Sorel
Sorel
Un voyage par le train, un matin de printemps. Un retour automnal en autocar dans le soir tombant. Une promenade à pied sur un sentier de montagne. La découverte d'une maison en ruines dans un pré solitaire. Des étés au bord de la Méditerranée. Tous ces thèmes sont repris en variations dont les résonances secrètes évoquent ce que Marguerite Yourcenar nommait « le goût passionné de la vie et l'interrogation amère sur la vie ». Un livre délicieusement kaléidoscopique où la peinture précise des êtres et des choses ainsi que l'acuité des regards intérieurs se conjuguent au rythme délicat d'une écriture sensible et colorée.
Une nuit en pleine mer, un grand navire à voiles, le Typhaon, recueille in extremis Eleonore Bridgers, naufragée à la dérive sur un canot. Hantée par ce qu'elle vient de vivre, la jeune femme reprend des forces, intriguée néanmoins par l'atmosphère qui règne à bord. Pourquoi l'équipage l'évite-t-il avec autant d'empressement ? Qui sont le gardien des algues et ses fantastiques créatures marines, que le Typhaon combat avec autant d'énergie dans la mer des Sargasses ? Pourquoi aucun matelot n'est-il jamais autorisé à rester à terre ? Et comment expliquer que le navire semble se précipiter au devant des tempêtes ? Le lieutenant Vernon Milburn, le seul à avoir témoigné de l'intérêt à Eleonore, entreprend de lui raconter la véritable histoire du Typhaon...