Rose-Marie Lagrave
Rose-Marie Lagrave
Bret Easton Ellis, icône sulfureuse et écrivain rock star, a marqué la littérature par son audace et ses provocations.
Après , la nouvelle enquête autobiographique de Rose-Marie Lagrave.
Dans cet ouvrage, Rose-Marie Lagrave retrace en sociologue et féministe son parcours de fille de famille nombreuse, enracinée en milieu rural, que rien ne prédestinait à s'asseoir sur les bancs de la Sorbonne puis à devenir directrice d'études à l'EHESS : une migration sociale faite de multiples aléas et bifurcations, où dominations de classe et de genre s'entremêlent.Mobilisant un vaste corpus théorique et littéraire, l'autrice ouvre sa malle à archives et la boîte à souvenirs. De ses expériences de boursière à ses engagements au MLF et sa pratique du métier de sociologue, sans oublier les membres de sa famille, elle exhume et interroge les traces des événements et rencontres qui l'ont construite, remettant en cause les récits dominants sur la méritocratie, le mythe d'un " ascenseur social " décollant par la grâce de talents exceptionnels et les stéréotypes sur les transfuges de classe. Parvenue à l'heure des bilans, elle questionne avec la même ténacité la vieillesse et la mort.Contre les injonctions à " réussir " et à " rester soi ", cette enquête autobiographique invite à imaginer de nouvelles formes d'émancipation par la socioanalyse : se ressaisir, c'est acquérir un pouvoir d'agir permettant de critiquer les hiérarchies sociales et de les transgresser.Prix de l'Écrit social 2021
Les conséquences de l'effondrement des régimes communistes dans les pays de l'Europe centrale n'ont pas encore été examinées sur le plan des savoirs, en particulier celui des sciences sociales. Celles-ci ont été à la fois le creuset de l'héroïsme hérétique des dissidents historiques, et de la lâche soumission à la pensée totalitaire. Face sombre de l'ombre et intelligence lucide font la nouvelle matière des recompositions et des reconversions à l'oeuvre depuis la chute du mur de Berlin. Les savoirs ont-ils perdu leur âme et leur devoir critique face à un socialisme qui se voulait scientifique ? Sont-ils désormais dans un rapport de fascination à l'égard des théories occidentales ? Portant sur un moment rare de mutation intellectuelle, ce livre n'entend pas donner de réponses définitives à ces questions. Il les déploie au contraire en les incarnant dans des portraits, des projets, des fragments de vie quotidienne qui restituent l'atmosphè
Les relations des sociétés des pays de l'Est avec leur passé communiste ne sont pas totalement apaisées. Historiens, sociologues, politistes de la nouvelle génération de chercheurs issus de ces pays mettent au jour les astucieux bricolages des gens ordinaires pour contourner les contraintes sociales du communisme, mais aussi l'impuissance des institutions face aux contradictions du régime totalitaire . Il s'agit de saisir comment la dissémination du pouvoir dans les institutions, dans des corps et des esprits dressés à l'obéissance, a laissé une place à des logiques fragmentaires d'improvisation et d'ajustements, et à une culture de la débrouillardise. Dès lors, on peut se demander si l'effondrement du communisme ne commence pas dès son avènement, avec le travail de sape accompli par des instances ou des individus politiquement soumis mais socialement subversifs. Cet ouvrage renouvelle en profondeur les façons de saisir l' histoire sociale et politique du communisme.