Robert Colonna D'Istria
Robert Colonna D'Istria
Dix jours avant sa mort, par le biais du prêtre corse qui lui tenait compagnie à Sainte-Hélène, Napoléon fait passer un pli scellé à la comtesse de Kilmannstegge, son admiratrice, son agent plus ou moins secret en Saxe et en Prusse. À la même personne, il avait déjà remis deux ans plus tôt une autre enveloppe scellée, tout aussi mystérieuse. Ces plis étaient destinés au roi de Bavière et au tsar. Que pouvaient-ils bien contenir ? Et s'il s'agissait du secret de Napoléon, du but ultime de sa politique et des actions gigantesques qui, pendant vingt ans, l'ont conduit aux quatre coins de l'Europe ? Aucun historien ne s'est jamais penché sur cette question. Robert Colonna d'Istria a décidé de partir en quête de cette énigme. Avec l'intuition que le secret de Napoléon résidait dans sa vie même et ses actions. Sans se départir jamais d'un regard critique, il s'est engagé, en Italie, en Égypte, en Autriche, en Allemagne, en Russie, en Belgique dans une traque qui confine à la quête métaphysique. Un récit de voyage mené tambour battant, au rythme de l'épopée impériale.
Plongez dans une analyse historique sans concession de la Corse au XXe siècle, où Robert Colonna d’Istria décrypte les tensions, les espoirs et les contradictions d’une île en quête d’identité.
La Corse a donné à la France un nom commun, le maquis. Le couvert végétal de l'île est devenu le symbole universel de la résistance aux occupations et aux tyrannies. Au coeur de l'Europe, au milieu de la Méditerranée, la Corse a longtemps subi son histoire, réduite à une suite ininterrompue de tentatives de conquête et d'invasions étrangères. Les habitants y ont alors acquis une solide expérience dans la résistance. Depuis les origines jusqu'à nos jours, Robert Colonna d'Istria brosse le récit de leur tumultueuse histoire. On y retrouve des grands hommes, réels ou légendaires : Giudice de Cinarca, Vincentello d'Istria, Sampiero Corso, Pascal Paoli, Napoléon Bonaparte... Mais sont aussi là tous ceux, moins illustres, qui furent phéniciens, étrusques, grecs, romains, sarrasins, pisans, génois, aragonais, anglais, français, et qui réussirent l'exploit, à travers les tourments de l'histoire, de savoir avant tout rester eux-mêmes.
Les femmes corses, une présente discrète mais hautement prégnante.
J. a passé toutes ses vacances d'enfance dans une île. À la mort de sa mère, alors que la bâtisse revient à son frère, elle décide de ne pas se battre et de faire construire sur cette île SA maison. Modeste mais à son goût, ouverte aux siens comme aux enfants des autres, elle veut réinventer un ancrage, des souvenirs, un refuge sûr et tranquille sur la falaise toute proche du phare. Mais quand il s'agit de travaux rien n'est simple en ces lieux comme ailleurs. Alors pourquoi se mettre dans de telles situations ? Que symbolisent les maisons ? Quels sont ces attachements, ces fausses filiations, ces véritables entraves qui nous comblent de joies et nous donnent des sueurs froides ? Ce livre est celui de nos bonheurs inventés, reconstruits, envolés. Celui de nos désirs d'étés.
Les figures de proue de la Corse.L'histoire de la Corse est inséparable de l'histoire de ses enfants illustres. Un fait bien souvent occulté, tant on a tendance à en limiter le récit au strict territoire de l'île. Ce livre veut réparer cette injustice en racontant le destin brillant des Corses qui se sont illustrés dans l'histoire. Il montre en particulier ce qu'ils ont accomplit au nom de la France. L'exercice est gratifiant tant pour l'île que pour ses habitants, tant ceux-ci ont été nombreux à faire preuve d'imagination, de savoir-faire pour se glisser dans tous les domaines aux plus hautes places, souvent aux quatre coins du monde. Près de deux cents personnes sont mentionnées, représentatives des différentes catégories d'insulaires et des différentes époques de l'histoire, médiévale, moderne et contemporaine. Citons en quelques-unes : Pascal Paoli, Charles-André Pozzo di Borgo, Fred Scamaroni, ce très grand résistant, Francis Carco, Paul Valéry. Sans oublier évidemment Napoléon. Leurs portraits mettent en lumière les étapes de l'histoire de l'Europe et racontent la Corse elle-même et la singularité des moeurs de ses habitants.
