Sylviane Agacinski
Sylviane Agacinski
Initialement publié dans la collection « Que sais-je », le texte de Mgr Dominique Le Tourneau sur la personne et le pontificat de Jean-Paul II est désormais disponible en version numérique. La capacité de l'auteur à proposer un travail universitaire et encyclopédique est ici fortement appréciée : le livre permet de présenter Karol Wojtila, qui deviendra prêtre, puis évêque puis la pape que l'on connaît. En plus de découvrir la personne de Jean-Paul II, l'auteur s'attarde sur son oeuvre, qui n'a de mesure que la longueur du pontificat : 14 lettres encycliques, des interventions écrites et orales d'importances, des voyages de part le monde entier. Ce petit livre est plus qu'un résumé, tout en restant très abordable par sa concision.
« Notre corps charnel nous est propre, mais il ne nous appartient pas comme un bien, autrement dit une propriété aliénable, que l'on peut donner ou vendre, comme un vélo ou une maison. La confusion fatale entre les deux est délibérément entretenue par l'idéologie ultralibérale qui veut nous persuader que, puisque notre corps "nous appartient", nous sommes libres de l'aliéner. Admirons le paradoxe. » Sylviane Agacinski. L'homme moderne veut dominer la nature, changer sa nature, et s'affranchir de la chair, de la mort et de la génération sexuée. Grâce à la puissance scientifique et technique, certains rêvent de changer de corps et de produire leur descendance en laboratoire. L'homme futur sera-t-il sexuellement indifférencié? Naîtra-t-il sans père ni mère? Aux dépens de qui? À la veille du débat au Parlement, et alors que la 'bioéthique' semble perdre tout repère, ce Tract nous alerte sur les dangers d'un ultralibéralisme dont le modèle, en ce domaine, est la Californie.
Avec ce livre sur une guerre sainte qui a durement frappé la France, Sylviane Agacinski inscrit sa réflexion dans le temps long de l'histoire des religions et des relations entre le religieux et le politique. La France d'aujourd'hui, dit-elle, n'a pas un problème avec l'islam ni avec les musulmans mais bien avec le jihad armé et la montée des islamismes qui placent une « loi divine » intangible à l'abri des interprétations et au-dessus des lois humaines. La philosophe met ainsi en cause le concept politique d'islamophobie fait pour masquer le prosélytisme islamiste. Elle s'insurge en outre contre l'intolérable promotion du voilement des femmes, pratique discriminatoire venue du fond des temps et véritable casus belli dans une République établie sur le principe d'égalité devant la loi. Au-delà d'un universalisme messianique arrivé à épuisement, Sylviane Agacinski interroge la capacité de la France à assumer sa singularité historique, politique et culturelle, à la fois nationale et européenne, en résistant au modèle habermassien du multiculturalisme.
« Est-ce que tu porteras l'épée ? » Telle est la première question que ses amis posent à une femme si d'aventure elle est élue à l'Académie française. La chose ne va pas de soi, puisque les ecclésiastiques et les femmes ne sont pas tenus de porter cette arme symbolique... On pourra lire ici l'allocution de Mona Ozouf, Présidente du comité d'honneur du comité de l'épée, celle de Pascal Ory, qui remettait son épée à Sylviane Agacinski, ainsi que les remerciements de la nouvelle élue. Ce volume inclut enfin le Discours de réception de Sylviane Agacinski, dans lequel, selon la tradition, elle prononce l'éloge de son prédécesseur au fauteuil 19, Jean-Loup Dabadie, et la Réponse de Marc Lambron, qui la recevait sous la Coupole le 14 mars 2024.
