Tchicaya U Tam'si
Tchicaya U Tam'si
Tchicaya U TAM'SI mêle dans une écriture subversive son angoisse existentielle à la passion du Congo, son pays natal. En rupture avec la poésie de la négritude, il propose des poèmes éclatés, à la syntaxe désarticulée, travaillés par des ruptures de tons, de collages baroques, qui juxtaposent le prosaïque et le sublime, provoquant ainsi une tension, qui, à son tour, provoque l'intranquillité du lecteur. "Epitomé" fut initialement publié en 1962, et "Arc musical" en 1968.
Brazzaville, années 1960 : Raymond Poaty, juge intègre, voit son monde basculer face à une série de crimes rituels. Entre tradition et modernité, ce roman puissant interroge la justice, le pouvoir et l’identité d’une Afrique en pleine mutation.
Découvrez La veste d’intérieur suivi de Notes de veille, un recueil de poésie où Tchicaya U Tam’si mêle douceur et profondeur.
Plongez dans l’univers théâtral intense de Le zulu suivi de Vw'ène le fondateur, où Tchicaya U Tam’si dépeint la chute tragique de Chaka-le-Zoulou, héros maudit entre grandeur et folie.
Né au Congo en 1931, mort en France en 1988, Gérald-Félix Tchicaya prend à vingt-six ans le pseudonyme d'U Tam'si qui, en langue vili, signifie "celui qui parle pour son pays". Mais c'est pour tous les peuples d'Afrique noire que se lève sa poésie dont l'élan, la fougue, l'intransigeance doivent beaucoup à Rimbaud qui inspire son premier livre, Le mauvais sang. Engagé dans le mouvement de la décolonisation, proche de Lumumba, U Tam'si, s'il a toujours pris ses distances avec le mouvement de la négritude, est reconnu et admiré par ses pères fondateurs Césaire et Senghor. D'une puissance lyrique rare, sa parole est souvent un cri pour la liberté, contre le racisme, traversée aussi par la douleur des luttes d'émancipation mais elle ne cesse jamais d'être un chant aux rythmes subjuguants.
Découvrez Le mauvais sang suivi de Feu de brousse et de Le ventre, chef-d’œuvre poétique de Tchicaya U Tam’si, figure majeure de la littérature africaine francophone.
Admiré par toute une génération (celle de Sony Labou Tansi et Tierno Monénembo), Tchicaya U Tam'si domine la production poétique de la postnégritude, sans compter la force unique de ses romans et nouvelles. Marqué par la disparition tragique de Lumumba, viscéralement attaché au Congo, Tchicaya U Tam'si mêle sa souffrance et ses voluptés à celles de sa terre natale, dans une écriture travaillée par collages savoureux et ruptures baroques : 'Ma poésie, disait-il, est comme le fleuve Congo, qui charrie autant de cadavres que de jacinthes d'eau.' Léopold Sédar Senghor : 'Car l'image est le seul fil qui conduise le coeur au coeur, la seule flamme qui consume l'âme. De la tête de Tchikaya, de sa langue, de sa plume, de sa peau jaillissent donc les images comme d'un kaléidoscope, avec la force du geyser. Images touffues, changeantes, tournantes, tout en rythmes et en couleurs, tout en sucs et sèves : images vivantes. C'est un feu d'artifice, un volcan en éruption.' Et Senghor savait juger en la matière.
Admiré par toute une génération (celle de Sony Labou Tansi et Tierno Monénembo), Tchicaya U Tam'si domine la production poétique de la postnégritude, sans compter la force unique de ses romans et nouvelles. Marqué par la disparition tragique de Lumumba, viscéralement attaché au Congo, Tchicaya U Tam'si mêle sa souffrance et ses voluptés à celles de sa terre natale, dans une écriture travaillée par collages savoureux et ruptures baroques : 'Ma poésie, disait-il, est comme le fleuve Congo, qui charrie autant de cadavres que de jacinthes d'eau.' Léopold Sédar Senghor : 'Car l'image est le seul fil qui conduise le coeur au coeur, la seule flamme qui consume l'âme. De la tête de Tchikaya, de sa langue, de sa plume, de sa peau jaillissent donc les images comme d'un kaléidoscope, avec la force du geyser. Images touffues, changeantes, tournantes, tout en rythmes et en couleurs, tout en sucs et sèves : images vivantes. C'est un feu d'artifice, un volcan en éruption.' Et Senghor savait juger en la matière.
"Ces fruits si doux de l'arbre à pain recèle toutes les obsessions de l'écrivain : la tradition, la famille, l'inceste et la trahison. Ce qui lui confère une plénitude telle qu'à sa parution Michel Tournier le salue avec enthousiasme : "Ah! quel beau Goncourt ferait ce livre!" Tchicaya U Tam'si appartient à une génération qui a été à l'école de l'oralité, où l'on apprenait l'histoire via les gestes, les apologues et la littérature à travers les proverbes. À ce propos, il disait souvent à ses amis : "Je n'écris pas, je rends conte." Et des contes de la tradition, il fait un miel de la modernité. On retrouve cet imaginaire dans La main sèche, son recueil de nouvelles. Un livre capital, que l'auteur même considérait comme le sommet de son oeuvre, à cheval entre sa poésie et ses romans, alternant avec bonheur légèreté et pesanteur existentielles. La main sèche est, selon l'heureuse formule d'Hubert Juin, un "livre qui danse"." Boniface Mongo-Mboussa.
"Ces fruits si doux de l'arbre à pain recèle toutes les obsessions de l'écrivain : la tradition, la famille, l'inceste et la trahison. Ce qui lui confère une plénitude telle qu'à sa parution Michel Tournier le salue avec enthousiasme : "Ah! quel beau Goncourt ferait ce livre!" Tchicaya U Tam'si appartient à une génération qui a été à l'école de l'oralité, où l'on apprenait l'histoire via les gestes, les apologues et la littérature à travers les proverbes. À ce propos, il disait souvent à ses amis : "Je n'écris pas, je rends conte." Et des contes de la tradition, il fait un miel de la modernité. On retrouve cet imaginaire dans La main sèche, son recueil de nouvelles. Un livre capital, que l'auteur même considérait comme le sommet de son oeuvre, à cheval entre sa poésie et ses romans, alternant avec bonheur légèreté et pesanteur existentielles. La main sèche est, selon l'heureuse formule d'Hubert Juin, un "livre qui danse"." Boniface Mongo-Mboussa.
Les cancrelats, le roman qui bondit. Les méduses, le roman de la rumeur. Les phalènes, le roman des murmures. L'univers romanesque passionné et magique d'un immense écrivain qui boitait comme un diable et écrivait comme un dieu.
Les cancrelats, le roman qui bondit. Les méduses, le roman de la rumeur. Les phalènes, le roman des murmures. L'univers romanesque passionné et magique d'un immense écrivain qui boitait comme un diable et écrivait comme un dieu.