Un monarque tout-puissant, un palais somptueux et son harem, des mariages et des répudiations, une jeune juive qui garde le secret sur son identité, des banquets et des festins, des confusions entre personnages et situations jusqu'au coup de théâtre final... Tel se présente le Livre d'Esther, à l'origine de la célébration de Pourim, instituée par l'héroïne de l'histoire pour commémorer le salut du peuple juif et devenue une joyeuse fête où l'on autorise excès et transgressions... Toujours vivant dans les récits et les mémoires, le texte librement découpé et représenté, mis en scène et en images, circule entre scènes publiques et scènes privées et s'actualise dans les rites. Claudine Vassas par une approche ethnographique ouverte explore, dans sa profondeur historique, les facettes de cette célébration sans quitter la parole vive des femmes dont elle fait aussi entendre les voix dans un essai attentif et sensible à leurs multiples échos.
A quoi sert le baccalauréat ? A-t-il encore un sens ? Pour répondre aux questions au coeur du débat public, Robert Colonna d'Istria retrace 200 ans d'histoire du plus symbolique des diplômes français et qui sert de repère dans notre société. Un ouvrage vivant, rigoureux et on ne peut plus d'actualité ! Créé en 1808 par Napoléon, le baccalauréat a traversé tous les régimes politiques, s'est adapté à chacune des transformations de la société, aux divers changements culturels et démographiques, et continue de servir de repère dans la société française. La première promotion de bacheliers comptait 32 lauréats. Ils sont aujourd'hui 500 000, garçons et filles, à être titulaires d'un bac général, technologique ou professionnel. Au XIXe siècle, le baccalauréat, qui n'était obtenu que par une infime partie des Français, était un " brevet de bourgeoisie ", garantissant l'accès à de confortables conditions de vie. Au XXe siècle, il a été l'un des vecteurs de la démocratisation de la société. Actuellement au coeur d'un grand débat, le baccalauréat est-il complètement dévalué? A-t-il encore un sens ? Faut-il le conserver ou le supprimer ? En quoi pourrait consister une réforme du diplôme et que penser de celle avancée actuellement par Jean-Michel Blanquer ? Comment envisager le bac de demain ? La Grande Histoire du baccalauréat est un livre vivant composé de la somme des histoires de tous ceux, candidats, lauréats, enseignants, recteurs, ministres, surveillants, qui, depuis plus de deux cents ans, participent à la notoriété, à la valeur symbolique et au bon fonctionnement de ce diplôme. Il est enfin le fruit d'un engagement pour rendre au baccalauréat la place et le prix qu'il a su s'acquérir et qu'il est peut-être en train de perdre.
L'oeuvre de Georges Bernanos est une source intarissable d'espérance. Sa vie, dans le chaos et les errements de son siècle - le nôtre -, a été un témoignage d'une rectitude morale, d'une clairvoyance et d'un courage qui forcent l'admiration. « Il suffit, écrivait Philippe Soupault, d'un seul être aussi exceptionnel, aussi profondément sincère que Georges Bernanos pour ne pas désespérer. » Son oeuvre, par un phénomène singulier, qui est le signe de sa qualité, se rapproche de nous : c'est pour nous que Bernanos a écrit, pour aujourd'hui et pour demain... « Il fut le plus grand romancier de son temps », affirmait André Malraux : c'est dire qu'il est le plus grand romancier de notre temps. Quant à l'oeuvre du polémiste, écrite en réaction à quelques-uns des événements du XXe siècle, les guerres mondiales, la montée des fascismes, la bombe atomique ou la naissance de la société de consommation, elle surprend par sa justesse et sa modernité. C'est la vie et l'oeuvre de Georges Bernanos, ses engagements, ses idéaux, sa foi, ses colères, son inépuisable générosité qui sont la matière de ce livre. Il est une invitation à découvrir, à connaître, à lire ou à relire celui en qui Albert Camus saluait « un écrivain de race qui mérite le respect et la gratitude de tous les hommes libres ».