" Une peinture de Fra Angelico représente saint Côme, patron des chirurgiens, et son frère Damien, au chevet d'un sacristain auquel ils sont en train de greffer la jambe d'un Maure. Comment les célèbres médecins s'étaient-ils procuré la jambe de l'Africain ? La fable ne le dit pas. Était-il donneur ? Mort ou vif ? Avait-il vendu un de ses membres ? Ou bien s'était-on simplement emparé de la jambe d'un homme de peu d'importance ? Ce personnage manque dans la scène. Ni médecin ni malade, il est le tiers dont le corps est requis par la transplantation : je l'appellerai le tiers-corps." S. A. Au cours de ses réflexions sur la transplantation, dans sa dimension à la fois technique et sociale, Sylviane Agacinski souligne l'ambiguïté d'une pratique médicale qui sauve de nombreuses vies mais crée aussi une " demande d'organes " : comment y répondre ? D'abord, soutient l'auteur, en protégeant le corps des vivants face aux ultra-libéraux, partisans d'un marché légal des organes, et aux trafiquants dont les miséreux et les réfugiés sont victimes, lorsque les États laissent faire. Ensuite, en privilégiant le don de soi post mortem, librement consenti, plutôt qu'en maintenant le stratagème du " consentement présumé du défunt ". Sylviane Agacinski s'appuie ici sur Marcel Mauss pour en appeler à une société solidaire, dans laquelle chacun peut à son tour recevoir ou donner et, quelquefois, transmettre la vie par-delà la mort. Prix Elina et Louis Pauwels 2018 de la Société des Gens de Lettres
Etre femme ? Comment vivre en femme sur la planète des hommes ? A chaque époque, sa réponse. Mais toujours le même présupposé : ce sexe-là est le faible, le « deuxième », l’inférieur, le subordonné. Y eut-il un temps béni où une nature féminine se serait exprimée en toute liberté ? Comment nos lointaines grand-mères vivaient-elles leurs amours et leurs maternités ? Quand les hommes ont-ils voulu contrôler le ventre de leurs compagnes ? Comment, au fil des siècles, les femmes traversaient-elles l’enfance, l’adolescence, la maturité, la vieillesse ? Quel regard a-t-on porté sur elles ? Où en sommes-nous maintenant, à l’heure paradoxale des fécondations assistées et des crimes dits « d’honneur » ? Voici donc le grand roman des femmes. Dans un dialogue audacieux qui fait tomber nombre d’idées reçues, quatre femmes d’exception racontent, sans jargon ni tabous, l’histoire de la condition féminine. Ce qu’elles révèlent ici, c’est ce combat inouï contre l’ordre - moral, social et sexuel - imposé par des générations de monarques, prêtres, pères, maris, une longue marche qui est loin d’être terminée. Aujourd’hui, dans la société, la famille, le couple, l’intimité du lit, sommes-nous aussi dégagés des vieux préjugés que nous le prétendons ? Françoise Héritier est anthropologue, professeure honoraire au Collège de France. Michelle Perrot est historienne, spécialiste de l’histoire des femmes. Sylviane Agacinski est philosophe. Nicole Bacharan est historienne et politologue.
Le baby business cherche partout des ventres à louer. La propagande en faveur de la "GPA" ne saurait masquer la violence d'une telle pratique. Au nom de la dignité de la personne humaine, ce livre appelle à résister.
Le baby business cherche partout des ventres à louer. La propagande en faveur de la "GPA" ne saurait masquer la violence d'une telle pratique. Au nom de la dignité de la personne humaine, ce livre appelle à résister.
« Comme vous, nous sommes las de la vie, et déterminés à mourir. Tôt ou tard, dans la solitude ou ensemble, nous avons l'intention de débusquer la mort au fond de son antre. Puisque nous vous avons rencontré, et que votre situation est plus pressante encore, faisons-le ce soir... »
Plongez dans Le Club des suicidaires de Robert Louis Stevenson, une nouvelle noire et envoûtante où un prince et son compagnon découvrent un club secret à Londres.
Dangereuse mission...A Schaerbeek, un faubourg de Bruxelles, au théâtre où il travaille, Pierre Chave reçoit la visite d'Arthur Baron. Tous deux font partie d'un groupe anarchiste parisien qui dévie vers l'action directe depuis qu'un certain K... y a pris de l'influence.Adapté à la télévision par Yves Boisset, en 1989, avec Philippe Léotard (Pierre Chave), Jean-Pierre Bisson (Arthur Baron), Claire Nadeau (Christine), Simon de La Brosse (Patrick), Jean-Luc Bideau.Simenon en numérique : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très "noirs' Romans durs