Rogé
Rogé
Finir, ne pas finir... le point final, le mot de la fin, comment et pourquoi faire une fin ? En ce lieu stratégique tout écrit met en jeu à la fois sa cohérence, son rapport au monde et sa lecture. Programmée ou non, assumée ou déniée, la fin est inéluctable, et la rhétorique en a fixé depuis toujours les protocoles et les topoï. Pourtant, chaque texte doit inventer sa fin, c'est-à-dire simultanément la construire et la déjouer, sans parler de ceux qui, par nature, ne sauraient avoir de fin. L'étude des fins, comme celle des incipit, relève de la génétique autant que de la poétique et de la sociocritique. C'est en croisant ces trois approches qu'on explore ici cette problématique d'une écriture des fins, à partir des manuscrits et à travers quelques exemples majeurs empruntés à différents genres, de Balzac à Beckett, de Michelet à Ponge, de Flaubert à Zola et à Sartre.
For several months, Quebec illustrator Rogé prepared a series of portraits of Haitian children. Students of Camp Perrin wrote the accompanying poems, which create, with flowing consistency, Haiti, my Country. These teenaged poets use the Haitian landscape as their easel. The nature that envelops them is quite clearly their main subject. While misery often storms through Haiti in the form of earthquakes, cyclones, or floods, these young men and women see their surrounding nature as assurance for a joyful, confident future.