La première trace écrite de la famille Colonna remonte à l'an 816. 1200 ans de solitude raconte cette famille, sur la très longue distance, et à travers elle, l'histoire de toute la Corse. Un nouveau Terre Humaine consacrée à une des régions françaises qui possède la plus forte identité.Du temps des mythes au IXe siècle aux Compagnons de la Libération, en passant par les chevaliers médiévaux, les révolutionnaires, les corsaires et les aventuriers dans les colonies, le projet de 1200 ans de solitude est de raconter l'histoire d'une famille, sur la très longue distance. De rappeler les faits, les personnages, ceux qu'on connaît et ceux qu'on a oubliés, de tenter de reconstituer la vie quotidienne, les joies et les peines des uns et des autres, de comprendre ce qui n'est plus, d'essayer de trouver ce qui demeure. Et à travers l'histoire de cette famille, de relire l'histoire du monde. En récompense de ses services, un excellent chevalier, Ugo Colonna, aurait reçu de Charlemagne la Corse en fief. Peu importe l'authenticité des faits qui fondent cette origine ; la légende est indissolublement liée à l'histoire de cette famille. Au fil des âges, les Colonna vont tenter de s'illustrer, s'efforçant chacun de prendre le meilleur de son époque : une ribambelle de seigneurs au Moyen-âge puis deux vice-rois de Corse, aux siècles suivants des gentilshommes et hobereaux. A l'époque contemporaine, on trouve une foule de gens honorables, convenablement ambitieux, qui, vaille que vaille, essayent de prendre leur place dans le train du monde. Avec, depuis deux cents ans, quelques personnages saillants : un évêque, des collections d'officiers, magistrats, artistes, médecins, avocats, et notamment deux compagnons de la Libération. A travers l'histoire de la famille Colonna, c'est toute celle de la Corse et des Corses qui nous est contée ici.
Cet ouvrage n'est pas un essai, pas un roman, pas unepièce de théâtre. Il n'a rien à voir avec de la poésie, n'est pas un dictionnaire,pas une encyclopédie. Il ne s'apparente à aucun genre connu.Concept hors-norme, objet littéraire non identifié(OLNI) autoproclamé et vérifié, ce Testament du bonheur se penche sur lathématique de la création et joue avec le registre de la satire. Après une miseen bouche qui assure de son sens de la dérision, il plonge le lecteur à ladécouverte d'une cinquantaine de chroniques fictives permettant d'aborderthèmes, genres, sujets, styles, écrivains qui n'ont de limite que l'imaginationdébordante de l'auteur... Sa prouesse ? Parvenir à faire regretter que ces livres n'existentpas.Mais, tour de force supplémentaire, ce sont les lecteurs in fine quiprennent la main, et peuvent voter pour celui de ces cinquante-deux ouvragesqu'ils aimeraient voir publier. Robert Colonna d'Istria est à leur disposition...Robert Colonna d'Istria est l'auteur de nombreuxouvrages historiques (Histoire de laCorse, Mémoires de Napoléon...), littéraires (Bernanos, Bosco), derécits de voyage (Hexagone Trotter), d'essais (Ils sont fous cesCorses...), ou bien d'enquêtes, État. Le grand naufrage ou Le Sénat: enquête sur les super-privilégiés de la République (Le Rocher).
Plongez dans Les Highlanders (Tome 2) - La rédemption du Berserker et découvrez l’histoire envoûtante de Jillian et Grimm, un guerrier légendaire aux pouvoirs surhumains.
