur ce qui n’a pas marché. Et sur ce qui reste à faire : sortir des sentiers battus, en s’inspirant notamment de ce qui réussit à l’étranger.
Valérie Pécresse a choisi la carte de la vérité. Son livre s'inspire de son quotidien de porte-parole d'un grand parti politique, de députée, de responsable d'une section locale de l'UMP mais aussi de mère de famille qui cuisine, fait les commissions et aide ses enfants à faire leurs devoirs. Un livre comportant des situations vécues et des anecdotes relatives par exemple à l'univers macho de l'hémicycle et du parti gaulliste. Valérie Pécresse veut que les choses bougent en matière de politique familiale. Elle passe en revue les problèmes de société pour lesquels se bat depuis dix ans (la mixité, l'égalité hommes-femmes, la conciliation de la vie familiale et professionnelle, l'école et l'université, l'enfance maltraitée, les familles en difficulté, les conflits familiaux et de générations, l'homoparentalité, l'écologie?), formulant des propositions concrètes. Si les sarcasmes de ses pairs ont parfois accueilli ses idées jugées trop sociales, nombre de ses propositions figurent à présent dans le programme de son parti pour la présidentielle.
Un débat droite-gauche, à un an de la présidentielle, sur l'université, la recherche, l'emploi... Et donc l'avenir de la France. De prime abord, tout sépare les deux auteurs : leur formation, leur parcours, leur famille politique, leur expérience professionnelle, leurs fonctions actuelles et plus de vingt ans d'âge... L'une est de droite, l'autre de gauche. Pourtant, ils ont au moins un point commun : leur passion pour l'université. En tant que ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse s'est attelée à une réforme à haut risque qu'elle entend, contre vents et marées, mener à son terme. En tant que président de l'université Paris-Descartes, Axel Kahn se place à la pointe de la mise en oeuvre de cette réforme qu'il approuve dans sa philosophie tout en en contestant certains aspects et certaines méthodes. C'est à un dialogue parfois vif que nous invite ainsi cet ouvrage, où plusieurs sujets de fond sont abordés : réformes, diplômes, emplois, révoltes, recherche... En cette période où la notion de progrès est souvent attaquée, ces deux responsables s'interrogent sur l'avenir de nos enfants, à travers l'éducation poussée qui pourra leur être donnée... ou non. Et s'affrontent sur certains objectifs de cette éducation. " N'oublions pas l'humanisme ", dit Axel Kahn. " N'oublions pas la nécessité d'allier connaissance et croissance, invention et innovation pour nos entreprises ", dit Valérie Pécresse. S'ils se rejoignent sur l'absolue nécessité de garantir la bonne santé des universités et " éviter la fuite des cerveaux ", ils n'ont pas forcément les mêmes priorités : " La question de savoir quelles seront les utilisations des moyens conquis par la raison humaine est majeure ", insiste ainsi Axel Kahn lorsque la ministre, se situant dans une tradition gaulliste, rappelle que " 22 milliards d'euros sont investis pour développer l'emploi et pour des raisons économiques ". Éthique et politique au coeur des bouleversements économiques et de la mondialisation.