Thierry Clermont
Thierry Clermont
Sabrina est restauratrice au musée des Beaux-Arts de Bruxelles. Elle vient de perdre sa grand-mère, Angela, et a découvert, dans la maison de celle-ci, une magnifique sculpture en argile représentant un buste féminin, signée de la main de Costanza Marsiato. Le modèle n'est autre que Simonetta Vespucci, qui a illuminé le quattrocento italien de sa grande beauté et inspiré les artistes les plus renommés de son temps. Qui était cette mystérieuse Costanza, sculptrice méconnue ? Comment Angela, Italienne d'origine modeste contrainte d'émigrer en Belgique après la Seconde Guerre mondiale, a-t-elle pu se retrouver en possession d'une telle oeuvre ? Sabrina décide de partir à Florence pour en savoir plus. Une quête des origines sur la terre de ses ancêtres qui l'appelle plus fortement que jamais... Dans ce roman d'une grande sensibilité, le fabuleux talent de conteuse de Christiana Moreau fait s'entremêler avec habileté les voix, les époques et les lieux, et donne à ces quatre destins de femmes un éclat flamboyant.
C'est au coeur des îles du Ponant que l'écrivain voyageur Thierry Clermont accoste. En quinze escales entre Bretagne, Normandie, Vendée et Charente, il explore l'âme insulaire à travers ses paysages, ses dialectes, ses légendes et ses figures illustres. Pour l'oeil attentif, chaque île devient un monde : Chausey et ses 365 îlots, Bréhat la « petite impératrice sauvage », Ouessant et son phare du Créac'h, Sein l'héroïque, Groix la poétique, Belle-Île chère à Sarah Bernhardt, Molène, Houat et Hoedic, l'Île-aux-Moines, Arz, Yeu, Aix... Entre carnet de route et méditation poétique, l'auteur interroge la beauté et la fragilité de ces territoires face au surtourisme et au temps qui efface les métiers de la mer. Ponant Express est une ode à l'océan, à l'insularité, aux voyages authentiques et à la mémoire, portée par une écriture aussi libre qu'érudite.
En dix-sept ans de voyages et de flâneries, Thierry Clermont a noté sur ses carnets ses aphorismes, vers et mots d'esprit, en quête de l'expression la plus juste. Tour à tour moraliste ou poète, esthète ou penseur, il déploie une écriture ciselée et élégante, délivrée des entraves du discours et de la chronologie. Ce jeu de piste savant est aussi une ode à l'art et au plaisir d'écrire, préfacée par Chantal Thomas. Thierry Clermont est journaliste au Figaro littéraire, critique musical et littéraire, poète et romancier. Grand voyageur, il a signé plusieurs récits et romans, comme San Michele (Seuil, prix Méditerranée), Barroco Bordello (Seuil), La Balade de Galway (Arléa) et Long Island, Baby (Stock).
« Mais pourquoi donc la Lituanie ? Et pas, que sais-je, Terre-Neuve, Java ou bien l'Islande ? » « Peut-être tout simplement me rapprocher du coeur de l'Europe... Du coeur battant de son histoire. » En bouclant son tour des pays Baltes, le narrateur découvre Vilnius, capitale baroque de la Lituanie, et tombe amoureux de ce pays marqué au fer rouge par la Shoah et un demi-siècle d'occupation soviétique. Au fil des pages et de ses pérégrinations, dans les rues blanchies par la neige de celle qu'on a appelée Vilna ou Wilno, le lecteur croise le courageux fantôme du « Rossignol du ghetto », une chanteuse juive exterminée par les SS, Romain Gary, le poète russe Joseph Brodsky, Leonard Cohen, une jeune artiste de street art ou encore des réfugiées ukrainiennes, et des souvenirs de lecture ainsi que des airs yiddish ravivent la mémoire de la « Jérusalem du Nord ». Thierry Clermont livre un récit de voyage empreint de poésie et lève le voile sur l'histoire d'un pays méconnu, alors que la menace russe se fait de plus en plus pressante à sa frontière.