Déçu par la vie et par la République de France, René Pascale-Sylvestre, ancien chauffeur de préfet puis de sous-préfet, pour l'heure chauffeur routier, décide de changer de vie et de nom. Son épouse (Thérèse) et lui se séparent. Il s'appellera dorénavant Mek-Ouyes. Il arrête son camion sur une aire d'autoroute (l'aire de la bouscaille) ; il s'empare de son chargement, extrêmement sensible de tricoruzène défoliant ; il fonde, sur cette aire, la République de Mek-Ouyes. Le monde entier s'intéresse à la République de Mek-Ouyes. Des individus soutiennent solidairement Mek-Ouyes dans sa décision. On lui apporte du vin et des vivres. Le Lesotho et les États-Unis reconnaissent la République de Mek-Ouyes et envoient des ambassadeurs. Bien d'autres États suivent leur exemple. Un véritable village diplomatique se crèe à côté de la République de Mek-Ouyes, avec tout ce qu'il faut, y compris un bordel qui est tenu par Thérèse elle-même... Pendant ce temps, Alexandre, vieil ami et confrère de Mek-Ouyes, convoie, pour des raisons humanitaires, 500 pioches au Rubamgué (Afrique) et se retrouve au coeur d'une guerre civile. Pendant ce temps, Abdel fait des pieds et des mains pour devenir citoyen de la République de Mek-Ouyes. Pendant ce temps, Mek-Ouyes fait la connaissance, intra muros, d'un sanglier philosophe. Comment va réagir la République de France? Que vont tramer les puissances occultes qui s'intéressent au tricoruzène défoliant, pensant qu'il représente une source d'énergie ou de dissuasion militaire importantes?
La mégalomanie et les caprices des élus, les sièges d'administration pharaoniques, les politiques de communication ruineuses : c'est la partie visible de la gabegie des vingt-six conseils régionaux. Chaque année, 10 pour cent de leur budget, soit presque 3 milliards d'euros, sortent pour rien de la poche du contribuable. En examinant les grands postes de dépense de ces conseils (transports ferroviaires, entretien des lycées et formation professionnelle), les auteurs ont voulu savoir, à l'heure des élections régionales de mars 2010, si les habitants de ces régions en avaient pour leur argent. Diagnostic : le gaspillage est colossal, qu'il s'agisse par exemple du ramassage des ordures ménagères, de la réalisation de tramways les plus chers du monde - au détriment des réseaux de métro en souffrance - ou de la mise en circulation de nombre de TER qui pourraient être remplacés à bien meilleur cout par des autobus fréquents et rapides. La cause principale de ce grand " gaspi " ? L'organisation actuelle des institutions qui, entre " mille-feuille " administratif et esprit jacobin, est à l'origine de déperditions considérables.
Le 5 mai 2001, à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Chevènement interpellait vigoureusement les députés lors du débat sur le projet de loi relatif à la Corse. En désaccord avec le gouvernement Jospin sur l'évolution des tractations, il avait démissionné en septembre 2000. L'ouvrage reproduit son discours, remarquable morceau de bravoure politique qui détone dans le consensuel climat de renoncement actuel selon lui, les accords de Matignon constituent un bricolage institutionnel qui non seulement entraînera la République " dans un engrenage mortel ", destiné à " satisfaire les exigences indépendantistes ", mais aussi livrera la Corse à des intérêts peu transparents. Car il est encore temps de mettre un terme à une trop longue dérive de la Corse et à l'abdication de l'État français devant les problèmes récurrents de l'île. Robert Colonna fustige l'attitude de celui-ci, qui les considère avec fatalité et imagine comme remèdes milliards de francs débloqués et pouvoirs délégués. Un autre traitement est possible. Jean-Pierre Chevènement a été ministre de l'intérieur de 1997 à2000. Robert Colonna d'Istria est historien. ii est notamment l'auteur d'une Histoire de la Corse.