Tania Angeloff
Tania Angeloff
Le travail à temps partiel a été présenté par le législateur comme une contribution à la lutte contre le chômage et, surtout comme une possibilité pour les femmes de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle. Qu'en est-il dans les faits ? Innovation ou marché de dupes ? Pour rendre compte de cette forme d'emploi trop mal connue, l'auteur a mené l'enquête sur des terrains diversifiés. Elle propose ici un voyage sociologique au pays de l'emploi à « temps partiel » dans six secteurs : la construction automobile, l'électroménager, la grande distribution, la Poste, l'aide à domicile et le nettoyage. Chacun d'entre eux est illustré de nombreux témoignages d'hommes et de femmes. Grâce à cette enquête, on découvre une réalité bien éloignée des discours officiels. Le plus souvent imposé, le temps partiel est peu à peu devenu synonyme d'emploi précaire, sous-qualifié, mal payé et... majoritairement féminin ! Il est, en effet, réservé aux femmes à 80 %, et, appliqué aux hommes, on lui préfère les termes de « temps réduit » ou « préretraite progressive ». Parallèlement, en rendant le temps partiel de plus en plus avantageux pour les employeurs, le législateur a permis qu'il soit de plus en plus contraignant pour les employé(e)s.
Toutes les dimensions de la société chinoise depuis 1949 sont étudiées dans cette synthèse particulièrement originale, qui allie le regard d'historien à la sociologie, pour mieux faire comprendre comment la Chine en est arrivée à cette modernité unique dans ses modalités que nous connaissons.
Des anthropologues, des démographes, des historiens, des sociologues et des politistes, en alternant sythèses et enquêtes de terrain, réfléchissent aux mutations que connaît la société chinoise contemporaine, en centrant leur analyse sur les rapports de genre. Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2012.