Long Island, c'est l'anti Manhattan. De Coney Island au phare de Montauk, cette langue de terre ne recèle pas moins de lieux mythiques, d'une beauté sauvage, qui raconte une autre Amérique, celle que le narrateur de ce roman nous emmène explorer. C'est là que vit son frère Charlie, tombé amoureux d'une jeune Estonienne, Anastasia, qu'il veut épouser. Jamaica Station, Little Odessa, Oyster Bay. Theodore Roosevelt, Woody Guthrie, Lou Reed. Comme dans une ballade au refrain entêtant, les noms des hommes et des lieux s'attardent, les fantômes se réveillent, les ports déserts reprennent vie, embarquant le lecteur pour un voyage dans le temps et les espaces. L'air y est saturé d'embruns, de visages taiseux, de vies âpres, de destins immigrés. Et comme par un magnétisme sourd, cette île si singulière réconcilie les existences qui s'étaient cabossées. Les deux frères éloignés se retrouvent enfin, le lecteur est bientôt gagné par cette atmosphère onirique, apaisante, vivifiante. Les mots prennent le large.
Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres –; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin. Avec cette sarabande baroque, traversée par les sursauts de l'Histoire, saturée de lumière, de rêves, de parfums et de corps, Thierry Clermont poursuit sa fréquentation des îles, entamée par le récit vénitien San Michele, paru en 2014.
Accompagné et guidé par la mystérieuse Flore, le narrateur flâne dans l'île-cimetière de Venise, quatre saisons durant. Fasciné par les ombres errantes de San Michele, les variations de lumière, la gamme des ocres, il évoque ici aussi bien les personnages illustres qui y reposent depuis deux siècles que les anonymes (princesses russes, jeunes ballerines, bambins, soldats, ambassadeurs, aviateurs...). L'occasion de retrouver Stravinsky et Diaghilev, Ezra Pound, Joseph Brodsky, le compositeur engagé Luigi Nono, D'Annunzio et sa muse, le peintre Zoran Muši¿, Aragon, qui faillit mourir à Venise, Wagner qui y rendit son dernier soupir. En arpentant ce parc fleuri dominé par les cyprès, en évoquant ses souvenirs personnels, le narrateur nous fait aussi découvrir des poètes oubliés ou suicidés, des musiciens, des épisodes peu connus de la vie de Casanova, de Chateaubriand ou de Henry James. Mais les morts demandent aussi leur part de vie... Le dialogue à travers les siècles va ainsi être dangereusement troublé par les délires et les hallucinations de Flore, jusqu'au drame annoncé.
On trouvera ici, la version abrégée du Traité du caractère : si l'appareil scientifique a été sensiblement allégé le présent ouvrage veut rendre cependant compte de ce "combat pour l'homme" présenté dans des termes qui, après trente ans, restent extraordinairement actuels, qu'il s'agisse des rapports des hommes entre eux ou des rapports des hommes avec leur milieu. "Nous sommes entrés dans une de ces crises périodiques de l'homme, où l'homme cherche dans l'angoisse à retenir les traits d'un visage qui se défait, ou à se reconnaître figure d'homme dans le nouveau visage qui lui vient. Il lui faut alors choisir vigoureusement, dans la confusion de toutes les valeurs, ce que c'est que d'être homme, et homme de son temps... Nous n'avons pas seulement, dans notre recherche, voulu traiter de l'homme, mais combattre pour l'homme." Emmanuel Mounier.
Quelque part en Europe, 35 000 ans avant notre ère. Petite fille Cro-Magnon de cinq ans, Ayla est séparée de ses parents à la suite d'un violent tremblement de terre. Elle est recueillie par le clan de l'ours des cavernes, une tribu Neandertal qui l'adopte, non sans réticence, ayant reconnu en elle la représentante d'une autre espèce, plus évoluée. Iza, la guérisseuse, Brun, le chef et Creb, le magicien lui enseignent les règles de la vie communautaire, leurs rites, leurs peurs, leurs audaces. Mais Ayla, la fillette blonde aux yeux bleus les surprend par sa puissance de raisonnement qui lui permet de s'adapter, de réagir rapidement et de ne pas être totalement dépendante de son environnement. Une différence qui ne tarde pas à faire d'elle une menace pour tout le clan, et à attiser la convoitise de Brud, le fils du chef... La saga préhistorique " Les Enfants de la Terre " est composée de 6 romans : Tome 1 - Le Clan de l'ours des cavernes Tome 2 - La Vallée des chevaux Tome 3 - Les Chasseurs de mammouths Tome 4 - Le Grand voyage Tome 5 - Le Refuge de pierre Tome 6 - Le Pays des grottes sacrées